‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 425 sur 506 · qui cum venissent, oraverunt · texte numérisé non relu

qui cum venissent, oraverunt

ici d'une ville de la province de Samarie " TTjc ilatj-aocia?," peut-etre de Sichem, ou le Sauveur avait exerce son ministere aupres de la Samaritaine et de ses concitoyens (Jean, iv). — Plusieurs manuscrits ont : " dans /a ville de /a Samarie, eU xr)v TioAiv. " II s'agirait alors de la ville la plus imporiante du pays de Samarie, de Sebaste. 9. Ce Siiiwii etait ne en Samarie, au bourg de Gitta ou Gitton,aujourd'hui Karyet lyit, sur la route de Naplouse a Jaffa. II appartenait a cette classe nombreuse d'imposteurs religieux qui,au temps desApotres, parcouraient les provinces. Operait-il des effets extraordinaires par I'intervention du demon ou bieii irompait-il les hommes par de simples prestiges? Le recit de S. Luc ne decide pas cette question. II est probable qu'il se donnait pour le Messie attendu par les Samaritains sous le nom de i-estatirateur. Quant au nom de Grande I 'ertic ou Puissance. rt'd? Dieii (vers. 10) sous iequel le peuple le designait, il s'ex|)lique ]jar la dor-

trine gnostique de I'emanation qu'enseignait Simonet qui,pourcombler la distance infinie qui sepai-e Dieu et le monde, imaginait uiie serie d'Eotis ou Puissances, emanant du sombre abime de la divinite. II est done probable que les Samaritains regardaient Simon comme une sorte d'incarnation divine, une vivante manifestation de la divinite.

i2,.Si>iion bii-tneme criii, mais non de cette foi pleine qui justifie et qui sauve. Reconnaissant en Philippe le ministre d'un Dieu superieur il s'attacha a lui, mais par des motifs egoistes et interesses, ainsi que le montrera la suite du recit.

M. Les Apotfes... y envoy erent Pierre et /can. Philippe n'etait que diacre. Or "le don special de I'Esprit-Saint n'etait alors octroye que par I'intermediaire des Apotres. " Pierre et Jean furent done charges d'achever I'oeuvre de Philippe, et, par rhnposition des mains, de faire descendre sur les fideles de Samarie I'Esprit-Saint avec la plenitude de ses dons.

ACTES DES APOTRES. Chap. VIII, 16—36.

Saint-Esprit. '^Car il n'etait encore dcscendu sur aucun d'eux; ils avaient seulement ete baptises an nom du Seigneur Jesus. i7Alors Pierre et Jean leur imposerent les mains, et ils re^urent le Saint-Esprit.

^^Lorsque Simon vit que le Saint- Esprit etait donne par I'imposition des mains des Apotres, il leur offrit de I'argent, ^9en disant : " Donnezmoi aussi ce pouvoir, afin que tout homme a qui j'imposerai les mains re(joive le Saint-Esprit." Mais Pierre lui dit : ~° " Perisse ton argent avec toi, puisque tu as cru que le don dc Dieu s'acquerait a prix d'argent! ^i H n'y a pour toi absolument aucune part dans cette faveur, car ton coeur n'est pas pur devant Dieu. 22Repens-toi done de ton iniquite, et prie le Seigneur de te pardonner, s'il est possible, la pensee de ton coeur. ^sCar je vois que tu es dans un fiel amer et dans les liens du peche." ^4 Simon repondit : " Priez vous-memesle Seigneur pour moi, afin qu'il ne m'arrive rien de ce que vous avez dit."

25 Quant a eux, apres avoir rendu temoignage et preche la parole du Seigneur, ils retournerent a Jerusalem, en annoncant la bonne nouvelle dans plusieurs villages des Samaritains.

26 Un ange du Seigneur, s'adressant a Philippe, lui dit : " Leve-toi, et

va du cote du midi, sur la route qui descend de Jerusalem a Gaza, celle qui est deserte." 27 H se leva et partit. Et voici qu'un Ethiopien, un eunuque, ministre de Candace, reine d'Ethiopie, et surintendant de tous ses tresors, etait venu a Jerusalem pour adorer, ^sjl s'en retournait, et, assis sur un char, il lisait le prophete Isaie. 29L'j7sp,-it dit a Philippe :

" Avance, et tiens-toi pres de ce char." 30 Philippe accourut, et entendit I'Ethiopien lire le prophete Isaie.

II lui dit : " Comprends-tu bien ce que tu lis?" 3i Celui-ci repondit :

" Comment le pourrais-je, si quelqu'un ne me guide?" Et il pria Philippe de monter et de s'asseoir avec lui. 32 Or le passage de I'Ecriture qu'il lisait etait celui-ci : "Comme une brebis, il a ete mene a la boucherie, et, comme un agneau muet devant celui qui le tond, il n'a pas ouvert la bouche. 33C'estdans son humiliation que son jugement s'est consomme. Quant a sa generation, qui la racontera? Car sa vie a ete retranchee de la terre." 34L'eunuque dit a Philippe : "' Je t'en prie, de qui le prophete parle-t-il ainsi? Est-ce de lui-meme ou de quelque autre?" 35 Alors Philippe ouvrant la bouche, et commencant par ce passage, lui annonc^a Jesus. 36Chemin faisant, ils rencontrerent de I'eau, et I'eunuque dit : " Voici de I'eau :

16. Car il n^ etait encore descendn... Le bapteme chretien avait communique au.\ Samaritains la grace sancftifiante, par consequent I'Esprit-Saint, mais non dans toute sa plenitude, ni avec les effets merveilleux qui, souvent alors, se manifestaient au dehors (don des langues, miracles, etc.). — Baptises au nom dit Seigneur Jesus. Ces mots ne signifient pas que Philippe baptisa les Samaritains sous I'invocation du seul nom de Jesus. L'Apotre, en effet, connaissait, et suivait par consequent, I'ordre que le Sauveur avait donne de baptiser au nom des trois personnes divines. Ces mots " au fiom de yesus " servent a distinguer du bapteme de Jean le bapteme institue par Jesus et tirant de lui toute sa vertu.

17. Pierre et Jean leur imposerent les mains : les confirmcrent. Nous trouvons

indiques, dans ce verset et les trois qui precedent les ministres, le signe sensible, et I'effet du sacrement de confirmation.

20. Telle est I'origine du nom de sitnonie, donne au trafic des choses saintes.

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