Le meme aliment, la manne {Ex
xvi, 15), spirituel, parce qu'il etait le resultat d'un miracle (Ps. Ixxviii (77), 124; cv (104), 40; ^ag. xvi, 20), et surtout parce qu'il figurait une manne superieure, la sainte Eucharistie (Jean, vi, 48 sv.).
4. Breuvage spirituel : allusion a 1'eau que Dieu fit jailhr du rocher, la premiere annee du voyage dans le desert, a Kaphidim (Exod. xvii, 6), et la derniere, dans le desert de Sin (Xombr. xx, 8 sv.). — Spirituel : a cause de son origine miraculeuse et parce que cette eau signifiait spirituellement soit en general les eaux vivifiantes de la grace, dont la sainte Humanite du Sauveur est la source, soit en particulier son sang precieux devenu dans la sainte Eucharistie, le breuvage de nos ames. — Le rocher spirituel qui les accompagnait, ce n'est pas, comme l'ont reve quelques rabbins, la pierre materielle dont Aloise fit jaillir une source
EPIST. B. PAULI AP. AD CORINTH. I\ Cap. IX, 24—27; X,
propter Evangelium : ut particeps ejus efficiar.
24. Nescitis quod ii, qui in stadio currunt, omnes quidem currunt. sed unus accipit braviumPSic currite ut comprehendatis. 25. Omnis autem, qui in agone contendit, ab omnibus se abstinet, et illi quidem ut corrupt bilem coronam accipiant : nos autem incorruptam. 26. Ego igitur sic curro, non quasi in incertum : sic pugno, non quasi aerem verberans :
27. sed castigo corpus meum, et in servitutem redigo : ne forte cum aliis prasdicaverim, ipse reprobus efficiar.
— * •— CAPUT X. — •— Commemoratione ingratorum Judaeorum frequenter ob varia peccata a Deo punitorum, hos a simihbus absterret : de tentatione humana, et Dei in tentationibus auxilio : non solum idololatria fugienda est, sed et mensa eorum qui idolothytis vescuntur; turn quod per hoc videantur aliquid idolis deferre, turn quod scandalo sint infirmioribus.
OLO enim vos ignorare, HW|js fratres, quoniam patres I p&H/ nostri omnes "sub. nube L&MMIJ1 fuerunt, et omnes *mare transierunt, 2. et omnes in Moyse baptizati sunt in nube, et in mari :
3. cEt omnes eamdem escam spiritalem manducaverunt, 4. ^et omnes eumdem potum spiritalembiberunt:
(bibebant autem de spiritali, consequente eos, petra : petra autem erat Christus) 5. sed non in pluribus eorum beneplacitum est Deo : £nam prostrati sunt in deserto.
6. Hsc autem in figura facta sunt nostri, ut non simus concupiscentes malorum/sicut et illi concupierunt :
7. Neque idololatras efficiamini, sicut quidam ex ipsis : quemadmodum scriptum est : ^Sedit populus manducare, et bibere, et surrexerunt ludere. 8. Neque fornicemur, /(sicut quidam ex ipsis fornicati sunt, et ceciderunt una die viginti tria millia. 9. Neque tentemus Christum : sicut 'quidam eorum tenta-
d'eau; c'etait J.-C, Verbe eternel, conducteur et protecteur du peuple elu dans sa marche vers la terre promise. En effet, dans la narration mosaique c'est Jehovah qui se tient sur le rocker {Exod. xvii, 6) ; c'est a lui, et non pas a la pierre materielle que Moise doit parler KNombr. xx, 8) ; c'est lui qui fait sourdre les eaux miraculeuses. Verbe divin et sagesse increee, il preludait par ces theophanies a son Incarnation future (comp. Sag. x, 15 sv\). La metaphore sous laquelle l'Apotre le designe ici, se justine assez par le detail du texte sacre auquel il fait allusion, et par l'usage assez frequent dans PA. T. de dormer a Jehovah le nom de Kocher. — Voy. Ueut. xxxii, 4, 15, 18; Ps. xviii (17J, 3; xlii (41), 10 etc.; Is. xvii, 10; xxvi, 4). On n'a done aucune raison de traduire ici le verbe erat, tjv par representait, Jiguraitj il garde son sens propre de verbe substantif : dta.it.
5. Le desert : Par leur incredulite et leur esprit de revoke il=. ne cessirent de provoquer la colore de Dieu. Ues 600.000 hommes ayant 20 ans et au-dessus, qui avaient traverse la MerRouge(/Vi9///^.i,46;xiv,26sv.), deux seulement, Josue et Caleb, furent admis a entrer dans la terre promise.
6. D'autres : sont arrive'es pour nous servir dcxemple, pour figurer notre sort si
nous etions incredules et rebelles comrae eux. — De'sirs coicpables : voy. Nombr. xi, 4 sv.
7. Le peuple, etc. : a l'occasion du veau d'or, Ex. xxxii, 6.
8. I ingt-trois mille : il est dit vingtquatre 7nille Nombr. xxv, 1-9. Faute de copiste.
9. Tenter Dieu, c'est mettre sa patience ou sa bonte a l'epreuve {Ps. lxxviii (77), 16). — Les Hebreux dans le desert tenterent le Christ, c.-a-d. le Verbe en tant que Dieu (Jehovah) manifeste, parce que par leurs plaintes {Nombr. xxi, 4 sv.) ils mettaient en doute sa fidelite a tenir ses promesses et sa Constance a les couvrir de sa protection. — Pour les Chretiens ce serait tenter le t/irist. Verbe incarne et Seigneur, c.-a-d. faire injure a sa bonte et lasser sa patience, que de revenir, par degoiit de sa religion et de sa loi, aux solennites paiennes.