‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 418 sur 506 · Ce lieu, c.-a-d. le temple, qu'ils designaient du geste · texte numérisé non relu

Ce lieu, c.-a-d. le temple, qu'ils designaient du geste

15. ConiDie celui dhin ange, tant son visage resplendissait de beaute, de serenite et de majest^.

CHAP. VII

2. Etietine i-epondit : Le discouis d'Etienne n'est qu'un rdcit de I'histoire du peuple de Dieu, une longue serie de faits, alors qu'on s'attendait a un plaidoyer. Comment se faitil qu'il se soit arrets si longtemps a rappeler les diverses phases de I'histoire d'Israel, sans prendre soin d'en tirer des conclusions.i^ La raison en est qu'il fut interrompu dans son di scours (vers. 54), au moment, semble-t-ii, oil il allait faire h. sa propre cause I'application de ce qu'il avait dit. D'ailleurs des faits qu'il rappelle ressort, au moins, une pensee generale : A toutes les epoques de son histoire, Israel a regu de Dieu le salut, et cela dans les temps et les lieux ou, a juger humainement des choses, il devait moins I'attendre. Mais au lieu de reconnaitre et d'honorer les personnages qui furent les instruments de sa delivrance, il les a rejetes, s'attirant ainsi de terribles chatiments. Si done leurs ancetres se sont toujours opposes aux envoyes de Dieu, quoi d'etonnant que les Juifs persecutent maintenant Etienne. — On decouvre aussi, en maints passages, I'intention evidente d'Etienne de repondre aux accusations ele-

vees contrelui, et Ton a pu, non sans raison, distinguer dans le discours du saint diacre trois parties : " Etienne se justifie successivement d'avoir blaspheme centre Dieu (vers. 2-16); contre Moise et contre la Loi (vers. 17-43); contre le temple (vers. 44-53)." — E/i iMt'sopotivnie. La Mesopotamie est prise ici dans un sens large, et par suite est censee comprendre dans son territoire la Basse Chaldee, 011 se trouvait la patrie d'Abraham, la ville d'Ur, la Mug/ie'ir moderne — a Hanifi, que les Grecs appelaient \irjrj%i et les Romains Carra\ ville de la Me'sopotamie septentrionale, a une journee de marche au sud d'Edesse.

3. Ei lui dit : " Quitte ton pays." Selon S. Etienne ces paroles, rapportees au chapitre douzieme de la Genese, vers, i, auraient ete prononc^es avant qu'Abraham vint demeurer a Haran. Et il semble bien, en efifet, que ces mots " quitte ton pays " ne sauraient s'appliquer a Haran, ou Abraham ne resida qu'en passant et comme etranger, mais qu'ils doivent s'entendre de Ur, sa patrie.

Cependant la Genese parait afhrmer (chap, xi, 31-32 et xii, 4) que cet ordre fut intime a Abraham pendant son sejour <\ Haran.

S. Etienne se serait-il done trompe? Nullement. D'abord parce qu'on est en droit de traduire "Jehovah dit a Abraham" [Gen.

xii, i) par le plus-que-parfait " Jehovah avait dit." Car la Genese nous apprend au chapitre quinzieme, vers. 7, que c'est un ordre divin qui motiva le depart d'Abraham d'Ur, sa patrie. Et puis, en s'appuyant sur ce dernier texte, on peut admettre que Dieu apparut deux fois a Abraham et qu'il lui I renouvela a Haran un ordre deja donne a

ACTUS APOSTOLORUM. Cap. VI, 13—15; VII, 1—7.

plebem, et seniores, et Scribas : et concurrentes rapueruiit eum, et adduxerunt in concilium, 13. et statuerunt falsos testes, qui dicerent :

Homo iste non cessat loqui verba adversus locum sanctum, et legem.

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