Une alliance d'amitid, un serment d'eternelle union
4. Sofi ma/iteau; Vulg., sa iimiqice. — Ses veteiucnts de combat, qui supportaient I'armure (comp. xvii, 39). — ^S"^; ceinliife, d'ou pendait I'epee. Dans Homere {Hiad.\\, 2^0),
Diomede et Glaucus echangent ainsi leurs amies; au temoignage de Macpherson, c'etait aussi la coutume des anciens Celtes.
5. Sa sagesse Itii as stir ait le siiccis : le verbe hebr. iaskil signifie a la fois etre sage OH prudent tt reussir. D'autres, David allait paitout oil l^envoyait Saicl, et // rrussissait, ou bien, zl se inontrait habile (Vulg.). — A la tete des gens de guerre^ de quelque corps de troupes pour des expeditions particulieres, non comme general en chef de I'armee.
6. Quand ils Jirent leur fentree, au retour de Saiil et de ses guerriers. — (2ue David, ajoute pour preparer ce qui suit. — Le Philistin, Goliath; ou bien, les Pliilistins, dans Tune des expeditions dont il vient d'etre parle (vers. 5).
PREMIER LIVRE DES ROIS. Chap. XVIII, 10—29.
voyait David de mauvais oeil, a partir de ce jour.
10 Le lendemain,un mauvais esprit envoye de Dieu saisit Saiil, et il eut de.s transports au milieu de sa maison. David jouait de la harpe, comme Ics autres jours, et Salil avait sa lance a la main. "Saiil brandit sa lance, disant en lui-inevie : " Je transpercerai David et la paroi; " mais David esquiva le coup par deux fois. ^^Satil craignait David, parce que Jehovah etait avec David et s'etait retire de lui. 13 II I'eloigna done de sa personne, et il I'etablit chef de mille hommes, et David sortait et rentrait a la vue du peuple; i4David se montrait habile dans toutes ses entreprises, et Jehovah etait avec lui. ^5 Saiil, voyant qu'il etait tres habile, avait peur de lui ; i^mais tout Israel et Juda aimaicnt David, parce qu'il rentrait et sortait sous leurs yeux.
17 Saiil dit a David : " Voici que je te donnerai pour femme ma fille ainee Merob; seulement montre-toi plein de vaillance et soutiens les guerres de Jehovah. " Or il se disait : " Je ne veuK pas mettre ma main .sur lui, mais que sur lui soit la main des Philistins! " i8p)avid repondit a Saiil :
" Qui suis-je et qu'est-cc que ma vie, qu'est-ce que la famille de mon pere en Israel, pour que je devienne le gendre du roi? " ^9 Mais lorsqu'arriva le temps oii Merob, fille de Saiil, devait etre donnee a David, elle fut donnee pour femme a Hadriel de Molathi.
2oMichol, fille de Saiil, aima David.
On en informa Saiil, et cela lui plut. 21 II se disait : " Je la lui donnerai, afin qu'elle soit pour lui un piege et que la main des Philistins soit sur lui. " Et Saiil dit a David : " Pour la seconde fois tu vas aujourd'hui devenir mon gendre. " 22 Kt Saiil donna cet ordre a ses serviteurs : " Parlez confidentiellement a David, et diteslui : Le roi t'a pris en affection, et tous ses serviteurs t'aiment; sois done le gendre du roi. " 23 Les serviteurs de Saiil firent entendre ces paroles aux oreilles de David, et David repondit:
" Croyez-vous que ce soit une petite chose que de devenir le gendre du roi? Moi, je suis un homme pauvre et d'humble originc. " 24 Les serviteurs de Saiil lui ayant rapporte ce qu'avait repondu David, 25 Saiil dit :
" Vous parlerez ainsi a David : Le roi ne demande aucune dot, mais il desire cent prepuces de Philistins, pour etre venge de ses ennemis. " Saiil pensait faire ainsi tomber David par la main des Philistins. 26 Les serviteurs de Saiil rapporterent ces paroles a David, et David y donna son consentement pour devenir le gendre du roi. 27Avant le terme fixe, David, s'etant leve, partit avec ses genset tua aux Philistins deux cents hommes; il apporta leurs prepuces et en remit au roi le nombre complet, afin de devenir son gendre. x'Xlors Saiil lui donna pour femme sa fille Michol. 28 Saiil vit et comprit que Jehovah etait avec David ; et Michol, sa fille aimait David. 29 Et Saiil le craignit de plus en plus, et il lui fut hos-
10. // eut des trattsporis, des acces de fuieur : etat oftVant quelque ressemblance exterieure avec celui de I'extase prophetique; d'oii rexpression hebr. ithiiabe. Vulg., il prophet isa : voy. I Rois, xxii, 22 et comp. Atl. xvi, 16-18; xix, 15; I Jean^ iv, 1-3. — Sa lance (ou son javclot) : il la tenait habituellement a la main, en guise de sceptre.