‹ La Sainte Bible (volume 4)Chapitre 390 sur 559 · Tombez sur nous : comp. Os. x, 8; Luc. xxiii · texte numérisé non relu

Tombez sur nous : comp. Os. x, 8; Luc. xxiii

17. Le grand jour du Seigneur et de son Christ; le jour du jugement contre tous les mechants. Comp. Is. ii, 12 sv. ; Joel, ii, 2, 34; Soph, i, 14 sv. ; Ezech. xxx, 3; Mai. iv, 1, 5; Am. v, 18; Luc, xvii, 23; Rom. ii, 5, etc. — Qui petit subsister? Comp. Joel, ii, 11. — Si nous comparons les images du sixieme sceau avec les paroles du Sauveur decrivant les signes pre"curseurs de son second avenement (il/atih. xxiv, 29), il n'est vraiment pas possible de douter que ces images ne se rapportent au meme objet, et que, par consequent, les revelations renferme"es sous les sceaux ne nous aient deja conduits, d'une certaine maniere, jusqu'a la fin du monde, jusqu'a ce grand jour du Seigneur, dont l'annonce retentit a travers toutes les proprieties de l'Ancien Testament et forme l'idde dominante de 1'Apocalypse.

Nous remarquerons d'ailleurs la meme chose vers la fin de chacun des cinq septenaires de cette seconde partie (voy. le plan synoptique).

Que l'unc ou Vautre des images, rassembl^es ici et en S. Matthieu, ait pu quelquefois etre employee, dans l'Ecriture, pour depeindre hyperboliquement quelque calamity particulicre infiigee par Dieu aux pe"-

APOCALYPSE DE S. JEAN. Chap. VII, i— 12.

III. — Intermede consolant [chap, vii] : i° Les serviteurs de Dieu seront marques de son sceau avant le dechainement des fleaux [vers. 1 — 8]; 2° Recompense celeste de ceux qui auront souffert pour Dieu [9 — 17]. Transition : le silence au del [ye sceau, VIII, 1].

[marques]; 7de la tribu de Simeon, douze mille [marques]; de la tribu de Levi, douze mille [marques] ; de la tribu d'Issachar, douze mille [marques]; 8de la tribu de Zabulon, douze mille [marques]; de la tribu de Joseph, douze mille [marques]; de la tribu de Benjamin, douze mille marques du sceau.

9Apres cela, je vis une foule immense que personne ne pouvait compter, de toute nation, de toute tribu, de tout peuple et de toute langue. lis etaient debout devant le trone et devant l'Agneau, vetus de robes blanches et tenant des palmes a la main, 10 Et ils criaient d'une voix forte, disant : " Le salut est a notre Dieu qui est assis sur le trone, et a l'Agneau! " IJEt tous les anges se tenaient autour du trone, autour des vieillards et des quatre animaux; et ils se prostcrnerent sur leurs faces devant le trone, I2en disant : " Amen! La louange, la gloire, la sagesse, Taction de graces, l'honneur, la puissance et la force soient a notre Dieu, pour les siecles des siecles! "

Ch. VII. 'RwFljPrcs cela, je vis quatre anges U|mJ qui Ctaient debout aux quatre Fi^Jlj cojns cie la terre; ils retenaient les quatre vents de la terre, afin qu'aucun vent ne soufflat, ni sur la terre, ni sur la mer, ni sur aucun arbre. 2Et je vis un autre ange qui montait du cote ou le soleil se leve, tenant le sceau du Dieu vivant, et il cria d'une voix forte aux quatre anges a qui il avait ete donne de nuire a la terre et a la mer, 3disant : " Ne faites point de mal a la terre, ni a la mer, ni aux arbres, jusqu'a ce que nous ayons marque du sceau, sur leur front, les serviteurs de notre Dieu. " 4Et j'entendis le nombre de ceux qui avaient ete marques du sceau; cent quarante quatre mille de toutes les tribus des enfants d'Israel : sde la tribu de Juda, douze mille marques du sceau ; de la tribu de Ruben, douze mille [marques]; de la tribu de Gad, douze mille [marques]; 6de la tribu d'Aser, douze mille [marques]; de la tribu de Nephthali, douze mille [marques]; de la tribu de Manasse, douze mille

cheurs, cela ne saurait nous autoriser a appliquer un ensemble, si caraclerise et si grandiose, a des ev^nements difftirents du grand evenement auquel Notre-Seigneur lui-meme l'a expressement applique".

CHAP. VII

1. Apres cela : l'ouverture du septieme et dernier sceau est precedee de deux visions distincles, qui remplissent le ch. vii. Dans la premiere, S. Jean entend le nombre (v. 4) des elus de Dieu, qui, etant encore sur la terre seront marques du sceau divin, pour etre preserves des chatiments qui vont fondre sur le monde ; dans la seconde, il apercoit dans le del la troupe innombrable de ceux qui sont deja en possession de la felicite eternelle. Toutes deux sont unere"ponse pleine de consolation et d'esperance au cri d'epouvante qui termine le chapitre vi : Et qui pent subsist erf — Ils retenaient les qua-

tre vents du cicl : les vents d'orage sont souvent, dans les prophetes, le symbole des chatiments divins (Je'r. xlix, 36; Dan. vii, 3 al. ; Zach. vi, 5).

2. Le sceau de Dieu : Dieu est concu comme un roi possedant un sceau sur lequel, d'apres la coutume des rois d'Orient, est grave" son nom, le nom de Jehovah (xiv, 1. Comp. Is. xliv, 5); ceux qui en sont marques lui appartiennent. — De nuire..., en dechainant les vents.

3. Marque' au front : la marque du sceau sera une sauvegarde contre les fle"aux de"chaines par la justice divine sur le monde coupable, surtout dans les derniers temps. Ceux qui la porteront ne seront pas frappe's {Luc, xxi, 36) ou seront frappe's pour leur bien (Rom. viii, 28). Comp. Exod. xii, 14; Ezech. ix, 4-6; Eph. iv, 30; II Tim. ii, 19.

4. J'entendis : S. Jean ne vit point ces 144 mille elus, il entendit seulement leur enu-

APOCALYPSIS B. JOANNIS AP. Cap. VII, i— i:

— 3— CAPUT VII

Dum punienda est terra, jubentur absque nocumento servari signum in fronte gerentes, qui describuntur tarn ex Judaeis quam ex gentibus, benedicentes Deum :

et de his qui amicli erant stolis albis.

~~OST hasc vidi quatuor Angelos stantes super quatuor angulos terras, tenentes quatuor ventos terras ne flarent super terram, neque super mare, neque in ullam arborem. i. Et vidi alterum Angelum ascendentem ab ortu solis, habentem signum Dei vivi : et clamavit voce magna quatuor Angelis, quibus datum est nocere terrae, et mari, 3. dicens : Nolite nocere terrae et mari, neque arboribus, quoadusque signemus servos Dei nostri in frontibus eorum. 4. Et audivi numerum signatorum, centum quadraginta quatuor millia signati, ex omni tribu filiorum Israel. 5. Ex tribu Juda duodecim millia signati : ex tribu Ruben duodecim millia si-

gnati : ex tribu Gad duodecim millia signati : 6. ex tribu Aser duodecim millia signati : ex tribu Nephthali duodecim millia signati : ex tribu Manasse duodecim millia signati : 7. ex tribu Simeon duodecim millia signati : ex tribu Levi duodecim millia signati : ex tribu Issachar duodecim millia signati : 8. ex tribu Zabulon duodecim millia signati :

ex tribu Joseph duodecim millia signati : ex tribu Benjamin duodecim millia signati.

9. Post hasc vidi turbam magnam, quam dinumerare nemo poterat ex omnibus gentibus, et tribubus, et populis et linguis : stantes ante thronum, et in conspectu Agni, amicti stolis albis, et palmae in manibus eorum : 10. et clamabant voce magna dicentes : Salus Deo nostro, qui sedet super thronum, et Agno.

1 1. Et omnes Angeli stabant in circuitu throni, et seniorum, et quatuor animalium : et ceciderunt in conspectu throni in facies suas, et adoraverunt Deum, 12. dicentes, Amen. Benedictio, et claritas, et sa-

me'ration. — 144 mille : ce nombre est evidemment symbolique; il designe une multitude a la fois nombreuse et parfaitement composee (voir l'Introduclion). — De tonles les tribus, etc. : c'est-a-dire du peicple de Dieu tout entier. A quelque nation qu'ils appartiennent, les fideles sont vraiment la race d' Abraham (Rom. iv, 16), V Israel de Dieu (Gal. vi, 16). Le peuple chretien, ayant ete ente sur le vieux tronc d'Israel {Rom. xi, 17), peut en prendre le nom, comme le fait tous les jours PEglise catholique, dans l'usage liturgique des Psaumes et des autres livres de l'Ancien Testament. Reconnaissant pour peres les douze Apotres, le peuple nouveau peut aussi etre concu comme forme' de douze tribus (Apoc. xxi, 12, 13. Comp. Gal. iv, 28; Phil, iii, 3). II ne semble done pas etre question ici (si ce n'est peut-etre indireclement) de la future conversion des Juifs. Les fideles qui doivent etre preserves des fleaux de la colere de Dieu sont choisis dans l'Eglise tout entiere ; on ne voit pas pourquoi le choix de Dieu ne se porterait que sur des fideles issus de race juive.

5. De la tribu de Juda : comme pour nous avertir du caraclere symbolique de 1' Israel ici mentionne, l'ordre dans lequel sont enu-

merees les douze tribus n'est conforme ni a 1'a.ge des fils de Jacob, ni a l'ordre suivi dans plusieurs denombrements du meme genre; de plus, la tribu de Dan est omise ; enfin, apres avoir mentionne la tribu de Manasse, au lieu de nommer ensuite, comme on devait s'y attendre, celle REp/iraim, l'auteur met Joseph, souche commune de Manasse et d'Ephrai'm. Ces particularites ont done en elles-memes assez peu d'importance, et nous ne nous arreterons pas a rapporter les explications diverses qiron en adonnees.

9. Foule immense : il s'agit ici, non plus des elus de Dieu encore sur la terre au sein des epreuves (verset i-8), mais des bienheureux sans nombre, de tous les lieux et de tous les temps, en possession de la gloire du ciel.

10. Le salut : l'expression uiotTjpia, salut, etant plusieurs fois jointe aux mots puissance et gloire, dans des passages analogues a celui-ci (xii, 10; xix, 1), semble done signifier un bien que l'on souhaite a Dieu {triomphe, bonkeur) et non pas precise'ment le salut qu'il procure. Ce dernier sens, admis par plusieurs, a pour lui l'analogie du Psaume iii, 9 ; mais la le verset tout entier est une priere, tandis qu'ici nous avons une acclamation.

458 APOCALYPSE DE S. JEAN. Chap. VII, 13—17; VIII, 1—6.

J3Alors un des vieillards, prenant la parole me dit : " Ceux que tu vois revetus de ces robes blanches, qui sont-ils, et d'011 sont-ils venus? " T4je lui dis : " Mon Seigneur, vous le savez. " Et il me dit : " Ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation; ils ont lave leurs robes et les ont blanchies dans le sang de l'Agneau.

T3C'est pour cela qu'ils sont devant le trone de Dicu et le servent jour et nuit dans son sancluaire. Et Celui

qui est assis sur le trone les abritera sous sa tente; l6ils n'auront plus faim, ils n'auront plus soif; l'ardeur du soleil ne les accablera plus, ni aucune chaleur brulante; x7 car l'Agneau qui est au milieu du trone sera leur pasteur et les conduira aux sources des eaux de la vie, et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux. "

1 Et quand l'Agneau eut ouvert le septieme sceau, il se fit dans le ciel un silence d'environ une demi-heure.

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