‹ La Sainte Bible (volume 4)Chapitre 72 sur 559 · Autre image : ici l'Eglise du Christ · texte numérisé non relu

Autre image : ici l'Eglise du Christ

EPIST. B. PAULI AP. AD CORINTH. IA. Cap. Ill, 9—23.

rigat, unum sunt. "Unusquisque autem propriam mercedem accipiet secundum swum laborem. 9. Dei enim sumus adjutores : Dei agricultura estis, Dei a?dificatio estis.

10. Secundum gratiam Dei, quae data est mihi, ut sapiens architectus fundamentum posui : alius autem superasdificat. Unusquisque autem videat quomodo superasdificet.

1 1. Fundamentum enim aliud nemo potest ponere praeter id, quod positum est, quod est Christus Jesus.

12. Si quis autem superaedificat super fundamentum hoc, aurum, argentum, lapides pretiosos, ligna, fcenum, stipulam, 13. uniuscujusque -opus manifestum erit : dies enim Domini declarabit, quia in igne revelabitur : et uniuscujusque opus quale sit, ignis probabit. 14. Si cujus opus manserit quod superasdificavit, mercedem accipiet. 1 5. Si cujus opus arserit, detrimentum patietur: ipse autem salvus erit : sic tamen quasi per ignem.

16. Nescitis quia templum Dei estis, et Spiritus Dei habitat in vobis? 17. Si quis autem templum Dei violaverit,disperdet ilium Deus.

*Templum enim Dei sanctum est, quod estis vos.

18. Nemo se seducat : si quis videtur inter vos sapiens esse in hoc sasculo, stultus fiat ut sit sapiens.

19. Sapientia enim hujus mundi, stultitiaestapudDeum.Scriptumest enim : ''Comprehendam sapientesin astutia eorum.20. Et iterum : rfDominus novit cogitationes sapientium quoniam vanae sunt. 2 1 . Nemo itaque glorietur in hominibus.

22. Omnia enim vestra sunt, sive Paulus, sive Apollo, sive Cephas, sive mundus, sive vita, sive mors, sive praesentia, sive futura : omnia enim vestra sunt : 23. vos autem Christi : Christus autem Dei.

* Infra 6, 19.

2 Cor. 6, 16.

Job. 5,13.

Ps-93.

est comparee a. un temple acheve" et sanctified Ne savez-vous pas, 6 predicateurs temeraires, 6 fideles imprudents qui les ecoutez, que vous etes : vous designe l'eglise de Corinthe, et, dans un sens secondaire, chaque fidele en particulier, pierre vivante de ce temple.

17. Detruit, c.-a-d. profane, ici par des doclrines peu chre'tiennes. — Ce que vous etes, savoir saints ; ou bien, et vous etes ce temple : e'est la mineure du raisonnement, dont la conclusion est sous-entendue.

18. Si quelquhm par mi vous, etant enre-tien, pretend litre sage dans ce siccie, avoir la sagesse en dehors de la sphere du christianisme, qii'il devienne fou, qu'il renonce a sa pretendue sagesse, afiti de devenir, par une foi humble a PEvangile, vraiment sage.

ig-20. Ecrit, Job, v, 13. Je prendrai ; litt., e'est lui (Dieu) qui prend, etc. -— Et encore, Ps. xciv (93,) 11.

21. Sa gloire, et comme sa fin supreme, dans des homines ici des predicateurs.

22. Tout est a vous, mis a votre disposition par la divine providence pour vous conduire au salut, non seulement les predicateurs de PEvangile, mais le monde entier. C'est a peu pres la meme pensee que Rom. viii, 28.

23. Et J.-C, non seulement selon son humanite, mais aussi selon sa divinite, est a Dieu, lui appartient non comme sa creature, dit S. Jean Chrysostome, mais comme son Fils. " Le chef du Christ, c'est Dieu, " est-il dit ailleurs dans le meme sens (xi, 3 : comp. Luc, ix, 20). Avant l'incarnation, l'egalite de Fils avec Dieu, sa majeste divine, quoique essentielle, etant pourtant derivee, en tant qu'il procede du Pere par voie de generation comme de son principe, qu'il est son image {Col. i, 15) et " le rayonnement de sa gloire {Hebr. k 3). " Ces mots semblent \ iser les Christiniens (i, 12) : Vous etes au Christ; mais le Christ n'est pas un chef de parti dans le sens 011 Fentendent quelques-uns d'entre vous : /'/ est a Dieu.

jrf. £PlTRE AUX CORINTHIENS. Chap. IV,

Chap. 1 V. T Ainsi, qu'on nous regarde comme des serviteursdu Christ et des dispensateurs des mysteres de Dieu. 2Eh bien ! ce que Ton cherche dans les dispensateurs, c'est que chacun soit trouve fidele. 3 Pour moi, il m'importe fort pcu d'etre juge par vous ou par un tribunal humain ; je ne me juge pas moi -in erne; 4car, quoique je ne me sente coupable de rien, je nc suis pas pour ccla justifie : mon juge, c'est le Seigneur. 5 C'est pourquoi ne jugez de rien avant le temps jusqu'a ce que viennc le Seigneur : il mettra en lumiere ce qui est cache dans les t6nebres ct manifestera les desseins des cceurs, et alors chacun recevra de Dieu la louange qui lui est due.

6Ce que je viens de dire d'Apollos ct de moi, n'est qu'une forme que j'ai prise a cause de vous, freres, afin que vous appreniez en nos personnes a ne pas aller au-dela de ce qui est ccrit, nevous enflant pas d'orgueilen faveurde Inn contre l'autre. 7Car qui est-cc qui te distingue? Qu'as-tu que tu ne I'aies recu? Et si tu l'as recu, pourquoi te glorifies-tu comme si tu ne l'avais pas re^u? 8Deja vous etes rassasies! Deja vous etes riches! Sans nous, vous etes rois! Dieu veuille que vous le soyez en effet, afin que nous aussi nous regnions avee vous! 9Car il semblc que Dieu nous ait fait pa-

raitre, nous les Apotres, comme les derniers des hommes, comme des condamnes a mort, puisque nous avons ete en spectacle au monde, au* anges et aux hommes. xo Nous, nous sommes insenses a cause du Christ, et vous, vous etes sages en Jesus- Christ; nous, nous sommes faibles, et vous, vous etes forts; vous, vous etes en honneur, et nous dans le m^pris !

11 A cette heure encore, nous souffrons la faim, la soif, la nudite; nous sommes meurtris de coups, nous n'avons ni feu ni lieu, I2 et nous nous fatiguons a travailler de nos propres mains; maudits, nous benissons; persecutes, nous le supportons; J3calomnies, nous supplions; nous sommes jusqu'a present comme les balayures du monde, le rebut des hommes.

x4Ce n'est pas pour vous faire honte que j'ecris ces choses; mais je vous avertis comme mes enfantsbien-aimes.

xsCar, cussiez-vous dix mille maitres dans le Christ, vous n'avez pas cependant plusieurs peres, puisque c'est moi qui vous ai engendres en Jesus- Christ par l'Evangile. l6Je vous en conjure done, soyez mes imitateurs, [comme je le suis du Christ]. J7 C'est pour eel a que je vous ai envoye" Timothee, qui est mon enfant bienaime et fidele dans le Seigneur; il vous rappellera quelles sont mes

CHAP. IV

i. Ainsi: les 5 premiers versets de ce chapitre se rattachent a ce qui precede. — Les dispensateurs, les dconomes; des mysteres de Dieu, tout d'abord, et au sens littoral, de la verite ou doctrine chretienne (ii, 7 sv. ; iii, 5 sv; comp. Rom. xi, 25; Ephe's. i, 9; Matth. xiii, 11), ensuite, mais seulement par voie de consequence, de la grace ou des sacrements.

4. Coupable de rien, dans l'accomplissement de mon ministere d'apotre. Mais tout Chretien peut et doit raisonner de meme au point de vue de ses devoirs generaux de chretien et de ses obligations particulieres d'etat. (Comp. Cone, de Tr. vi, ch. 16.)

6. Litt. : ces ciioses : dites a partir de iii, 5, au lieu de leur donner une teneur generale, ou de les adresser direclement aux predicateurs dont elles condamnent la pre-

somption et l'orgueil,y> les ai, parun changement de forme, tournees vers Apollos et vers moi. — En nos personnes, par ce que j'ai dit de notre vocation, de nos devoirs et de notre responsabilite. — A ne pas aller, etc., a rester dans les bornes de l'humilite et de la modestie, telles qu'elles sont tracees en general dans les Merits de l'ancien Testament, dont plusieurs passages ont ete cites plus haut (i, 19, 30; iii, 19). —Nevous enflant pas d'orgueil : peinture vraie de l'esprit de secle, les membres d'un parti se vantant mutuellement et portant aux nues le predicateur auquel ils se rallient.

D'autres rapportent au-dela de ce qui a etc e'erit a ce que l'Apotre vient de dire au commencement de ce chapitre : " Qu'on nous regarde comme des serviteurs du Christ," etc.

7. Qui te distingue, qui t'a donne des avantages que d'autres n'ont pas ? — Alle-

EPIST. B. PAULI AP. AD CORINTH. I\ Cap. IV,

— *- CAPUT IV . -*-

Non temere judicandum est de Dei ministris : reprehenduntur Corinthii qui de ministris et acceptis donis gloriabantur, ac si ilia a se haberent; et se extollentes contemnebant etiam Apostolos, quamquam Paulus illos in Christo genuerat : dicit se brevi venturum Corinthum, quo pseudoapostolos redarguat.

IC nos existimet homo ut ministros Christi : aet dispensatores mysteriorum Dei. 2. Hie jam quasritur inter dispensatores ut fidelis quis inveniatur. 3. Mihi autem pro minimo est ut a vobis judicer, aut ab humano die : sed neque meipsum judico. 4. Nihil enim mihi conscius sum : sed non in hoc justificatus sum : qui autem judicat me, Dominus est. 5. ltaque nolite ante tempus judicare, quoadusque veniat Dominus : qui et illuminabit abscondita tenebrarum, et manifestabit consilia cordium : et tunc laus erit unicuique a Deo.

6. Hkc autem, fratres, transfiguravi in me et Apollo, propter vos :

ut in nobis discatis, ne supra quam scriptum est, unusadversus alterum infletur pro alio. 7. Quis enim te discernit ? Quid autem habes quod non accepisti? Si autem accepisti,

quid gloriaris, quasi non acceperis?

8. Jam saturati estis, jam divites facti estis : sine nobis regnatis : et utinam regnetis, utet nosvobiscum regnemus. 9. Puto enim quod Deus nos Apostolos novissimos ostendit, tamquam morti destinatos : quia spectaculum facti sumus mundo, et Angelis,et hominibus. 10. Nosstulti propterChristum, vos au tern prudentesin Christo : nos infirmi, vos autem fortes : vos nobiles, nos autem ignobiles. 11. Usque in hanc horam et esurimus, et sitimus, et nudi sumus, et colaphis caedimur, et instabiles sumus, 1 2. et Maboramus operantes manibus nostris : maledicimur, et benedicimus : persecutionem patimur, et sustinemus : 13. blasphemamur, et obsecramus: tamquam purgamenta hujus mundi facti sumus, omnium peripsema usque adhuc.

14. Non ut confundam vos, haec scribo, sed ut filios meos carissimos moneo. 15. Nam si decern millia paedagogorum habeatis in Christo :

sed non multos patres. Nam in Christo Jesu per Evangelium ego vos genui. 16. Rogo ergo vos, imitatores mei estote, sicut et ego Christi. 17. Ideo misi ad vos Timotheum, qui est Alius meus carissimus, et fidelis in Domino: qui vos commonefaciet vias meas, quas sunt in Christo Jesu, sicut ubique inomni

*Adt. 20,34.

1 Thess. 2, 9. 2 Thess.

guerais-tu le don de l'eloquence, une connaissance plus profonde de la doctrine chretienne? Mais cela est un don de Dieu. 8. A voir la suffisance des Corinthiens, on dirait qu'ils sont deja arrives a la pleine royaute messianique, a laquelle les fideles seront associes dans la vie future (II Tim. ii, 12. Comp. Rom. viii, 17), co-royaute qui les mettra en possession de tous les biens de reternelle beatitude (Mattli. v, 6; II Cor.

viii, 7).

Sans nous, Paul et Apollos,

sans lesquels ils ne seraient pas meme Chretiens ! — Afin que nous aussi, etc. : sans doute, vous daigneriez alors nous accorder une part dans votre royaute.

9. Car rattache ce verset au vceu qui precede et continue l'ironie : cela serait vraiment fort desirable, car ... — Puisque, selon la coutume antique d'exposer publi-

quement les criminels avant leur execution, etc. — Eti spectacle : objet de compassion pour les bons, de joie maligne pour les mediants.

10. L'ironie continue : vous etes bien d'autres homines que nous ! — Jnsensrs, ayant renonce pour J.-C. a toute la sagesse humaine. — Sages en J.-C., non seulement dans les choses de ce monde, mais dans la doclrine chretienne.

13. Nous supplions, nous repondons par des paroles douces, polies, suppliantes. — D'autres : nous repondons par des prieres.

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