‹ La Sainte Bible (volume 4)Chapitre 255 sur 559 · Eraste : est-ce celui de Rom. xvi · texte numérisé non relu

Eraste : est-ce celui de Rom. xvi

— Trophime; voy. Acl. xx, 4; xxi, 29.

21. Eubule, inconnu. — Pudens, probablement le senateur romain pere des deux jeunes martyres Praxede et Pudentienne. — Linus, le successeur de S. Pierre. — Claudia, peut-etre la femme de Pudens.

EPIST. B. PAULI AP. AD TIMOTH. II\ Cap. IV,

Festina ad me venire cito. 9. Demas enim me reliquit, diligens hoc ssculum, et abiit Thessalonicam :

10. Crescens in Galatiam, Titus in Dalmatiam. 1 1. "Lucas est mecum solus. Marcum assume, et adduc tecum : est enim mihi utilis in ministerium. 12. Tychicum autem misi Ephesum. 13. Penulam, quam reliqui Troade apud Carpum, veniens affer tecum, et libros,maxime autem membranas. 14. Alexander asrarius multa mala mihi ostendit : reddet illi Dominus secundum opera ejus :

1 5. Quern et tu devita : valde enim restitit verbis nostris.

16. In prima mea defensione nemo mihi affuit, sed omnes me de-

reliquerunt : non illis imputetur.

17. Dominus autem mihi adstitit, et confortavit me, ut per me praedicatio impleatur,et audiant omnes gentes : et liberatus sum de ore Leonis.

18. Liberavit me Dominus ab omni opere malo : et salvum faciet in regnum suum coeleste, cui gloria in sascula sasculorum. Amen.

1 9. Saluta Priscam, et Aquilam, et *Onesiphori domum. 20. Erastus remansit Corinthi. Trophimum autem reliqui infirmum Mileti. 21. Festina ante hiemem venire. Salutant te Eubulus, et Pudens, et Linus, et Claudia, et fratres omnes.

22. Dominus Jesus Christus cum spiritu tuo. Gratia vobiscum. Amen.

'Supr. 1,16.

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IntrDbuctian.

TITE n'est pas nomme dans les Actes des Apotres ; S. Paul parle de lui pour la premiere fois dans la lettre aux Galates (ii, 1 sv.), comme d'un personnage connu de differentes Eglises. II etait pai'en d'origine, probablement d'Antioche de Syrie, ou l'Apotre parait l'avoir converti a la foi. Des lors ce dernier le prit en affection et l'employa dans des circonstances importantes (II Cor. ii, 13; vii, 6-16; viii,6, 16-24; ix, 3-5; xii, 18; II Tim. iv, 10). Ayant fonde avec son concours une Eglise dans l'ile de Crete (1, 5), il lui confia le soin, apres l'avoir ordonne eveque, de continue!' et d'or-

ganiser l'ceuvre commencee. La presente epitre a pour but de lui donner des instructions a ce sujet.

A quelle epoque de la vie de saint Paul faut-il rapporter sa predication dans l'ile de Crete? Toute indication positive faisant defaut, nous ne pouvons repondre a cette question que par des conjectures. La plus naturelle est celle qui place levangelisation de la Crete entre les deux captivites de l'Apotre a Rome. L'epitre a Tite, qui a du la suivre de pres, serait done de l'an 64 ou 65. Sa parente etroite avec les deux lettres a Timothee donne a cette date une Grande vraiscmblance.

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Preambule [Ch. I, 1—4].

Adresse et salutation.

Chap. I. (SVt^S^I • ^ u ' > serviteur de Dieu

ct apotre de Jesus-( hrist

pour la foi des elus de

Dieu et la connaissance

de la verite qui est selon

la piete, 2dans l'esperance de la vie

eternellc, promise des les plus an-

ciens temps par lc Dieu qui ne mcnt

point, 3et qui a manifeste sa parole en son temps par la predication qui m'a etc confiee d'apres l'ordre de Dieu notre Sauveur, — 4a Tite, mon veritable enfant en la foi qui nous est commune : la grace et la paix de la part de Dieu le Pere et du Christ Jesus notre Sauveur.

CORPS DE LA LETTRE [Ch. I, 5 -II- n].

INSTRUCTIONS CONCERNANT [.'ORGANISATION DE L'EGLISE DE CRETE ET LA DIRECTION A LUI IMPRIMER.

i° — chat. I, 5 — 16. — Instructions concernant cettc Eglise dans son ensemble. Lc choix des evequcs [vers. 5 — 9]. Leur devoir de defendre l'Eglise de Crete contre certains docteurs judaisants [10 — 16].

Chap. 1. s ijggpjgfl E t'ai laisse en Crete afin que porte a un gain sordide; 8mais qu'il

soit hospitalier, aimant a faire du bien, de sens rassis, juste, saint, temperant, 9 attache a la vraie parole, telle quelle a ete enseignee, afin d'etre capable d'exhorter selon la saine docctrine et de confondre les contradicteurs.

10Car il y a, surtout parmi les circoncis, bien des gens insubordonnes, vains discoureurs et sedurJteurs des times, "a qui il faut fermer la bouche. lis bouleversent des families entieres,

sra^Taj^ E t'ai laisse en Crete afin que tu acheves de tout organiser, et que, selon les instructions que je t'ai donnees, tu etablisses des Anciens dans chaque ville. 6Oue ce soient des hommes d'une reputation intafte, maris d'une seule femme, ayant des enfants fideles,qui ne soient ni accuses de vie dissolue ni insubordonnes. /'Car il faut que l'eveque soit irreprochable, comme un econome de Dieu; qu'il ne soit ni arrogant, ni colere, ni adonne au vin, ni violent, ni

1.. Pour la foi : l'objet de l'Apostolat de Paul, ce a quoi il se rapporte, e'est la foi... et la co7inaissance de la vcritc, de I'Evan-

gile, non cette pretendue verite prcchee par les faux docleurs, laquelle, consistant en speculations subtiles, est sans rapport avec la piete, sans influence sur elle.

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-r*- CAPUT I. — ♦—

Facta in salutatione mentione spei vita? asternae quae jam manifestata est, ostendit quales debeat ordinate Presbyteros ac Episcopos : et de quibusdam qui ob varia vitia dure sunt increpandi : mundis omnia munda : quidam faclo Deum negant.

AULUS servus Dei, Apostolus autem Jesu Christi secundum fidem electorum Dei, et agnitionem veritatis,quas secundum pietatem est 2. in spem vitas asternas, quam promisit qui non mentitur, Deus, ante tempora saecularia : 3. manifestavit autem temporibus suis verbum suum in prasdicatione, quae credita est mihi secundum praeceptum Salvatoris nostri Dei : 4. Tito dilecto filio secundum communem fidem, gratia, et pax a Deo Patre, et Christo Jesu Salvatore nostro.

5. Hujus rei gratia reliqui te Cretae, ut ea, quas desunt, corrigas, et constituas percivitates Presbyteros, sicut et ego disposui tibi. 6. "Si quis sine crimine est, unius uxoris vir, filios habens fideles, non in accusatione luxuriae, aut non subditos.

7 .Oportet enim Episcopum sine crimine esse, sicut Dei dispensatorem :

non superbum, non iracundum, non vinolentum, non percussorem, non turpis lucri cupidum : 8. sed hospitalem, benignum, sobrium, justum, sanctum, continentem, 9. amplectentem eum, qui secundum doctrinam est, fidelem sermonem :

ut potens sit exhortari in doctrina sana, te eos, qui contradicunt, arguere.

10. Sunt enim multi etiam inobedientes, vaniloqui, et seductores :

maxime qui de circumcisione sunt :

11. quos oportet redargui : qui universas domos subvertunt, docentes quas non oportet, turpis lucri gratia.

Tim. 3,2.

2. Stir Vespirance se rapporte aussi a Apoirc : l'espe'rance de la vie eternelle est comme la base sur laquelle repose son apostolat. Yu\g.,pottr Tesperance, etc. : but de son apostolat. — Les plus anciens temps, les temps de l'ancienne alliance et les patriarches (comp. Luc, i, 70; Ron. i, 2). D'autres -.promise (dans ses decrets, decretee, predestine'e) avant les temps que mesurcnt les siecles, de toute eternitd. Comp. ii, Tim. i,Q; Eph. i, 4.

3. Manifeste sa parole, la verite" devenue l'Evangile : comp. Col. i, 26. — En son temps : comp. Gal. iv, 4; Eph. i, 10.

4. Enfant veritable ou legitime, dont la filiation spii ituelle est demontree par son attachement a la pure doctrine de Paul. Vulg. bien-aimc.

5. Des anciens, prelres et dveques. Le nom leur etait encore commun bien que les pou-

voirs propres a. chaque ordre fussent differents. Voy. Phil, i, 1 ; I Tim. iii, 2. Dans les communautes juives, des anciens rendaient la justice et presidaient les synagogues.

6. Reputation intacle (I Tim. iii, 7). — D'une settle femme, dans le sens de I Tim. iii, 2. -- Ayant des enfants, s'il en a,pidelcs, Chretiens.

7. IJeveque, l'ancien, le chef de la comnutnaute, qu'il soit eveque proprement dit, ou simple pretre. — Econome, administrates de la maison de Dieu, de la communaute' chretienne.

9. La parole, la doctrine chretienne, vraie, digne de foi. — Enseignde par J.-C. et les Apotres.

10. Parmi les circoncis, les Chretiens sortis du judaisme, les Juifs etaient nombreux en Crete.

278 EPITRE DE S. PAUL A TITE. Chap. I, 12—16; II, 1— 14.

enseignant, pour un vil interet, ce qu'on ne doit pas enseigner. i2Un de lcurs compatriotes, un prophete a cux, a dit : " Cretois toujours menteurs, mechantes betes, ventres paresseux." J3Ce temoignage est vrai. C'est pourquoi reprcnds-les severcment, afin qu'ils aient une foi saine, T4et qu'ils ne preterit pas l'oreillc a des fables judaiques et a des commande-

ments d'hommes qui se detournent de la verite. z5Tout est pur pour ceux qui sont purs; mais pour ceux qui sont souilles et incredules rien n'est pur; au contraire, leur esprit est souille, ainsi que leur conscience. l6Ils font profession de connaitre Dieu, et ils le rcnicnt par leurs a6t.es ; ils sont abominables, rebellcs et incapables de toute bonne ceuvre.

2o — chap. II.- — Conduite a exiger des differentes classes de la communaute : des hommes ages [vers. 1 — 2]; des femmes agees [3 — 5]; des jeunes gens [6 — 8]; des esclaves [9 — 10]. La grace de Dieu manifested dans le Christ, motif de vie parfaite [11 — 15].

Chap. II BraS^Our toi, preche cc qui est conforme a la saine doctrine.

2 Que les vieillards soicnt sobres, graves, circonspects, sains dans la foi, dans la charite, dans la patience. 3Cjuc les femmes agees fassent paraitre une saintc modestie dans leur tenue ; qu'clles ne soient ni medisantes, ni sujettes aux execs du vin; mais qu'clles soicnt sages conscillercs, 4apprenant aux jeunes femmes a aimer leurs maris et leurs enfants ; 5a etre retenues, chastes, occupies aux soins domestiqucs, bonnes, soumises chacunc a son mari, afin que la parole de Dieu ne soit point blasphemee.

6 Exhorte de meme les jeunes gens a etre sages, ~te montrant tci-meme a tous egards un modele de bonnes oeuvres, mettant dans ton enscignement de la purete, de la gravite, 8une parole saine et irreprochable, afin que l'adversaire soit confus, n'ayant aucun mal

a dire de nous. 9 Aux esclaves, tu recommanderas d'etre soumis a leurs maitres, de leur complaire en toutcs choses, de ne pas les contredire, I0de ne rien detourner, mais de montrer toujours une fidelite parfaite, afin de faire honneur en toutes choses a la doctrine de Dieu, notre Sauveur.

11 Car la grace de Dieu, source de salut pour tous les hommes, s'est manifestee; I2elle nous enseigne a renoncer a l'impiete et aux convoitises mondaines, et a vivre dans le siecle present avec sagesse, justice et piete, *3en attendant la bienheureuse esperance et l'apparition glorieuse de notre grand Dieu et Sauveur Jesus- Christ, T4qui s'est donne lui-meme pour nous, afin de nous racheter de toute iniquite et de se faire, en nous purifiant, un peuple qui lui appartienne, et qui soit zele pour les bonnes ceuvres.

12. Un de lcurs compatriotes, un Cretois, leur pro pre prophete : Paul parle dans le sens des paiens. II s'agit du poete et philosophe Epimenide (vie siecle avant J.-C), auquel on attribue aussi des oracles. Voici le vers cite par l'Apotre : KpTJxes Set i}/eu<rra'.,

14. Fables : voy. I Tim. i, 4. — Commandemetits, prescriptions judaiques relatives aux aliments et aux purifications (Col.

ii, 16 s\\ Comp. Matth. xv, 2; Marc, vii, 2.

15. Tout est pur : toutes les creatures etant bonnes (I Tim. iv, 4), rien d'exterieur ne saurait, en soi et par sa propre

vertu, souiller celui dont l'interieur est pur.

— Rien ?f est pur : parce que dans Pusage des aliments, indifterents par eux-memes, ils agissent avec une intention perverse et une conscience mauvaise. S. Paul nedit pas que tous les acles soient pe'clie.

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