Stephanas : voy. xvi
17. Bapliser : comp. Aft. x, 48. Cest pour, c.-a-d. c'est plutot pour precher : \\€braisme. Comp. Aft. ix, 15, 20; xxii, 15, al.
— La sagesse die discours, la forme etudiee et l'ostentation de sagesse dont les philosophies faisaient parade dans leurs leqons. — l.a ctoix du Christ, la doclrine de Jesus crucifie. — Rendue vai?ie : ce qui arriverait si le triomphe de cette doclrine etait du, non a sa vertu intrinseque, mais a Part de bien dire.
18. Qui peris sent par suite de leur incredulite (II Cor. ii, 15). — Une force divine,
qui nous regenere et nous transforme inte"rieurement {Rom. i, 16).
19. Ecrit Is. xxix, 4, cite librement d'apres les Septante. Dans le sens litteral ou historique, l'oracle se rapporte aux chefs d' Israel, probablement a Pepoque des devastations de Sennacherib ; mais il s'est accompli de nouveau, dans un sens plus eleve, dans les premiers temps du christianisme. En effet, ou est le sage, aujourd'hui que la vraie Sagesse a paru en J.-C. ?
20. Sage designe en general les representants de la science humaine, cultivee chez les Juifs par les Scribes ou dofteurs de la loi, et chez les Grecs par les sophistes qui discutaient le pour et le contre sur chaque question. — De ce siede, de ce monde en tant qu'il est reste en dehors du royaumedu Messie. Comp. Eph. ii, 2; II Cor. iv. 4, etc.).
21. Le monde dechu, avec ou par sa sagesse propre, la sagesse naturelle ou paienne, et la sagesse juive. — Dans la sagesse de Dieu, dans ses ceuvres, oil brille une sagesse infinie. — // a plu a Dieu de sauver le monde, par un moyen tout oppose, par la simple predication de la croix.
22. Exigent comme leur etant dus {Matth. xii, 38) des miracles : comp. Matth. xxvii. 40-42. — Les Grecs representent ici 1'universalite des pa'iens. — Cherchcnt la sagesse, pretendent arriver au salut par la voie de la sagesse humaine.
72 IRI: EITTRE AUX CORINTHIENS. Chap. I, 25—31; II,
Dieu et sagesse de Dieu. 25Car ce qui est folie de Dieu est plus sage que la sagesse des hommes, et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que la force des hommes.
26Considerez en effet votre vocation, mes freres : il n'y a parmi vous ni beaucoup de sages selon la chair, ni beaucoup de puissants, ni beaucoup de nobles. 27Mais c'est ce qui etait insense aux yeux du monde que Dieu a choisi pour confondre les sages ; et ce qui etait faible au gre du monde que Dieu a choisi pour confondre les forts ; 28et Dieu a choisi la bassesse et l'opprobrc du monde, ce qui n'est rien, pour reduire au neant ce qui est, 29afin que nulle chair nc se glorifie devant Dieu. 3oOr c'est par lui que vous etes en Jesus-Christ, lequel, de par Dieu, a etc fait pour nous sagesse, et justice, et sanctifi-
cation, et redemption, 3iafin que, selon le mot de l'Ecriture, " celuiqui se glorifie, se glorifie dans le Seigneur. "
^oi aussi, mes freres, lorsque je suis venu chez vous, ce n'est pas avec une superiorite de langage ou de sagesse que je suis venu vous annoncer le temoignage de Dieu. 2Car je n'ai pas juge que je dusse savoir parmi vous autre chose que Jesus- Christ, et Jesus-Christ crucifie. 3Mais c'est dans la faiblesse, dans la crainte, et dans un grand trcmblement que je me suis presente chez vous; 4et ma parole et ma predication n'avaient rien du langage persuasif de la sagesse, mais rEsprit-Stf//// et la force de Dieu en demontraient la verite :
5afin que votre foi repose, non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu.
20 — chap. 11, 6 — in, 17. — Condemnation dirette (suite). — Sans doute l'Evangile renferme des mysteres profonds [vers. 6 — 11]; mais ils ne doivent etre annonces que parmi les parfaits [12 — 16] et ne pouvaient done encore l'etre a Corinthe [ill, 1, 2]. L'eminente dignite des predicateurs de l'PZvangile [3 — 9] ; leur devoir; Dieu les jugera [10 — 17].
Chap. II.6 [f»g3j^j(Ourtant il est une sagesse que nous prechons parmi les parfaits, sagesse qui n'est pas celle de ce siecle, ni des princes de ce siecle, dont le regne va finir. 7 Nous prechons une sagesse de Dieu mysterieuse et cachee, que Dieu, avant les
siecles, avait destinee pour notre glorification. 8Cette sagesse, nul des princes de ce siecle ne l'a connue; — car, s'ils l'avaient connue, ils n'auraient pas crucifie le Seigneur de la gloire. 9 Mais ce sont, comme il est ecrit, " des choses que l'ceil n'a point
26. Votre vocation, au point de vue des personnes appelees de Dieu. — Sages selon la chair, dont la sagesse purement humaine est une sagesse du monde (vers. 2), ou du siecle, ii, 6. - Nobles, de haute naissance.
27.-8. Confondre les sages, les forts, qui, avec toute leur sagesse et leur puissance, ne sont pas arrives au salut. La triple repetition, que Dieu a choisi, donne a la phrase un accent triomphal (comme au vers. 20). — Ce qui n'est rien, ce qui est compte pour rien dans Festime des hommes.
29. Nulle chair, nul homme avec l'idee de faiblesse, de mortalite, de peche, toujours attachee a ce mot; ne se glorifie, ne s'imagine etre arrivee ou pouvoir arriverau salut par ses propres forces.
30. Vous etes enJ.-C, dans l'union la plus intime avec lui, vivant de sa vie. — Justice, justification, avant expie nos peches par sa mort. — Sanclification, faisant croitre en nous la grace et la saintete par Faction continuelle de l'Esprit-Saint. — Redemption on delivrance de la colore de Dieu, avail t offert sa mort pour notre rancon.
31. Citation libre de Je'r. ix, 24, d'apres les Septante. — Dans le Seigneur, en Dieu.
CHAP. II
1. Moi aussi, comme en effet, d'apres les considerations preeddentes (1, 17-31)) c'est le devoir de tout predicateur. — Le temoignage de Dieu (Vulg. du Christ) et le temoignage du Christ (i, 6 ; II Tim. 1, 8) sont au
EPIST B. PAULI AP. AD CORINTH. IA. Cap. I, 25—31; II, 1—9. 73
stum Dei virtutem, et Dei sapientiam: 2^. quia quod stultum est Dei, sapientius est hominibus : et quod infirmum est Dei, fortius est hominibus.
26. Videte enim vocationem vestram fratres, quia non multi sapientes secundum carnem, non multi potentes, non multi nobiles :
27. sed quae stulta sunt mundi elegit Deus, ut confundat sapientes :
et infirma mundi elegit Deus, ut confundat fortia : 28. et ignobilia mundi, et contemptibilia elegit Deus, et ea, qua? non sunt, ut ea quas sunt, destrueret : 29. ut non glorietur omnis caro in conspectu ejus. 30. Ex ipso autem vos estis in Christo Jesu, qui factus est nobis sapientia a Deo, et "justitia, et sanctificatio, et redemptio : 31. ut quemadmodum scriptum est : 'qui gloriatur, in Domino glorietur.
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— *- CAPUT II. —
Ostendit Paulus se Christum et hunc crucirixum magna modestia verbisque simplicibus praedicasse Corinthiis ; quamquam perfeclis loqueretur etiam sapientiam
mundo absconditam, qua: solo Dei Spiritu cognosci potest : animalis enim homo non percipit qua? Dei sunt.
IT ego, cum venissem ad vos, fratres, veni "non in sublimitate sermonis, aut sapiential, annuntians vobis testimonium Christi. 2. Non enim judicavi me scire aliquid inter vos, nisi Jesum Christum, et hunc crucifixum. 3-6Et ego in infirmitate, et timore, et tremore multo fui apud vos : 4. et sermo meus, et prasdicatio mea 'non in persuasibilibus humanae sapientiae verbis, sed in ostensione spiritus, et virtutis :
5. ut fides vestra non sit in sapientia hominum,sed in virtute Dei.
6. Sapientiam autem loquimur inter perfectos : sapientiam vero non hujus sasculi, neque principum hujus sasculi, qui destruuntur: 7. sed loquimur Dei sapientiam in mysterio, quae abscondita est, quam prasdestinavit Deus ante sascula in gloriam nostram, 8. quam nemo principum hujus saeculi cognovit : si enim cognovissent, nun quam Dominum glorias crucifixissent. 9. Sed
Supra
fond la meme chose : les Apotres attestent au sujet de Dieu ce qu'il a fait par J.-C. pour le salut des hommes.
3. La faiblesse : expression gdneVale du sentiment que Paul avait de son insuffisance personnelle en face de la grande tache que Dieu lui avait imposee. Ce sentiment dut l'affecter tout particulierement quand il vint pour la premiere fois a Corinthe, apres i'e'chec de sa predication devant l'Areopage {AH. xvii, 33 sv.). Faut-il voir aussi dans ces paroles une allusion a sa constitution chetive (II Cor. x, 1) ? — Trembletnent : l'humble apotre designe ordinairement ainsi la vive inquietude qu'il eprouvait a la pensee de se montrer inferieur a sa mission (II Cor. vii, 15; Phil, ii, 12; Ephes. vi, 5).
4. De la sagesse (la Vulg. ajoute humaine), des sages, des philosophies. ■ — VEsprit- Saint et la force divine qui, par lui, transformait vos ames, vous donnaient cette demonstration (comp. Ro7>i.\, 16; II Cor. iv, 7. al.) D'autres, par force de Dieu, entendent les miracles.