‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 351 sur 506 · De nouveau, voy. ix · texte numérisé non relu

De nouveau, voy. ix

22. La fete de la Dedicace. Cette fete se celebrait le 25 du neuvieme mois, appele Casleu (milieu de decembre). Judas Machabee I'avait institute en memoire de la purification du temple profane par Antiochus Epiphane (I Mack, iv, 52-59; ii, i, 18; X, 5-8). Voy. dans le Vocab. Les fetes juives et Le calendrier ji<if.

23. Le portigue de Salomon etait une galerie couverte, ornee de colonnes, et situee dans la partie orientale du temple, le long du parvis des Gentils. Bati par Salomon, il ^taitreste debout lors de la destruction du premier temple par Nabuchodonosor. N.-S.

s'y promenait souvent dans cette saison assez rigoureuse meme a Jerusalem. Voy.

Josepke, Ant. xx, 9, 7.

24. Les Juifs : membres du Sanhedrin, animes d'mtentions hostiles. De la leur question.

26. A-pxhs de nies brebis^ plusieurs manuscrits ajoutent, covime je votes Pat dtt.

29. La Vulgate et quelques manuscrits grecs : Ce qtie man Pere m'a dottne est plus grand que totites choses : ce que le Pere a donne au Fils en I'engendrant, c'est la nature divine.

30. On peut voir dans ce verset la mineure d'un syllogisme. A la majeure exprimee dans le verset precedent: "Mon Pere a

la toute-puissance," Jesus ajoute de suite la mineure : " Or mon Fere et moi nous sommes un, nous possedons la meme nature." La conclusion, sous-entendue, s'impose : Done je suis tout-puissant, je suis Dieu commemon Pere. — Notts sommesmd\(\\ie la distincftion des personnes; un I'unit^ de nature et de substance. "La premiere expression, dit S. Augustin, nous sauve de Charybde, c'est-a-dire de Sabellius; la seconde, de Scylla, c'est-a-dire d'Arius." — " Arius, ayant enseigne que I'unite du Pere et du Fils n'etait qu'une unite de concorde, I'Eglise, au concile de Nicee, a defini comme un dogme de foi que le Fils est consubstantiel au Pere, c'est-k-dire qu'il a la meme nature et la meme substance divine. Ce terme, qui n'etait point dans I'Ecriture, fut juge necessaire pour la bien entendre, ... non que I'Ecriture s'explique sur ce mystere d'une maniere obscure ou ambigue, on a voulu simplement, par ces paroles expresses, resister aux mauvaises interpretations des heretiques, et conserver a I'Ecriture ce sens naturel et primitif qui frappe tout d'abord les esprits non pr^venus." Bossiiet.

31. De nouveat/. Voyez viii, 59. — Le lapider comme blasphdmateur. Les Juifs comprenaient done que Jesus, par ces paroles, s'attribuait la nature divine.

382 EVANGILE SELON S. JEAN. Chap. X^ 34—42;; XI, i— 10.

pheme, et parce que, etant homme, vous vous faites Dieu." 34jesus leur repondit : " N'est-il pas ecrit dans votre Loi : J'ai dit : Vous etes des dieux.? 35Si la Loi appelle dieux ceux a qui la parole de Dieu a ete adressee, et si I'Ecriture ne peut etre aneantie, 36 comment dites-vous a celui que le Pere a sanftifie et envoye dans le monde : Vous blasphemez, parce que j'ai dit : Je suis le Fils de Dieu ? 37 Si je ne fais pas les oeuvres de mon Pere, ne me croyez pas. 38 Mais si je les fais, lors memeque

vous ne voudriez pas me croire, croyez . a mes oeuvres : afin que vous sachiez et reconnaissiez que le Pere est en moi, et que je suis dans le Pere." 39La-dessus, ils chercherent de nouveau a se saisir de lui, mais il s'echappa de leurs mains. 40 H s'en retourna au dela du Jourdain, dans le lieu ou Jean avait commence a baptiser; et il y demeura. 41 Et beaucoup venaient a lui, disant : " Jean n'a fait aucun miracle; 42 mais tout ce qu'il a dit de celui-ci est vrai." Et il y en eut la beaucoup qui crurent en lui.

IV. — APRES LA RESURRECTION DE LAZARE, PEU DE TEMPS AVAA7T LA DERNIERE FAQUE, LA HAINE DES JUIFS VA JUS- QU'A DECRETER LA MORT DE JESUS [CHAP. XI].

1° — La resurreftion de Lazare [vers, i — 44].

Jesus appele aupres de Lazare [i — 6]. Declaration de Jesus : Lazare est mort, mais il va le ressusciter [7 — 16]. Le recit du miracle [17 — 44].

Ch. XI. g^^L y avait un malade, Lazare, '^^O. de Bethanie, village de Marie i"l^^^ et de Marthe, sa soeur. — 2 Marie est celle qui oignit de parfum le Seigneur, et lui essuya les pieds avec ses cheveux; et c'etait son frere Lazare qui etait malade. — 3 Les scjeurs envoyerent dire a Jesus : " Seigneur, celui que vous aimez est malade. " 4Ce qu'ayant entendu, Jesus dit : " Cette maladie ne va pas a la mort, mais elle est pour la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu soit glorifie par elle."

5 Or Jesus aimait Marthe, et sa soeur Marie, et Lazare. ^Ayant done appris qu'il etait malade, il resta deux jours encore au lieu ou il etait. 7 II dit ensuite a ses disciples : " Retournons en Judee." ^Les disciples lui dirent : " Maitre, tout a I'heure les Juifs voulaient vous lapider, et vous retournez la?" 9 Jesus repondit : "N'y a-t-il pas douze heures dans le jour?

Si quelqu'un marche pendant le jour, il ne se heurte point, parce qu'il voit la lumiere de ce monde. ^"Mais s'il marche pendant la nuit, il se heurte,

34. N^est-il pas ecrit dans votre loi, au sens large, c.-a-d. dans les livres de I'Ancien Testament. — Des dieux. Dans ce passage du Ps. Ixxxii h, le Seigneur s'adresse k des juges iniques qu'il exhorte a juger selon I'equite, en leur rappelant qu'ils sont les representants de Dieu sur la tene.

36. SattSlifie di6\\. s'entendre ici de la consecration a la dignite messianique, d'ou le nom de Saint de Dieu donne k Jesus-Christ {Marc,\, 24; Luc, iv, '},&,; Jean, vi, 69). N.-S. argumente du nioins au plus, et se hate d'ajouter (vers. 38) qu'il est d'ailleurs le Fils de Dieu dans le sens propre du mot, c.-a-d. un avec le Pere en substance et en nature.

38. Reconnaissiez, Vulg. croyiez. — En moi, avec son essence, et par consequent avec sa puissance et sa volonte. Cette inhabitation intime, cette penetration mutuelle du Pere et du Fils est appelee par les theologiens circuntinsession.

40. Au-dela du Jourdain, en Per^e, k Bethanie (i, 28; iii, 23).

CHAP. XI

I. Bethanie, village de Marie, etc. : Ce village etait situe pres du sommet du mont des Oliviers, sur la route de Jerusalem k Jericho, k quinze stades (vers. 13), soit environ trois kilometres, de Jerusalem. Un

EVANGEL. SECUNDUM JOANNEM. Cap. X, 34—42; XI, i — 10. 383

cum sis, facisteipsum Deum. 34. Respondit eis Jesus : Nonne scriptum est in lege vestra: "quia Ego dixi,dii estis? 3 (;. Si illos dixit deos, ad quos sermo Dei factus est, et non potest solvi Scriptura : 36. quern Pater sanctificavit, et misit in mundum, vos dicitis : Quia blasphemas : quia dixi, Filius Dei sum? 37. Si non facio opera Patris mei, nolite credere mihi. 38. Si autem facio : et si mihi non vultis credere, operibus credite, ut cognoscatis, et credatis quia Pater in me est, et ego in Patre. 39. Quasrebant ergo eum apprehendere : et exivit de manibus eorum. 40. Et abiit iterum trans Jordanem in eum locum, ubi erat Joannes baptizans primum : et mansit illic : 41. et muiti venerunt ad eum, et dicebant : Quia Joannes quidem signum fecit nullum.

42. Omnia autem quascumque dixit Joannes de hoc, vera erant. Et muiti crediderunt in eum.

-^^ CAPUT XI. — :i:—

Jesus Lazarum quatuor diebus mortuum resuscitat, prjsfatus multa cum discipulis et cum Martha : quapropter dum propter hoc miraculum muiti in Christum crederent, pontifices et Phariscei, initoconsiHo statuerunt eum occidere. Caipha ponti-

fice prophetante oportere Jesum mori, ne totus populus periret : Jesus autem secedit in civitatem Ephrem.

RAT autem quidam languens Lazarus a Bethania, decastello Marias, et Marthas sororis ej us. 2 . ( M ari a autem erat, "quae unxit Dominum unguento, et extersit pedes ejus capillis suis : cujus frater Lazarus infirmabatur). 3. Miserunt ergo sorores ejus ad eum dicentes : Domine, ecce quern amas infirmatur. 4. Audiens autem Jesus dixit eis : Infirmitas hasc non est ad mortem, sed pro gloria Dei, ut glorificetur Filius Dei per eam.

5. Diligebat autem Jesus Martham, et sororem ejus Mariam, et Lazarum. 6. Ut ergo audivit quia infirmabatur, tunc quidem mansit in eodem loco duobus diebus;

7. deinde post haec dixit discipulis suis : Eamus in Judasam iterum.

8. Dicunt ei discipuli : Rabbi, nunc quasrebant te Judasi lapidare, et iterum vadis illuc.^ 9. Respondit Jesus: Nonne duodecim sunt horas diei.'^ Si quis ambulaverit in die, non ofFendit, quia lucem hujus mundi videt : 10. si autem ambulaverit in nocte, ofFendit, quia lux non est in

''Matth.26,

Infr.

autre village, portant le meme nom, existait dans la Peree (i, 28; x, 40). Voy. ce mot dans le Vocab.

2. L'Evangeliste suppose connus de ses lecileurs les details donnes par S. Luc sur cette famille aimee du Sauveur et, par anticipation, il cite un trait qu'il racontera avec plus de details, au chapitre xii. Voy. Luc, vii, 37 sv.; x, 28-^2;/ecin, xii, 31, et I'art. Marie- Made leitie dans le Vocabulaire.

3. " Souvent on dit k J^sus dans son Evangile : Venez, Seigneur, et guerissez : imposez vos mains, touchez le malade; ici on dit simplement : Lelui que vous aimes est malade. Jesus entend la voix du besoin, d'autant plus que cette mani^re de le prier a quelque chose, non seulement de plus respe6lueux et de plus soumis, mais encore de plus tendre. Qu'elle est aimable cette priere! Pratiquons-la, principalement pour les maladies de Fame." Bossuet.

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