‹ La Sainte Bible (volume 4)Chapitre 98 sur 559 · Ce point, ce qui precede; d'autres (Vulg.), ce qui suit · texte numérisé non relu

Ce point, ce qui precede; d'autres (Vulg.), ce qui suit

18. Et d 'abord n'est pas suivi d'un e/isuitej il faut aller jusqu'a xii, 1, pour trouver autre chose. — Assemblee : au lieu de ecclesiatn qui se trouve dans la Vulgate acluelle, d'anciens manuscrits de cette version, et S. Thomas lisent ecclesia.

19. II faut, eu e'gard a Yimperjeclion des hommes qu'il y ait des heresies comme il il faut qu'il y ait des scandales. Comp. Matth. xviii, 7. — Meme des secies, ce qui

est pire que des scissions. D'autres, des dissensions, dans le sens de divisions.

20. D'autres : // n 'est pas possible mora- Iement de prendre le repas du Seigneur, l'agape, non la sainte Eucharistie.

21. Son propre repas, ce qu'il a apporte. — A faim... se gorge nt : hyperbole. D'apres l'opinion generalement recue la celebration de l'Eucharistie etait accompagnee des les temps apostoliques d'un repas commun servant a exprimer et k entretenir la charite. C'est l'agape, souvenir de la derniere Cene ou fut instituee la Sainte Eucharistie. Apres avoir entendu la parole sainte et fait ensemble les prieres, les hommes d'un cote, les femmes de l'autre prenaient un repas oil etait mis en commun ce que chacun, riche ou pauvre, avait apporte ; apres quoi, ils recevaient la Sainte Eucharistie fun peu plus tard la distribution de la Communion aurait precede le repas). Or par suite des divisions qui re'gnaient parmi les fideles de Corinthe chacun ne voulait plus manger qu'avec ceux de son parti. Ainsi tandis que les uns faisaient

EPIST. B. PAULI AP. AH CORINTH. IA. Cap. XI, 10—26.

mulierem,sed mulier propter virum.

10. Ideo debet mulier potestatem habere supra caput propter Angelos. 11. Verumtamen neque vir sine muliere : neque mulier sine viro in Domino. 12. Nam sicut mulier de viro, ita et vir per mulierem : omnia autem ex Deo. 13. Vos ipsi judicate : decet mulierem non velatam orare Deum? 14. Nee ipsa natura docet vos, quod vir quidem si comam nutriat, ignominia est illi : 15. mulier vero si comam nutriat, gloria est illi : quoniam capilli pro velamine ei dati sunt. 16. Si quis autem videtur contentiosus esse : nos talem consuetudinem non habemus, neque Ecclesia Dei.

17. Hoc autem praecipio : non laudans quod non in melius, sed in deterius convenitis. 18. Primum quidem convenientibus vobis in ecclesiam, audio scissuras esse inter vos, et ex parte credo. 1 9. Nam oportet et haereses esse, ut et qui probati sunt, manifest! riant in vo-

bis. 20. Convenientibus ergo vobis in unum, jam non est Dominican! ccenam manducare. 21. Unusquisque enim suam coenam praesumit ad manducandum. Et alius quidem esurit : alius autem ebrius est.

22. Numquid domos non habetisad manducandum, et bibendum? aut ecclesiam Dei contemnitis, et confunditis eos, qui non habent? Quid dicam vobis? Laudo vos? in hoc non laudo.

23. Ego enim accepi a Domino quod et tradidi vobis, quoniam Dominus Jesus in qua nocte tradebatur, accepit panem, 24. et gratias agens fregit, et dixit : ''Accipite, et manducate : hoc est corpus meum, quod pro vobis tradetur : hoc facite in meam commemorationem. 25. Similiter et calicem, postquam ccenavit, dicens: Hie calix novum testamentum est in meo sanguine : hoc facite quotiescumque bibetis, in meam commemorationem. 26. Quotiescumque enim manducabitis pa-

' Matth. 26, 26. Marc.

14, 22. Luc.

bonne chere, les autres manquaient du necessaire. C'est cet abus que S. Paul reprend ici. — Toutefois plusieurs contestent que l'agape, — repas de charite lie a la cele'bration de l'Eucharistie — ait existe comnie institution reguliere dans la primitive Eglise. Les textes que d'autres alleguent en sens contraire soit du N. T., soit de la Didache, soit des Peres apostoliques peuvent recevoir et ont en effet req:u une explication difterente. La xXaffi; ~o\> oip-ryj des Acles (ii, 46; xx, 7. 1 1 ; xxvii, 35) est proprement la fraction du pain eucharistique. Quant au texte de S. Jude, v. 12 il n'est pas bien siir que la lecon ev tois i'/ana'.; soit authentique; peut-etre faut-il lire comme dans S. Pierre (II Pier, ii, 13) ev Tot?? krAii^ ; en tout cas, rien n'oblige a s'ecarter du sens ordinaire du mot iyi-T, (comp. Jud. 2, 21), amour, charite. La forme du pluriel est d'un emploi emphatique : Us sont im e'cueil mi milieu de vos charites dans vos re'wrioits.

Dans cette opinion, ce que S. Paul blamerait chez les fideles de Corinthe, ce ne serait done pas Tabus d'une institution existante, mais plutot une innovation contraire aux intentions du Sauveur et au respeel: exige par le mystere eucharistique.

Page 1