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— *- CAPUT I. -*-
Tantum veteri testamento per Angelos dato novum per Christum datum praefertur, quantum Christus Angelis dignior est, quos origine, dominio, potentia et honore antecellit.
ULTIFARIAM, multisque modis olim Deus loquens patribus in prophetis: 2. novissime, diebus istis locutus est no-
bis in Filio, quern constituit heredem universorum, per quern fecit et sascula : 3. aqui cum sit splendor «sap. 7,26. gloriae, et figura substantias ejus, portansque omnia verbo virtutis suae, purgationem peccatorum faciens, sedet ad dexteram majestatis in excelsis : 4. tanto melior Angelis effectus, quanto differentius pras illis nomen hereditavit.
5. Cui enim dixit aliquando Angelorum : * Films meus es tu, ego *ps. 2, 7. hodie genui te? Et rursum : 'Ego ,2 Reg' 7
iv, 7; Ps. ii, 8). Etant Dieu, le Christ e'tait des le commencement Seigneur de toutes choses ; comme homme, il l'est devenu, et cela en accomplissant, comme Homme- Dieu, la seconde creatipji, c'est-a-dire en sauvant touTe~"cTeature (Matth. xxviii, 18; Phil, ii, 9 sv.). II a ainsi fonde un royaume qui s'accrott avec le nombre des fideles, jusqu'a ce que, Dieu ayant mis ses ennemis sous ses pieds, il revienne a la fin des temps prendre pleine possession de son heritageetinaugurer son regne glorieux (I Cor. xv, 25 sv.). — Cree le monde : comp. Jean, i, 3-10; I Cor. viii, 6; Col. i, 16.
3. Rayonnement, image re'flechie; ou bien reflet (comp. Sag. vii, 26), ces deux sens du mot grec conviennent egalement au Fils de Dieu; le premier exprime mieux l'identite de nature entre le Fils et le Pere. — De sa gloire; litt. de son eclat, de sa splendeur : lajumiere est le symbole biblique de l'infinie pe7Fection^eTTieu77Comme la lumiere~ne peuTexister sans son rayonnement, le Fils est done coeternel au Pere. — Etnpreinte de sa substance ou de son essence, de son ctre. Comme l'empreinte d'un sceau montre jusque dans les moindres details la nature du sceau qu'elle reproduit, ainsi J.-C. porte tous les traits de la nature du Pere, il en est la forme parfaite {Phil, ii, 6), et par consequent la revelation, la manifestation exterieure; " celui qui le voit, voit le Pere" (Jean,x\v,g). Le Fils est done consubstantiel au Pere. — Soutient, conserve, toutes choses ■par la fa-
role de sa puissance, par la parole qui appartient a sa puissance, que dit sa puissance en passant a l'acle : par un mot il a cree le monde (Ps. xxxiii [32], 9), par un mot il le conserve (Col. i, 18). D'autres, par sa parole puissante : hebraisme. — Apres avoir fait par le sacrifice de la croix : de bons manuscrits ajoutent, par lui meme, e'tant a la fois, pretre et viciime. — S'est assis, comme homme (Ps. ex [109], 1); comme Dieu, il " est dans le sein du Pere (yean, i, 18). " Par son sacrifice volontaire, J.-C. n'a pas seulement satisfait a la justice divine pour les peche's des hommes, il a aussi me"rite pour lui-meme, pour sa nature humaine, d'etre eleve au-dessus de toute__creature (Luc, xxiv 26; Phil, ii, 8, sv.).
4. Devenu, par l'union de la personne divine du Verbe avec la nature humaine, superieur en dignite", plus grand que les anges : leJjut de 1'epllre etant de montrer que tout ce que les Juifs veneraient le plus dans leur histoire et dans leurs institutions religieuses ne peut soutenir aucune comparaison avec J.-C. et son ceuvre, Pauteur devait mettre en relief la superiorite infinie du Sauveur sur les anges, par le ministere desquels Dieu s'etait plus d'une fois x€\€\€ aux peres. — // a he'rile, recu, en tant que Christ, des le premier moment de l'lncarnation, un nom, le nom de Fils (vers. 5), qu'il avait de toute etei nite comme Verbe engendre par le Pere.
5. Tu es mon fils, etc. Suivant quelques auteurs,meme catholiques, res paroles sont
EPITRE AUX HEBREUX. Chap. I, 7—14; II, 1, 2.
ges de Dieu l'adorent! " ?De plus, tandis qu'il est dit des anges : " Celui qui fait de ses anges des vents, et de ses serviteurs une flamme de feu, " 8il dit au Fils : "Ton trone, 6 Dieu, est eternel ; le sceptre de ta royaute est un sceptre de droiture.
9Tu as aime la justice et haT l'iniquite; c'est pourquoi, 6 Dieu, ton Dieu t'a oint d'une huiled'allegresseau-dessus de tous tes compagnons. " IOEt encore : " C'est toi, Seigneur, qui as au commencement fonde la terre, et les cieux sont l'ouvrage de tes mains; " ils
periront, mais tu demeures ; ils vieilliront tous comme un vetement ; I2comme un manteau tu les rouleras, et ils seront changes; mais toi, tu restes le meme, et tes annees ne s'epuiseront point. " *3Et auquel des anges a-t-il jamais dit : " Assieds-toi a ma droite, jusqu'a ce que je fasse de tes cnnemis l'escabeau des tes pieds?" x4Ne sont-ils pas tous des esprits au service de Dieu, envoyes comme serviteurs pour le bien de ceux qui doivent heriter le salut?
2° — CHAr. II, 1 — 18. — Exhortation a s'attacher avec fermete au salut de la nouvelle alliance. Si la parole des Anges exigeait l'obeissance, combien plus la parole de Jesus-Christ! [vers. 1 — 4]. Abaisse pendant sa vie terrestre un peu au-dessous des Anges, le Christ est maintenant couronne de gloire [5 — 9]. Pourquoi il convenait qu'il souffrit [10 — 18].
Chap. II. ipjggiil'Est pourquoi nous devons nous
attacher d'autant plus aux
choses que nous avons enten-
dues de peur que nous ne venions a
etre entraines. 2Car, si deja la parole promulguee par des anges a eu son effet, et si toute transgression et toute desobeissance a recu une juste retri-
dites dans leur sens historique et immediat de David recevant l'onction royale et inaugurant son regne sur le mont Sion. Elles ne se rapporteraient au Roi-Messieque dans le sens figure et prophcti^ue. Sans doute, pris en luwrrcmerle nonfde Fils pourrait etre donne a David, comme il Test II Sam.
vii, 14. Mais, meme en admettant que dans plusieurs passages le sens litteral du Psaume ait pour objet le roi David, il est difficile qu'il en soit ainsi dans ce verset. La jrerogative dont il s'agit est trop magnifique pour etre attribute a un homme ordinaire ; meme pour celebrer l'eleclion et la predestination eternelle de David, et son investiture par une intervention spe"ciale de Dieu ces paroles semblent disproportionnees. L'hebreu ialad, comme le grec yewxv et le latin genui ne peuvent etre entendus que d'une gentjj^tjon-vetitabje. C'est le sens naturel et rien dans le contexte ne permet de l'elargir.
Ve'rifiees dans la generation eternelle du Verbe, ces paroles s'appliquent aussi au YejJDeljncarne dans les moments de sa vie terrestre ou il a plus specialement manifest^ son origine et sa nature divine, p. ex. son bapteme, sa resurrection (Afl. xiii, 33), son ascension. Comp. Hebr. v, 5.
6. Que tous les anges, etc. Citation de Ps. xcvii [96], 7, d'apres les Septante. Sens : Lorsque Dieu, a la fin des temps, introduira
de nouveau (il le fit une premiere fois par l'incarnation) dans le monde,qu\ est son heritage, pour en prendre possession, le Christ, Premier-ni (Rom. viii, 29; comp. Col. i, 18; Apoc. i, 5), comme homme, par rapport aux chre'tiens qui sont ses freres et les fils adoptifs de Dieu (ii, 10 sv. Comp. Phil, ii, 9 sv.).
7. Celui qui, etc. Citation du Ps.cw [103], 4 d'apres les Septante. Le texte hebreu dit : " des tourbillons tu fais tes envoyes, et executeurs de tes jugements les feux flamboyants. " Dans les manifestations par lesquelles la divinite se communique aux hommes, les anges, d'apres la Sainte Ecriture, sont comme Ujrng, du phenomene, terrible ou merveilleux/sous lequel le Dieu invisible cache sa majeste. Le sens du vers, est que toute l'energie et la rapidite d'action propre aux anges est au pouvoir de Dieu, et qu'il emploie cette force pour etre Fame et le moteur de ces phenomenes quand ils doivent executer ses conseils ou ses jugements. L'interpretation que donne S. Paul de ce verset est done parfaitement conforme au sens qu'a voulu y mettre et qu'y a exprime le Psalmiste inspire.