‹ La Sainte Bible (volume 4)Chapitre 308 sur 559 · Est sans vertu, inerte. Vulgate est morte · texte numérisé non relu

Est sans vertu, inerte. Vulgate est morte

21. Gen. xxii, 9-18. S. Paul {Rom. iv. 2 sv.), s'appuyant sur Gen. xv, 6, semble affirmer exaclement le contraire. Mais, comme l'explique le Concile de Trente (Sess. vi, cap. 10), S. Paul parle des ceuvres qui precedent la justification, des ceuvres de la loi considerees comme telles, et accomplies sans le concours de la grace surnaturelle. (Comp. Rom. ix, 31 sv.; Gal. ii, 16; iii, 10); dans S. Jacques, au contraire, il s'agit des ceuvres qui suivent la justification et en sont les compagnes inseparables, qui ont leurs racines dans la foi vivante en Dieu et en J.-C. Tous deux, d'ailleurs, arfirment ^galement que la foi d'Abraham, racine vivace de son obeissance, " lui fut imputee a justice (vers. 23), " crest-;i-dire, fut la condition et le principe de sa justification. Voyez la Preface de cette epitre.

346 EPITRE DE S. JACQUES. Chap. II, 23—26; III, 1— 16.

oeuvres sa foi fut renducparfaite. 23Et la parole de l'Ecriture s'accomplit :

" Abraham crut a Dieu, et cela lui fut impute a justice, " et il fut appele ami de Dieu. 24Vous voyez que l'homme est justifie par les ceuvres, et non par la foi seulement. 25De

meme Rahab, la courtisane, ne futellepas justifiee par les ceuvres, quand elle recut les envoyes de Josue et les fit partir par un autre chemin? 26De meme que le corps sans ame est mort, ainsi la foi sans les ceuvres est morte.

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