‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 453 sur 506 · scribentes per manus eorum · texte numérisé non relu

scribentes per manus eorum

Apostoli et seniores fratres, his, qui sunt Antiochiae, et Syrias, et Cilicias fratribus ex gentibus, salutem.

24. Ouoniam audivimus quia quidam ex nobis exeuntes,turbaverunt

"■ I ThcbS.

dale des fideles, le concile interdit aux Gentils de toucher a ces viandes lorsqu'ils en connaitraient la provenance. Voy. Ep. aux Ro/n. xiv-xv; I Cor. viii. — De Vinipiidicite T7)? TTopvsiai;, mot grec qui, chez les auteurs sacres et profanes, designe souvent, ainsi que nous I'avons fait remarquer {Matth.

V, 32, note, et xix, 9, note,) I'impudicite en general. Or, meme apres leur conversion, les Gentils pouvaient etre porte's a se livrer a cette sorte de desordre. Toutefois le mot -omi'.'j. n'indiquerait-il pas plutot le peche consistant a contraCler mariage au mepris des prescriptions positives de la loi de Moise, sanCtionnees au Concile par les Apotres et devenues ainsi lois de I'Eglise? De bons interpretes le pensent (voy. Matth. xix, 9, note). Cette opinion parait assez probable. On a quelque peine a s'expliquer, dans le sentiment contraire, qu'un precepte de droit naturel vienne se meler ici a trois autres prescriptions positives et legales. — Des viandes ctouffees et dii ja«^.- des viandes etouffees ou suffoquees provenant de petits animaux (grives, lievres, etc.) pris au filet et non saignes {Le'vit. xvii, 10 sv.). L'usage de ces viandes et du sang etait interdit aux Juifs; car dit le Levitique (xvii, 11), " I'ame de tout etre vivant est dans le sang, et je vous I'ai donne en vue de Fautel pour qu'il servit d'expiation pour vos ames ". Porteur de I'ame ou de la vie, le sang d'un animal pent etre envisage comme I'equivalent d'une

vie humaine, et des lors son role est de couler sur I'autel et de reconcilier avec Dieu I'ame du pecheur.

La loi formulee par le decret du concile etait, on le voit, destine'e a aplanir les difificultes entre les Chretiens d'origine juive et ceux d'origine paienne, et a faire eviter h. tout prix, sur quatre points, le scandale des faibles. Plusieurs points tomberent d'euxmemes en desuetude quand la fusion fut operee.

21. Car : Comme la loi qui formule ces quatre interdictions est lue chaque jour de sab"6at dans les synagogues, les judeo-chretiens entendant lire toutes les semaines les defenses de ^loise seraient peines et froisses, si les fideles sortis de la gentilite ne s'y conforrnaient pas comme eux. Telle est, nous semble-t-il, la meilleure maniere d'interpreter ce verset et de le rattacher au precedent.

22. Jude, peut-etre le frere de Joseph Barsabas (i, 23), et Silas, ou Silvanus, qui fut le compagnon de Paul dans sa seconde mission (xv, 40; xvi, 19; I Cor. i, 19; I Thess. i, i). C'est encore Silas qui fut charge de porter h destination la premiere epitre de S. Pierre (I Pier.w, 12). Paul et Barnabe etant, en cette affaire, juges et partie, on leur adjoignit deux membres de I'Eglise de Jerusalem, pour donner plus d'autorit^ a la decision du concile.

ACTES DES APOTRES. Chap. XV, 25—41; XVI, i, 2.

tres sont venus, sans aucun mandat de notre part, vous troubler par des discours qui ont bouleversd vos ames, ""' nous nous sommes assembles et nous avons juge a propos de choisir des delegue's et de vous les envoyer avec nos bieri-aimes Barnabe et Paul, -*'ces homnies qui ont exposd leur vie pour le nom de notre Seigneur Jesus-Christ. -"Nous avons done depute Jude et Silas, qui vous diront de vive voix les memes choses. -'^11 a semble bon au Saint-Esprit et a nous de ne vous iniposer aucun fardeau au dela de ce qui est indispensable, savoir, -^de vous abstenir des viandes offertes aux idoles, du sang, de la chair etouffee et de I'impurete. En vous gardant de ces choses, vous ferez bien. Adieu. "

soAyant done pris conge, les de-

putes se rendirent a Antioche, assemblerent tous les fideles et leur remirent la lettre. s^On en fit lecture, et tous furent heureux de la consolation qu'elle renfermait. 32jude et Silas, qui etaient eux-memes prophetes, adresserent plusieurs fois la parole aux freres pour les exhorter et les affermir. ^s^pres un sejour de quelque temps, ils furent congedies par les freres, avec des souhaits de paix, vers ceux qui les avaient envoyes. 34Toutefois, Silas trouva bon de rester, et Jude s'en alia seul a Jerusalem.

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