Libre, independant
20. Commejuif, me conformant, dans mes relations avec eux, aux observances legales (Ac?. xvi,3 ; xxi,26), sans les regarder comme obligatoires. — Qui sont sous la Loi, encore les Juifs, considered du point de vue special de la loi mosaique. — Quoique, etc. Comp. Rom. vi, 14 sv.: Gal. ii, 19).
21. Qui sont sans loi, les paiens (Rom. ii, 12, 14). — La loi du Christ est la loi de grace et d'amour (Gal. vi, 2).
22. Les faibles, les hommes ignorants ou a prejuges, soit Juifs, soit paiens. — Tons : d'autres manuscrits grecs lisent, ajin, de toute manure, d'en sauver quelqucsuns.
23. La meme pensee se retrouve au vers. 27 sous la forme negative.
94 IRE EPITRE AUX CORINTHIENS. Chap. IX, 24—27; X, 1-
Chap. X.
24Ne le savez-vous pas? Dans les courses du stade, tous courent, mais un seul emporte le prix. Courez de meme, afin de le remporter. 25Quiconque veut lutter, s'abstient de tout : eux pour une couronne perissable; nous, pour une imperissable. 26Pour moi, je cours de meme, non commc a l'aventure ; je frappe, non pas comrne battant l'air. 27Mais je traite durement mon corps et je le tiens en servitude, de peur qu'apres avoir preche aux autres, je ne sois moimeme r£prouve.
xCar je ne veux pas vous laisser ignorer, freres, que nos peres out tous etc sous la nuee, qu'ils out tous traverse la mer, 2et qu'ils ont tous ete baptises en Molse dans la nuee et dans la mer; 3qu'ils ont tous mange le meme aliment spirituel, 4et qu'ils ont tous bu le meme breuvage spirituel, car ils buvaient a un rocher spi-
rituel qui les accompagnait, et ce rocher etait le Christ. 5Cependant ce n'est pas dans la plupart d'entre eux que Dieu trouva son plaisir, puisque leurs corps joncherent le desert.
6 Or ces choses ont ete des figures de ce qui nous concerne,afin que nous n'ayons pas de desirs coupables, comme ils en ont eu, 7 et que vous ne deveniez pas idolatres, comme quelques-un d'entre eux, selon qu'il est est ecrit : " Le peuple s'assit pour manger et pour boire ; puis il se leva pour se divertir. " 8Ne nous livrons point a l'impudicite, comme quelquesuns d'entre eux s'y livrerent, et il en tomba vingt-trois mille en un seul jour. 9\e teutons point le Christ, comme le tenterent quelqucs-uns d'entre eux, qui perirent par les serpents. 10Ne muimurcz point commc murmurerent quelques-uns d'entre eux, qui perirent sous les coups de
24. I.e stade designait chez les Grecs l'espace consacre aux exercices de la course ; U y avait des prix et des couronnes pour les vainqueurs. — De meme, comme cet unique vainqueur. — Leprix,pour le Chretien, e'est L'eternelle beatitude.
25. S'abstient de tout : Les athletes qui, dans les jeux publics, disputaient le prix de la course, de la lutte, du pugilat, etc., se soumettaient a un regime seveie, evitant tout ce qui pouvait nuire a la vigueur ou a la souplesse du corps.
26. Non pas comme a i'aventure, mais ayant l'ceil lixe sur le but a aiteindre, sans m'ecarter de la piste. — Je frappe, litt. je mtexerce au pugilatj dans cet exercice, on luttait a coups de poing.
27. Je traite durement. Le verbe giec signifie litt. meurtrir d'un coup de poing la figure de son adversaire. Queiques manuscrits, suivis par la Vulgate, lisent Jt:o-'.e^(o, je chdtie,fafflige. — Reprouve, exclu de la
recompense, ayant manque l'epreuve.
1. Car relie ce chapitre aux deux precedents. Apres avoir traite (ch. viii) des rapports des Chretiens avec les idolatres, relativement aux viandes orTertes sur les autels du paganisme, et montre (ch. ix),par divers traits de sa pro pre conduite, qu'il taut savoir renoncer a ses droits, afin d'eviter une liberte charnelle qui conduit au peche, — il emprunte a l'histoire d' Israel et propose
ici (ch. x), d'effrayants exemples des peches auxquels ce peuple fut entraine par cette fausse liberte. — Sous lit nuee : allusion a la nueemiraculeusequi lesguidait (7r".v.xiii,2i), et les couvrait (Ps. cv (104), 39; Sag. x, 17; xix, 7). Sens : sous la garde et la conduite immediate de Jehovah. — La mer Rouge (Exod. xiv, 22).
2. Baptises en Moise, lies, engages par la confiance et l'obeissance envers Moise, mediateur entre Dieu et le peuple pour la premiere alliance, et cela en vertu dune sorte de bapteme dans la nuee et dans la mer.