‹ La Sainte BibleChapitre 311 sur 735 · II. A · texte numérisé non relu

II. A

que Saiil fut mis a mort pour n'avoir pas consuite Jehovah, c.-5.-d. pour I'avoir fait dans de mauvaises dispositions, et pour avoir ensuite interroge une pythonisse.

7. Qui evoqiie les viorts par des conjurations ; litt., tine feniiiie en possession cfime outre, c.-a-d. qui a un esprit. Comment le mot hdbr. ob, qui signifie oictre, peut-il designer un esprit {Is. xxix, 4)? Les LXX semblent nous en fournir I'explication en traduisant par ventriloqiie. Vulg., tine fennne ayant iin python (voy. Afl. xvi, 16), une pythonisse.

Plutarque appelle les ventriloques des pythons. — Endor, au N. du petit Hermon, a peu de distance de I'armee d'Israel campde a Gelboe, plus au sud.

8. Se deguisa : la pythonisse, en reconnaissant le roi, aurait refuse d'exercer son art si severement prohibd parlui. — Deniiit, pour ne pas etre apergu de son armee, et surtout de I'armee ennemie, qui etait campee sur le petit Hermon. — Pais monter du scheol, du sdjour des ames.

9. Ltit repondit, sans le reconnaitre. — life faire tnoiirir, me denoncer et me faire condamner a mort {Lev. xx, 27).

1 1. Fais-moi nionter Samuel : I'histoire de I'humanite n'a pas conserve le souvenir d'un desespoir plus profond et plus tragique que celui de Saiil qui, ayant abandonne Dieu et etant abandonne de lui, cherche a emouvoir les puissances de I'enfer. Toutcoupablequ'il est, il y a quelque chose d'extremement pathetique dans cet effort d'un roi qui a perdu sa consecration, pour echanger quelques mots avec celui qui fut I'ami et le conseiller de sa jeunesse, et, s'il doit entendre une sentence de condamnation, pour ne pas I'entendre d'une autre bouche que de la sienne.

12. A la vue de Samuel qui, avant meme I'emploi des conjurations ordinaires, apparut reellement. par un effet de la toute-puissance divine, aux yeux de la pythonisse (non b. ceux de Saiil, vers. 13). — Un orand cri : I'apparition de Samuel depassait done absolument I'attente de la pythonisse, ce qui

294 PREMIER LIVRE DES ROIS. Chap. XXVIII, 13—25; XXIX, 1—3.

Salil : " Pourquoi m'as-tu trompee?

Tu es Salil! " ^sLe roi lui dit : " Ne Grains pas ; mais qu'as-tu vu ? " La femme dit a Salil : " Je vols un dieu qui monte de la terre. " ^411 lui dit : " Quelle figure a-t-il? " Et elle repondit : " C'est un vieillard qui monte, et il est enveloppe d'un manteau. " Salil comprit que c'etait Samuel, et il se jeta le visage centre terre et se prostern a.

^5 Samuel dit a Salil : " Pourquoi as-tu trouble mon repos en me faisant monter? " Salil repondit : " Je suis dans une grande detrcsse : les Philistins me font la guerre, et Dieu s'est retire de moi; il ne m'a repondu ni par les prophetes ni paries songes.Je t'ai evoque pour que tu me fasses connaitre ce que j'ai a faire. " ^^ Samuel dit : " Pourquoi me consultestu, puisque Jehovah s'est retire detoi et qu'il est devenu ton adversaire?

^7jehovah a agi comme il I'avait annonce par ma bouche : il a arrachc la royaute de ta main, et I'a donnee a un autre, a David. ^^Parce que tu n'as pas obei a la voix de Jehovah et que tu n'as pas traite Amalec selon I'ardeur de sa colere, c'est pour cela que Jehovah a ainsi agi envers toi en ce jour. 19 Et meme Jehovah livrera

Israel avec toi aux mains des Philistins. Demain, toi et tes fils, vous serez avec moi parnii les viorts, et Jehovah livrera le camp d'Israel cntre les mains des Philistins. " ^oAussitot Salil tomba par terre de toute sa hauteur, car les paroles de Samuel I'avaient rcmpli d'effroi; de plus, les forces lui manquaient, car il n'avait pris aucunc nourriture de tout le jour et de toute la nuit.

21 La femme vint vers Salil, et voyant son grand trouble, elle lui dit : " Ta servante a obei a ta voix; j'ai expose ma vie en obeissant aux paroles que tu m'as dites. ^^Y^cowto.

maintenant, toi aussi, la voix de ta servante, et permets que je t'offre un morceau de pain, afin que tu manges pour avoir la force de poursuivre ta route. 23 Mais il refusa et dit : " Je ne mangerai point. " Ses serviteurs, se joignant a la femme, le presserent, et il se rendit a leurs instances. II se leva dc terre et s'assit sur le divan. 24 La femme avait chez elle un' veau gras; elle se hata de le tuer, et prenant de la farine, elle lapetrit et en cuisit des pains sans levain. 25 Elle les mit devant Salil et devant ses serviteurs, et ils mangerent. Puis, s'etant leves, ils partirent la nuit meme.

CHAP. XXIX. — David renvoye de I'armee des Philistins.

Chap.

ES Philistins rassemblerent

^ toutes leurs troupes a Aphec,

et Israel etait campe pres de

a source de Jezrael. ^Pendant que les

princes des Philistins s'avancaient en tete des centaines et des milliers, et que David et ses gens marchaient a I'arriere-garde avec Achis, 3 les chefs

^carte toute supercherie de sa part. — Tu es Saiil : la femme devine que ce n'est que pour le roi d'Israel qu'un personnage tel que Samuel sort de son repos.

Dieu n'avait pas repondu a Saiil qui I'interrogeait sur le moyen d'eviter une defaite, parce que ce moyen n'existait pas ; s'il permet en ce moment I'apparition demandee, c'est pour amener le roi infidele a la pleine conscience de ses fautes et de la justice de son chatiment.

13. Un dieu, li^br. Elohiin, un etre surnaturel, d'une extraordinaire majesty, LXX et Vulg., des dienx. — Qui motite de la terre : le scheol est congu comme situe dans

les entrailles de la terre {Is. xiv, 9 sv. Ezech. xxxii, 18).

14. D'un manteau., du manteau que portaient les prophetes. — Se prosterna, pour tdmoigner sa veneration.

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