‹ La Sainte BibleChapitre 281 sur 735 · JusquW rc7itree de Geth : c'est ainsi · texte numérisé non relu

JusquW rc7itree de Geth : c'est ainsi

qu'ont traduit les LXX. Le texte h^breu aftuel porte, jiisqnW une vallee {gai), legon evidemment alteree (pour gath) et reproduite par la Vulgate. — Sarai'm, dans la Sephela ou plaine de Juda, probablement auj. village de Zacharija. Cette ville ^tait sans doute alors en la possession des Philistins. Sur Geth et Accaron, voy. Jos. xiii, 3.

258 PREMIER LIVRE DES ROIS. Chap. XVII, 53—58; XVIII, 1—9.

jusqu'aux portes d'Accaron. Les cadavres des Philistins joncherent le chemin de Saraim, jusqu'a Geth et jusqu a Accaron. 53 A leur retour de la poursuite des Philistins, les enfants d'lsrael pillerent leur camp. 54 David prit la tete du Philistin et la fit porter a Jerusalem, et il mit dans sa tcnte les armes du Philistin.

ssLorsque Saiil a\ait vu David s'avancer a la rencontre du Philistin, il dit a Abner, chef de I'armee : " De

quicejeune hommeest-il fils,Abner?" Abner repondit : " Aussi vrai que ton ame est vivante, 6 roi, je I'ignore. " s'^Le roi lui dit:" Informe-toi done de qui est fils ce jeune homme. "57Quand David fut de retour apres avoir tue le Philistin, Abner le prit et le mena devant Saiil ; David avait a la main la tete du Philistin. 58 Saiil lui dit : " De qui es-tu fil.s, jeune homme. " Et David repondit : " Je suis fils de ton serviteur, Isai de Bethleem. "

Cliap.

CHAP. XVIII. — Amitie de Jonathas pour David. Chant de femmes d'lsrael et jalousie de Saiil. Saiil donne sa fille Michol pour femme a David.

jOrsque David eut acheve de parler a Saiil, I'ame de Jona- ^ thas fut attachee a I'amc de David, et Jonathas I'aima comme son ame. ^Ce meme jour Saiil prit David aupres de lui, et ne le laissa pas retourner dans la maison de son pcre.

3 Et Jonathas fit alliance avec David, parce qu'il I'aimait comme son ame.

4 II Ota le manteau qu'il portait et le donna a David, ainsi que ses vetcments, jusqu'a son epee, jusqu'a son arc et jusqu'a sa ceinture. 5 David allait au combat; partout ou I'envoyait Saiil, sa sagesse lui assurait le succes; il fut mis par Saiil a la tete des gens de guerre, et il plaisait a tout le

pcuple, meme aux serviteurs du roi.

^Quand ils firent leur entree, que David revint apres avoir tue le Philistin, les femmes sortirent de toutes les villes d'lsrael, en chantant et en dansant, au-devant du roi Saiil, avec des cris de joie, au son des tambourins et des triangles. 7 Les femmes en dansant se repondaient les unes aux autres :

.Saul a tue ses mille, Et David ses dix mille.

8 Saiil fut tres irrite, et ces paroles lui deplurent; il dit : " On en donne dix mille a David, et a moi on donne les mille! II ne lui manque plus que la royaute. " 9Et Saiil

54. Apres sa vifloire, David retourna k Bethleem, en passant par Jerusalem, dont la citadelle etait toujours occupee par les Jebuseens, mais qui e'tait toute peupleed'Israelites {Jos. xv. 63; Jug. i, 8). — Dajis sa tente (hebr. o/iel, avec I'acception primitive dHhabitatioii), dans la maison de son pere. Quelque temps apres, Tepee de Goliath fut deposee dans le tabernacle a Nobe(xxi, 10). Peut-etre la tete meme de Goliath ne futelle deposee par David a Jerusalem que lorsque cette ville fut devenue la capitale du royaume.

55. Lemorceau xvii, 55-xviii, 5, omis dans le Cod. Vatic, parait emprunte a un document different pour suppleer a une lacune du precedent recit; en effet, outre c^ue le nom de- Jonathas n'y est pas ecrit de la meme maniere, xviii, 6 se rattache evidemment a xvii, 54. Mais comment expliquer la question adressee par Saiil a Abner : " De qui ce jeune homme est-il fils? " X'est-elle

pas en contradicftion avec ce qui a ete raconte des relations anterieures entre Saiil et David? Plusieurs solutions de cette difficulte ont ete essaye'es; la plus simple, h notre avis, est la suivante : " Saiil avait ecoute la musique du jeune David et s'etait servi de lui pour porter ses armes, sans attacher grande importance a sa personne ni se preoccuper beaucoup de sa filiation et de la qualite de sa famille. Mais en le voyant sortir au-devant du Philistin avec un air d'intrdpidite et d'assurance cjui denotait clairement le futur heroSjfrappe d'e'tonnement,il demande a son general Abner, non pas : Qui est ce jeune homme? ni non plus : Quel est le ?io?n de son pere? selon la formule ordinaire en pareil cas, mais : De qui est-il fils? Quelle est sa famille? D'oii sort un tel jeune homme? A ce sentiment d'admiration pouvait se joindre chez le roi la pensee de la promesse qu'il avait faite de donner sa propre fille en mariage au vainqueur du Philistin, et de la po-

LIBER PRIMUS REGUM. Cap. XVII, 53—58; XVIII, 1—9. 259

sunt Philisthasos usquedum venirent in vallem, et usque ad portas Accaron, cecideruntque vulnerati de Phiiisthiim in via Saraim, et usque ad Geth,et usque ad Accaron. 53.Et revertentes filii Israel postquam persecuti fuerant Philisthaeos, invaserunt castra eorum. 54. Assumens autem David caput Philisthasi, attulit illud in Jerusalem : arma vero ejus posuit in tabernaculo suo.

55. Eo autem tempore, quo viderat Saul David egredientem contra Philisthasum, ait ad Abner principem militis; : De qua stirpe descendit hie adolescens, Abner? Dixitque Abner : Vivit anima tua, rex, si novi. 56. Et ait rex : Interroga tu, cujus filius sit iste puer.

57. Cumque regressus esset David, percusso Philisthaso, tulit eum Abner, et introduxit coram Saule, caput Philisthasi habentem in manu.

58. Et ait ad eum Saul : De qua progenie es o adolescens? Dixitque David : Filius servi tui Isai Bethlehemitas ego sum,

— :i:— CAPUT XVIII. — :i:-

Jonathas Davidi arcflissimojungitur foedere; Saul, audita sui et David comparatione, pessime ilium odit, unde malo spiritu agitatus nititur David configere ; et Merob filiam quam erat Davidi pollicitus, tradit alteri : Michol vero juniorem callide, mediantibus centum pra?putiis Philisthasorum, despondet David in uxorem.

T factum est cum complesset loqui ad Saul :

anima Jonathas conglutinata est animas David, et dilexit eum Jonathas quasi animam suam. 2. Tulitque eum Saul in die ilia, et non concessit ei utreverteretur in domum patris sui. 3. Inierunt autem David et Jonathas foedus :

diligebat enim eum quasi animam suam. 4. Nam exspoliavit se Jonathas tunica, qua erat indutus, et dedit earn David, et reliqua vestimenta sua usque ad gladium et arcum suum, et usque ab balteum. 5.Egrediebatur quoque David ad omnia quascumque misisset eum Saul, et prudenter se agebat : posuitque eum Saul super viros belli, et acceptus erat in oculis universi populi, maximeque in conspectu tamulorum Saul.

6. Porro cum reverteretur percusso Philisthaso David, egressas sunt mulieres de universis urbibus Israel, cantantes, chorosque ducentes in occursum Saul regis, in tympanis laetitias, et in sistris. y.Et prascinebant mulieres ludentes, atque dicentes : "Percussit Saul mille, et David decern millia. 8. Iratus est autem Saul nimis, et displicuit in oculis ejus sermo iste : dixitque :

Dederunt David decern millia, et mihi mille dederunt : quid ei superest, nisi solum regnum? 9. Non

" Infr. 21, II. Eccli.

sition de la famille dans laquelle elle serait appelee a entrer. " Comp. xviii, 18. ■ — Bible ajinote'e, ad h. 1.

CHAP. XVIII

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