que Thimothee avait e"te aussi prisonnier
2. que, apres avoir €t€ mis en liberte", il avait recu de Paul quelque mission ; 3. enfin que ce dernier esperait etre prochainement relache.
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SOUS le titre commun $ Epitres catJioliques, une collection de sept epitres, ecrites par divers Apotres, vient, dans le canon de la Bible, immediatement apres les letties de S. Paul. Ce titre est tres ancien ; des le temps d'Eusebe, on le trouve generalemcnt en usage. II est toutefois a remarquer que, dans notre Vulgate latine, l'epitre de S. Jacques et celle de S. Jude sont seules appelees catholiques. D'apres le sentiment le plus probable, on a voulu, par cette denomination, distinguer ces ecrits des lettres de S. Paul. Tandis que ces dernieres sont adressees a des Eglises ou a des personnes particulieres, celles qui vont nous occuper sont des circulaires sans destination locale speciale, de veri tables encycliques. Sans doute, on ne saurait attribuer ce caraclere general a la deuxieme et a la troisieme lettre de S. Jean; mais ces deux petites epitres ne doivent etre considerees que comme des annexes, que Ton joignit au recueil, parce qu'on ne trouva pour elles aucune place plus convenable dans le canon.
L'auteur de la premiere epitre catholique se designe lui-meme des les premiers mots de l'adresse : " Jacques, serviteur de Dieu et du Seigneur Jesus-Christ, aux douze tribus disperses parmi les nations. " Ce Jacques ne saurait etre le frere de l'evangeliste S. Jean {Matth. iv, 21) mis a mort Fan 42 par Herode Agrippa (Act. xii, i);c'estdonc le filsd'Alphee (Cleophas), apotre et parent de Jesus (Matth. x, 3; xiii, 55), surnomme le Mineur (Marc, xv, 40) pour le distinguer du fils de Zebedee. l
Lors meme que son nom ne figurerait pas en tete du premier verset, c'est lui qu'on y mettrait tout d'abord, si Ton avait a chercher parmi les Apotres et les homines apostoliques l'auteur de cette circulaire adressee a tous les chretiens sortis du judaisme.
Premier eveque de l'eglise-mere de Jerusalem, qu'il gouverna pendant trente ans, S. Jacques etait partout considere comme l'eveque des circoncis, et il veillait au loin sur les fideles de la nation juive repandus dans les provinces. L'affluence des Juifs de
' Ouelques auteurs ont essaye de distinguer Jacques le Mineur, fils d'Alphee, et Jacques, fils de Clopas ou Cleophas, non apotre, mais cousin de Jesus; et ils se demandent auquel des deux on doit attribuer notre epitre. Mais cette distinction est insoutenable. Les divers passages du nouveau Testament (voyez surtout Gal. i, 17 sv.) ou il est question de l'apotre Jacques et du cou-
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sin de Je'sus de meme nom, se rapportent evidemment a. un seul et meme personnage, qui avait pour mere Marie, sceur ou bellesoeur de la sainte Vierge {Matth. xxvii, 56), pour pere Alphee (transcription grecque de l'hebreu Chalpai, en arameen Clopas, adouci en Cleophas Jean, xix, 25), et pour frercs Jude, Simon et Joseph ('Jude, v, i; Matth. xiii, 55).