EPIST. B. PAULI AP. AD PHILEMONEM
cuit tibi, aut debet : hoc mihi imputa. 1 9. Ego Paulus scripsi mea manu : ego reddam, ut non dicam tibi, quod et teipsum mihi debes :
20. ita frater. Ego te fruar in Domino: refice viscera mea in Domino.
21. Confidens in obedientia tua scripsi tibi : sciens quoniam et super id, quod dico, facies.
22. Simul autem et para mihi hospitium : nam spero per orationes vestras donari me vobis.
23. Salutat te Epaphras concaptivus meus in Christo Jesu 24. Marcus, Aristarchus, Demas, et Lucas, adjutores mei.
25. Gratia Domini nostri Jesu Christi cum spiritu vestro. Amen.
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Introbuctian.
CETTE epitre est un ecrit canonique,. compose sous Inspiration de l'Esprit-Saint etfaisant partie de la sainte Ecriture. Mais es telle l'oeuvre de S. Pau[? Ce dernier point n appartient pas a la foi.
D'apres Eusebe (Hist eccl. vi, 25), voici comment s'exprimaitau IIIesiecle, au sujet de l'epitre aux Hebreux, un ecrivain aussi renomme par l'etendue de l'erudition que par la finesse du sens critique, Origene : " Lestyle n'a pas la rudesse de celui de l'Apotre, et l'arrangement des mots, la syntaxe, est plus hellenique et plus reguliere, comme l'avouera quiconque est capable d'apprecier la difference des styles. Mais les pjensees sont egalement dignes d'admiration et ne different pas de celles qu'on rencontre dans les lettres de Paul : c'est ce que reconnaitra egalement quiconque est familier avec ses ecrits. Pour moi, si j'avais a exprimer mon sentiment, je dirais que les p ensees^sont de rAp^qtrejnais que le style et lelTplirases sont d'un autre, qui aurait conserve de memoire leVenseignements de Paul et les aurait rediges ensuite. Si done quelque Eglise tient cette epitre comme etant de Paul, il n'y a qu'a l'approuver; car ce ne peut etre sans raison que les anciens nous l'ont transmise comme son ceuvre. Mais quel est precisement celui qui l'a ecrite? Dieu seul le sait.
Parmi les renseignements que l'histoire nous a fournis, les uns veulent qu'elle ait ete redigee par Clement, qui fut eveque de Rome, les autres par Luc, qui ecrivit l'Evangile et les A6les. "
La question est encore aujourd'hui debattue, et resolue a peu pres de la meme maniere. Pour les enseignements quelle contient, l'epitre est de S. Paul ; mais c'est un de ses disci-
ples qui en a ete le redacJteur et qui lui a donne cette forme elegante et soignee que ne connaissent pas les lettres dictees par l'Apotre. Celui-ci, le travail acheve, y a ajoute de sa main les informations personnelles et les salutations qui la terminent (xiii, 18-25). Mais quel est ce disciple? Les Peres de 1' Eglise ont pense a S. Clement de Rome, a S. Luc, a S. Barnabe.
D'apres Clement cTAlexandrie (Eusebe, H. eccl. vi, 14, l'epitre ecrite en hebreu par S. Paul a ete traduite en grec par S. Luc. ^ypothese difficile a soutenir : la langue est trop pure, leTstyle trop elegant, les hebrai'smes trop rares,les citations trop constamment faites sur~Ies LXX, meme quand cette version s'ecarte le plus du texte des Massoretes, pour qu'il soit possible de penser a une traduction d'un original hebreu. Meme,dans l'une de ces citations (vii, 15-18), c'est le mot grec jtaQ/;/./) qui sert de base a l'argumentation et lui donne sa force, alors que l'hebreu Berith serait sans valeur. Plusieurs aulres. offrent^1-^ des paronomases elegantes et^xpressives qu'on ne s'explique bien que si l'auteur a pense et ecrit en grec (voy. i, 1 ; ii, 8, 10, 1 8 ; v, 8 ; x, 38, 39 ; xiii, 14). C'est aussi du grec que derivent immediatement les deux plus anciennesyersion,s de l'epitre, la syriaque et la latine, tandis qu'on ne trouve aucune trace d'un texte primitif hebreu.
Serait-il plus vrai, ainsi que le pensent plusieurs critiques recents, que l'epitre a ete non pas traduite, mais ecrite en grec, par l'auteur des A6les sous l'inspiration de l'Apotre?
On ne saurait nier qu'il y a entre les ecrits de .^LjAC-et l'epitre aux