‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 193 sur 506 · III. Sa Vie souffrante et glorieuse, chap, xxii — xxiv · texte numérisé non relu

III. Sa Vie souffrante et glorieuse, chap, xxii — xxiv

•S. Hil., de Trin. iv, i; S. Jer., contr. Pelag. ii, 6.

^S. Just., contr. Tryph. 103; S. Ir^n., contr. Hivres. iii, 22; S. Hippol, c. Noet.

^S. Epiph., Ancor. 31. L'assertion de vS. Epiphane semble, ^ premiere vue, se rapporter aux larmes de Jesus sur Jerusalem {Luc, xix, 12); mais un examen plus attentif du contexte montre qu'elle concerne la sueur

de sang. Voyez la note Dom Massuet sur S. Irdnee, livre iii, chap. 22, 2.

* On sait que les Ariens, pour prouver que le Fils de Dieu ^tait inf^rieur au P&re, abusaient des textes ou I'Evangile rapporte les mystdrieux abaissements de la sainte Human ite du Sauveur.

5 Comp. rintroduflion k I'Evangile selon S. Marc, p. 123, col. 2.

fiVANGILE SELON SAINT LUC.

La deuxieme partie peut se subdiviser ainsi :

1° Pcriode de Preparation, par le ministere du Precurseur, le bapteme, le jeune et les tentations de Jesus, chap, iii — iv, 13.

2° Ministere de Jesus en Galilee, chap, iv, 14 — ix, 50.

Cette secflion, qui en saint Matthieu comprend 14 chapitres, n'en a ici que 6; car saint Luc omet tous les faits rapportes, entre la premiere multiplication des pains et la confession de saint Pierre, par saint Mat-

thieu (xiv, 22 — xvi, 13) et saint Marc (vi, 45 — viii, 27); de plus, il place dans la troisi^me se(flion plusieurs enseignements de Jesus, que les autres ^vangdlistes ont rattaches au minist&re en Galilee.

30 Le Voyage vers Jerusalem, ch. ix, 51 — xix, 28.

Ces 10 chapitres renferment un grand nombre de faits et d'enseignements que saint Luc seul nous a conserves. Pour la meme periode, saint Matthieu n'a que deux chapitres (xix et xx) et S. Marc un seul (x).

4° Scjour et Predication a Jerusalem, chap, xix, 29 — xxi, 38.

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Preface [I. i —4].

Chap. I. I^^^^S^alPRES que plusieurs ont entrepris de composer une relation des choses dont on a parmi nous pleine convi6lion,2conformement a ce que nous ont transmis ceux qui ont ete, des le commencement, temoins oculaires et ministres de la Parole; sj'ai resolu I moi aussi, apres m'etre applique a connaitre exa6lement toutes choses depuis I'origine, de t'en ecrire le recit suivi, excellent Theophile, 4afin que tu reconnaisses la certitude des enseignements que tu as recus.

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GHAP. I.

I. Onf entrepris : loin de blamer les tentatives de ses devanciers, S. Luc veut s'autoriser de leur exemple, pour composer k son tour une histoire evangelique, plus specialement adaptee aux besoins spirituels de Thdophile et des chretientes fondees par I'Apotre des Nations (voyez I'lntroducflion, p. 188). Faut-il voir ici une allusion aux evangiles de S. Matthieu et de S. Marc? Plusieurs I'ont nie, parmi les Peres et les ecrivains modernes. Cependant rien ne semble s'y opposer, ni dans la maniere dont saint Luc parle de ces recits (verset i), ni dans la source qu'il leur assigne (verset 2, voyez la note); par ailleurs, il est presque impossible de supposer qu'il n'ait point eu I'occasion de connaitre au moins I'evangile de saint Matthieu, soit k Antioche, soit pendant son sejour a Jerusalem et a Cesaree. Quoi qu'il en soit, la pensee de I'auteur se porte principalement sur un certain nombre d'ecrits, moins considerables sans doute et surtout moins autorises, dont aucun^ du reste, n'a survecu a la diffusion des evangiles canoniques, les seals qui, des I'origine, furent regus ofticiellement dans I'Eglise. Quant

aux evangiles apocryphes que nous connaissons, leur date relaiivement rdcente ne permet pas de penser que S. Luc en ait fait mention.

Dont on a... pleine convidion ; c'est le sens du verbe TtXripocpopEU) chez les auteurs grec« ; et la Vulgate ellememe, qui le traduit ici par coinpletce sntit, ont ete accomplies, I'a rendu ailleurs par plenissime sciens, pleinemettt convaincu {Row. iv, 21). Du reste, pour exprimer I'accomplissement d'un fait, saint Luc emploie toujours le verbe irXfipow (voy. i, 20; ix, 31; A^. xiv, 25, etc.); et de plus, si les mots parmi tious designent I'ensemble des fideles, deja repandus alors en diverses provinces, il semble peu exacft de dire que les faits evangeliques se sent accotnplis parmi eux, puisque la Palestine seule en a ete le theatre.

2. Nous ont transfnis, par tradition or ale (c'est le sens habituel du verbe 7rapa3i8ovai dans le Nouveau Testament), ceux qui, etc. La premiere source des ecrits evangeliques a done ete la predication des Apotres, choisis par N.-S. pour etre temoins oculaires de sa vie et de ses miracles {Marc, iii, 14; \Jeati, i, i), recueillir de sa bouche ses enseigne-

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GbanjElium secunbum liutam.

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— :i:— CAPUT I. — :i:—

Zachariae sacerdoti annuntiat Gabriel Joannis conceptum ex Elisabeth sterili ; qui Angelo non credens, mutus efficitur :

idemque Gabriel Mariae annuntiat conceptum Jesu Filii Dei de Spiritu sandio : ad Mariae salutationem Joannes exsultat in utero, et Elisabeth prophetat, ipsaque Maria canticum gratiarum a<5lionis Domino decantat : in nati Joannis circumcisione Zacharias pater, recepta loquela, canticum gratiarum adlionis dedit.

UONlAMquidemmulti conati sunt ordinare narrationem, quag in nobis completas sunt, rerum :

2. "sicut tradiderunt no- Dis, qui ab initio ipsi viderunt, et ministri fuerunt sermonis : 3. visum est et mihi, assecuto omnia a principio diligenter, ex ordine tibi scribere, *optime Theophile, 4, ut cognoscas eorum verborum, de quibus eruditus es, veritatem.

Joan. 1,1.

*Aa.

ments et devenir ensuite les ministres de la Parole, c'est-a-dire de V Evangile, la bonne nouvelle du salut apporte au monde par Jesus-Christ (comp. Ad. x, 36).

Cette predication des Apotres semble avoir, de bonne heure, revetu une forme determinee et usuelle, suivant laquelle se repetaient au peuple les divers episodes de la mission du Sauveur en Galilee et les principaux points de son enseignement; non par maniere de recit suivi, mais selon que le comportaient les circonstances et I'utilit^ des auditeurs. Ce mode de predication nous est atteste par S. Papias (voy. p. 122 col. i). Les premiers ecrivains evangeliques, et S. Matthieu lui-meme, se trouverent done en presence de fragments historiques ou didad\iques, deja composes et meme graves dans la memoire des fideles. Leur oeuvre consista (sous I'inspiration du Saint-Esprit, pour nos evangelistes) k les recueillir, k les mettre en ordre et k les completer d'apres leiirs souvenirs ou leurs recherches personnelles, de maniere k offrir un tableau relativement complet du ministere de Jdsus aupres du peuple, et des douloureuses scenes de sa Passion, bientot suivies d'une resurrection glorieuse. S. Marc s'en est tenu Ik; S. Matthieu et S. Luc y ont ajout^, sans aucune ddpendance mutuelle, quelques recits concernant la naissance et la vie cachee du Sauveur. S. Jean, au contraire, sans r^peter ce que ses predecesseurs avaient rapporte de I'enseignement, surtout moral et populaire, du Sauveur en Galilee, s'est attache k nous transmettre les enseignements plus theologiques, donnes par Jesus k Jerusa-

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lem devant les Pretres et les Docteurs d'Israel.

Ainsi s'explique,croyons-nous,ce melange de ressemblances souvent litterales et de divergences surprenantes, que nous offre le texte des trois premiers evangelistes, lorsqu'ils rapportent ceux des afles, enseignements et miracles du Sauveur, qui faisaient I'objet le plus ordinaire des catecheses apostoliques.

Des le commencement, non de la vie, mais du ministere messianique de Jesus, inaugure par la predication et le bapteme de Jean- Baptiste. Ce commencement est expressement signal^ par les ecrivains sacr^s : Marc, i, i ; Luc, iii, 23 ; Ad. i, 22 ; x, 37.

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