‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 191 sur 506 · I. Luc. 24, I. Joan · texte numérisé non relu

I. Luc. 24, I. Joan

*Matth.28, 5. Luc. 24, 4. Joan. 20,

sainte Vierge, et mere de/acgues [dit /e Mineur^ pour le distinguer de Jacques fils de Zdbedde] et de Joseph, ou Joscs, autre frere du Seigneur. Voy. Marc, vi, 13. — Salome, mere des fils de Zdbedee.

42. Le soir : au coucher du soleil comnienqait le repos du sabbat : il fallait se hater.

43. Josepli d' A ritual It ie : il etait jusqu'alors, dit S. Jean (xix, 38), disciple de Jesus, mais en secret, par crainte des Juifs. — Fori considere ; le grec pourrait se rendre aussi, distingue par ses manihes.

45. Accorda gratuitement le corps, etc. II fallait quelquefois payer une semblable faveur.

46. Achete : les Juifs pouvaient, un jour de fete, acheter un objet, mais sans en debattre ni payer le prix, et donner la sepulture, mais non enbaumer le corps, ce qui demandait un long travail.

CHAP. XVI

1. Sabbal... passe : le samedi soir, apres le soleil couche. — Embaiiiiier : litt. oindre.

2. Le premier joicr de la scmaiiie, notre dimanche. Parties de grand matin {des Vaube, Matlh. xxviii, i) elles ne parvinrent au sepulcre qu'apres le soleil leve.

4. Elle etait... grande : le but de cette incidente est d'expliquer, ou bien les preoccupations des femmes, qui se sentaient incapables de rouler une telle pierre hors de I'entree du sepulcre, ou bien la possibilite pour elles d'apercevoir de loin qu'elle etait otee.

5. Entrant alors : excepte Madeleine qui avait dte precipitamment avertir les Apotres [Jean, xx, 2). - Un jeune homme : I'ange qui venait d'oter la pierre. Voyez Matthieu, xxviii, 2-5.

EVANGILE SELON S. MARC. Chap. XVI, 7—20.

^^l/Jd HhS

lieu ou on I'avait mis. 7Mais allez dire a ses disciples et a Pierre qu'il vous precede en Galilee; c'est la que vous le verrez, comme il vous I'a dit. " ^Sortant aussitot du sepulcre, elles s'enfuirent, car le tremblement et la stupeur les avaient saisies ; et elles ne dirent rien a personne, a cause de leur effroi.

9jesus etant done ressuscite le matin du premier jour de la semaine, il apparut d'abord a Marie-Madeleine, de laquelle il avait chasse sept demons; i°et elle alia I'annoncer a ceux qui avaient ete avec lui, et qui s'affligeaient et pleuraient "Ouand ils entendirent qu'il vivait et qu^^le I'avait vu, ils ne la crurent point^^gnsuite Jesus se montra en chemin sous une autre forme a deux d'entre eux qui allaient a la campagne. ^sCeux-ci revinrent I'annoncer aux autres qui ne les crurent pas non plus.

14 Plus tard, il se montra aux Onze eux-memes, pendant qu'ils etaient a

table; et il leur reprocha leur incredulite et la durete de leur coeur, de n'avoir pas cru ceux qui I'avaient vu ressuscite.

15 Puis il leur dit : " Allez par tout le monde, et Drechez I'Evangile a toute creature^V^Celui qui croira et sera baptise, sera sauve; celui qui ne croira pas, sera condamne. i7Et voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom, ils chasseront les demons ; ils parleront de nouvelles langues; ^^ils prendront les serpents, et s'ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur fera point de mal; ils imposeront les mains aux malades, et les malades seront gueris. "

i9Apres leur avoir ainsi parle, le Seigneur Jesus fut enleve au ciel, et s'assit a la droite de Dieu. ^oPour eux, etant partis, ils precherent en tous lieux, le Seigneur travaillant avec eux, et confirmant leur parole par les miracles qui I'accompagnaient.

7. En Galilee : Voy. Matih. xxviii. 7, 10 notes. — Comme il vous Pa dit^ la veille de sa mort, {iMarc, xiv, 28).

8. A personne : a aucune des personnes qu'elles rencontrerent en chemin, tant dtait grande leur Amotion; peut-etre craignaientelles aussi les Juifs. Mais bientot Jesus vint lui-meme les rassurer; voy. Matth. xxviii, 10. — A cause de leur effroi^ etpopouvco yo^p- C'est sur ce yap que certains critiques voudraient terminer I'evangile de S. Marc; mais voy. I'Introdudlion p. 123.

9. A Marie- Madeleine; voy. Jean, xx, 14 sv. — Cette apparition fut la premiere de celles qui etaient desiifiecs a la publicitc, conmie preuves de la resurrecflion de Jesus- Christ; mais la piete chretienne a toujours partage le sentiment que saint Ignace de Loyola exprime en ces termes ; '' En premier lieu, il apparut a la Vierge Marie. Bien que I'Ecriture ne le dise pas, on le tient pour

dit, puisqu'elle rapporte qu'il apparut a tant d'autres. L'Ecriture, en effet, suppose que nous avons de I'intelligence, selon ce qui est ecrit : Eies-vous encore, vous aussi, sans inlelligence" {Matth. xv, 16)? Exerc. spir. Mysthes. — Sept demons : voy. Luc, viii, 2.

1 1 . lis ne crurent point : voy. Luc, xxiv,

lO-I I.

12. A la campagne, au bourg d'Emmaiis, appele campagne par opposition a la ville de Jerusalem. Voy. le beau recit de S. Luc, xxiv, 13-22.

14. Plus tard, le soir meme du dimanche de la resurrecftion. La Vulgate, traduisant oaxspov par 7iovissi}ne, en dernier lieu semble regarder cette apparition comme la derniere de toutes, au jour de I'Ascension. Mais la comparaison de notre texte avec ceux de S. Luc (xxiv, 36 sv.) et de S. Jean (xx, 19 sv.) nous incline a croire que S. Marc resume ici les memes apparitions, faites

EVANGELIUM SECUNDUM MARCUM. Cap. XVI, 7— 20. 185

I, lie. 24,

crucifixum : surrexit, non est hie, ecce locus ubi posuerunt euni. y.Sed ite, dicite discipulis ejus, et Petro quia prascedit vos in Galilasam : ibi eum videbitis, "sicut dixit vobis.

8. At illas exeuntes, fugerunt de monumento : invaserat enim eas tremor et pavor : et nemini quidquam dixerunt : timebant enim.

9. Surgens autem mane, ''prima sabbati, apparuit primo Marias Magdalene, de qua ejecerat septem dasmonia. 10. Ilia vadens nuntiavit his, qui cum eo fuerant, lugentibus, et flentibus, 11. Et illi audientes quia viveret, et visus esset ab ea, non crediderunt. 12. ''Post haec autem duobus ex his ambulantibus ostensus est in alia effigie, euntibus in villam : 13. et illi euntes nuntiaverunt ceteris : nee illis crediderunt.

14. Novissime recumbentibus illis undecim apparuit : et exprobra-

vit incredulitatem eorum et duritiam cordis : quia iis, qui viderant eum resurrexisse, non crediderunt.

15, Kt dixit eis : E.untes in mundum universum prasdicate Evangelium omni creaturas. 16. Qui crediderit, et baptizatus fuerit, salvus erit : qui vero non crediderit, condemnabitur. 17. Signa autem eos, qui crediderint, hasc sequentur :

''III nomine meo dasmonia ejicient :

•'linguis loquentur novis : 18. *Serpentes tollent : et si mortiferum quid biberint, non eis nocebit : 'super aegros manus imponent, et bene habebunt.

19. Et Dominus quidem Jesus postquam locutus est eis, 'assum- 7Luc.24,5i ptusestin coelum, etsedet a dextris Dei. 20. Illi autem profecti prasdicaverunt ubique Domino cooperante, et sermonem confirmante, sequentibus signis.

'"Aa.16,18.

s'AA. 2, 4 et lo, 46.

^'Aa. 28.5.

'Aa. 28,8.

le jour de la resurrecflion et le dimanche suivant, au.v Onse seulement, pendant qii'i/s etaicnt a table dans le Cenacle, ou Jesus prit meme de la nourriture avec eux {Luc, v. 42) et leur rcproclia letir incredulite (Luc, v. 38; Jean, vers. 27 sv.)

1 5. Puis il leur dit... Le soir meme de sa resune(!rtion, Jesus p;irla .lux Apotres de leur grande mission {Jeati, xx,2i sv.); cependant nous pouvons voir ici, comme en S. Luc, xxiv, 46 sv., un abr^ge des instruftions que Jesus- Christ donna a ses Apotres, pendant les 40 jours qui precederent son ascension, et specialement dans la celebre apparition que rapporte S. Matthieu, xxviii, 17 sv.

16. Celuiqui croira... La foi est done une condition essentielle du salut par Jesus- Christ, et qui ne croij-a pas sera coftdanine'. Comp. /ean, iii, 18 sv., ou I'on voit clairement que cette incredulite, cause de la damnation, n'est pas I'ignorance plus ou moins complete des verites du salut, mais une disposition coupable de Tame qui, par suite

de son attachement aux oeuvres mauvaises, prefere les tenebres a la lumiere. — Et sera baptise : le bapteme lui aussi, est une condition necessaire de salut (voyez /ean, iii, 5); mais la tradition apostolique a toujours enseigne que le bapteme d'eau. peut etre supplee par te bapteme de saui^, le martyre, ou par le bapteme de desir, qui exige seulement une volonte sincere de se soumettre a toutes les conditions que Dieu a mises au salut des hommes.

17. Void les miracles : I'accomplissement de ces promesses de N.-S. est atteste par le livre des AHes. (voy. p. ex. xix, 6, 12; xxviii, 3 sv.) et par la Vie des Saints. Plus frequent a I'origine de I'Eglise, ce don des miracles n'a jamais entierement disparu de son sein.

19. Apres leur avoir parle, Jesus les conduisit a Bethanie, non loin de Gethsemani, ou sa passion avait commence, et la il fut enleve, etc. Voy. Luc, xxiv, 50.

Page 1