A la Loi : comp. i, 14; 1 Tim. i
10. Oui fomcnte des divisions, litt. Vhnrtique, inais ce mot avait alors une signification un peu differente de celle que nous lui donnons aujourd'hui; il designait, non seulement celui qui repandait des doctrines erronees, mais encore celui qui mettait la division dans l'Eglise. Comp. le mot hMsie I Cor. xi, 19; Gal. v, 20.
11. Se condamnant lui-mime, s'excluant lui-meme de la communion de l'Eglise.
12. Artcmas, inconnu. — Tychique : voy. Eph. vi, 21. Nicopolis, soit de Cilicie; mais
cette opinion parait peu probable : l'Apotre aurait plutot passe l'niver a. Antioche; — soit de Macedoine : c'est l'opinion de plusieurs; soit peut-etre Nicopolis d'Epire, cite alors tres florissante, situee sur la grande route d' A chafe en Italic
13. Zenas, juif converti, a qui sa science de la loi avait valu le titre de dofteur ou de
jurisconsulte, et A folios (I Cor. i, 12) se trouvaient aupres de Paul, a la veille d'entreprendre un voyage qui devait les amener d'abord dans Die de Crete. Peut-etre etaientils porteurs de notre epitre. — Pourvoir an voyage; Vulg., d 'envoy er en avantj partout ailleurs elle traduit autrement le mot grec {Rom. xv, 24, al.)
14. Que nos Chretiens de Crete prennent part a cette bonne ceuvre, en venant en aide a ces deux voyageurs.
1 5. Salue les Cretois qui, sans me connaitre, m'aiment a titre de frere dans la foi. — Que la grace; la Vulg. ajoute, de Diett.
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Inttnintcticm,
PHILEMON, riche habitant de Colosses, (vers. 7. Col. iv, 9-17), et ami de S. Paul, qui l'avait amene a la foi (vers. 19), etait un fervent chretien (vers. 2. 5-7), renomme pour sa charite envers ses freres. Un de ses esclaves, nomine Onesime, ayant pris la fuite pour se derober a un chatiment merite, eut le bonheur de rencontrer a Rome l'Apotre, alors prisonnier (an 61-63). Converti par S. Paul, il lui rendit beaucoup de services. Celui-ci l'eut volontiers garde aupres de lui; mais, craignant de blesser les droits de son maitre, il le renvoya a Colosses avec Tychique {Col.
iv, 7-9) et une lettre ecrite de sa main,
qui devait lui faire trouver aupres de Philemon un accueil favorable.
Nous n'avons ici que quelques lignes familieres, mais si pleines de grace, de delicatesse, d'affection serieuse et confiante, que cette courteepitre brille comme une perle de la plus exquise finesse dans le riche tresor du nouveau Testament. Elle n'est pas seulement une revelation du cceur de l'Apotre; elle nous montre, sur le fait, la puissante action de l'Evangile qui, regenerant les ames, et proclamant la fraternite universelle des hommes en Jesus-Christ, creait une societe nouvelle sans bouleverser les institutions sociales.
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i° Pr£ambule [vers, i — 7]. — 2° Corps de la lettre : la requete de Paul et motifs qui l'appuicnt [vers. 8 — 21]. — 30 Conclusion : communication personnelle; salutations diverses [22 — 25].
Aul, prisonnicr du Christ Jesus, et Timothee, son frere, a Philemon notre tres chcr ami et notre cooperateur, 2a Appia, notre sceur, a Archippe, notre compagnon d'armes, et a l'Eglise qui est dans ta maison: 3gracc et paix a vous de la part de Dieu notre Pere et du Seigneur Jesus- Christ!
1 Me souvenant sans cesse de toi dans mes prieres je rends grace a mon 1 )u u'; 5car j'apprends quelles sont ta charite et ta fidelity a 1'egard du Seigneur Jesus envers les saints. "Je lui demande que la generosite inspired par ta foi devienne efficace et se fasse connaitre par tout le bicn accompli parmi vous en vue du Christ.
7 En effet, ta charite m'a comhK' de joie et de consolation, parce que les coeurs des saints ont ete ranimes par toi, frere.
8C'est pourquoi,bicn que j'aie dans le Christ toute liberte de te prescrire ce qui est convenable, 9j'aime mieux, au nom de la charite, t'en supplier.
Tel que je suis, moi Paul, vieux, et de plus acluellement prisonnier de Jesus-Christ, I0je te prie done pour mon fils, que j'ai engendre dans les fers, pour Onesime, "qui autrefois ne t'a guere ete utile, mais qui maintenant Test vraiment, et a toi et a moi. 12 Je te le renvoie, lui, mes propres entrailles. x3je l'aurais volontiers retenu pres de moi, afin qu'il me servit a ta place dans les chaines de rEvangilc.
1 1 Mais je n'ai voulu rien faire sans ton assentiment, pour que ton bienfait ne paraisse pas force, mais qu'il vienne de ton plein gre. rSPeut-etre aussi Onesime n'a-t-il ete separe de toi pour un temps, qu'afin que tu le recouvres a jamais, l6non plus comme. un esclave, mais bien mieux qu'un esclave, comme un frere bien-aime, tout particulierement aime de moi,et combien plus de toi, aussi bien selon la chair que selon le Seigneur! *7 Si done tu me tiens comme etroitement uni a toi, accueillc-!e ainsi que moi-meme.
18 Et s'il t'a fait tort, s'il te doit quelque chose, passe-le a mon compte.
1. Appia, probablement la femme de Philemon. — Notre sceur. La Vulg. et plusieurs manuscrits ajoutent, tres chere. — Archippe: voy. Col. iv, 17. — L'Eglise : voy. Col. iv, 15.
'5. Fidelite. et non foi : comp. Matth. \xiii, 23; Rom. iii, 3; Gal. v, 12.
6. La generosite, dans le sens de liberalite, facilite a faire part de son bien. Tel semble etre le sens de Jtotvwvta ici comme Rom. xii, 13; II Cor. \iii, 4; ix, iy,Phil. i, 5; v, 14-15; Hebr. xiii, 16. — D'autres : Puisse F union que cette fidelite (ou cette foi) met entre nous, itre efficace pour te fai?-e reconnaitre tout bien qui est en nous en vue de
J.-C. — La Vulgate, lisant irxpjr^ au lieu de Evepy7j<; qui est la lecon des meilleurs manuscrits, et ev uu'v au lieu de sv t);j."iv, traduit : afin que ta bienfaisance, inspiree par la foi, ne reste pas cachde, mais eclate au.x yeux de tons, tous reconnaissant tant de bonnes ocuvres accomplies parmi vous en vue de Jesus-Christ.
7. En effet : Paul explique encore pourquoi il a dit : Je rends graces. — Ranimes, litt. apaises Comp. I Cor. xvi, 18; II Cor. vii, 13. Dans quelles circonstances et par quelles ceuvres speciales de charite? S. Paul ne l'explique pas.
Ggfetula Bcati Bauli Hpetalt
AD PHILEMONEM.
Philemoni, cujus caritatem ac fidem collaudat, Onesimum servum ipsius remittit; quern i 111 commendat, et ejus culpam in se recipit; indicans se cupere ipsum habere, ut sibi ministret in Evangelii praedicatione.
AULUS vinctus Christi Jesu, et Timotheus frater : Philemoni dilecto, et adjutori nostro, 2. et Appias sorori carissimae, et Archippo commilitoni nostro, et ecclesiae, quae in domo tua est. 3. Gratia vobis, et pax a Deo Patre nostro, et Domino Jesu Christo.
4. Gratias ago Deo meo, semper memoriam tui faciensin orationibus meis, 5. audiens caritatem tuam, et fidem, quam habes in Domino Jesu, et in omnes sanctos: 6. ut communicatio fidei tuae evidens fiat in agnitione omnis operis boni, quod est in vobis in Christo Jesu. 7. Gaudium enim magnum habui, et consolationem in caritate tua : quia visce-
ra sanctorum requieverunt per te, frater.
8. Propter quod multam fiduciam habens in Christo Jesu imperandi tibi quod ad rem pertinet : 9. propter caritatem magis obsecro, cum sis talis, ut Paulus senex, nunc autem et vinctus Jesu Christi : 10. obsecro te pro meo filio, quern genui in vinculis Onesimo, 1 1 . qui tibi aliquando inutilis fuit, nunc autem et mihi, et tibi utilis, 12. quern remisi tibi. Tu autem ilium, ut mea viscera, suscipe : 13. quern ego volueram mecum detinere, ut pro te mihi ministraret in vinculis Evangelii :
14. sine consilio autem tuo nihil volui facere, uti ne velut ex necessitate bonum tuum esset, sed voluntarium.
15. Forsitan enim ideo discessit ad horam a te, ut aeternum ilium reciperes : 16. jam non ut servum, sed pro servo carissimum fratrem, maxime mihi : quanto autem magis tibi et in carne, et in Domino? 17. Si ergo habes me socium, suscipe ilium sicut me : 18. si autem aliquid no-