‹ La Sainte BibleChapitre 322 sur 735 · S^^^^^^HH · texte numérisé non relu

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-^i^ CAPUT I. — ^i^

David, occiso nuntio, qui se Saulem occidisse dicebat, scissis vestibus deflet eum cum ceteris occisis,jejunans ac preecipiens ut filios Juda docerent arcum.

ACTUM est autem, * postquam mortiius est Saul, ut David reverteretur a casde Amalec, et maneret in Sicelegduos dies. 1. In die autem tertia apparuit homo veniens de castris Saul veste conscissa, et pulvere conspersus caput : et ut venit ad David, cecidit super faciem suam, et adoravit, 3. Dixitque ad eum David : Unde venis? Qui ait ad eum : De castris Israel fugi. 4. Et dixit ad eum David : Ouod est verbum quod factum est? indica mi hi. Qui ait : Fugit populus ex proelio, et multi corruentes e populo mortui sunt : sed et Saul et Jonathas filius ejus interierunt. 5. Dixitque David ad adolescentem, qui nuntiabat ei : Unde scis quia mortuus est Saul, et Jonathas filius ejus? 6. Et ait adolescens,

qui nuntiabat ei : Casu veni in rnontem Gelboe, et Saul incumbebat super hastam suam : porro currus et equites appropinquabant ei, 7. et con versus post tergum suum, vidensque me vocavit. Cui cum respondissem : Adsum : 8. dixit mihi : Quisnam es tu? Et aio ad eum :

Amalecites ego sum. 9. Et locutus est mihi : Sta super me, et interfice me : quoniam tenent me angustias, et ad hue tota anima mea in me est.

10. Stansque super eum, occidi ilium : sciebam enim quod vivere non poterat post ruinam : et tuli diadema quod erat in capite ejus, et armillam de brachio illius, et attuli ad te dominum meum hue.

1 1. Apprehendens autem David vestimenta sua scidit.omnesque viri, qui erant cum eo, 1 2. et planxerunt, et fleverunt, et jejunaverunt usque ad vesperam super Saul, et super Jonathan filium ejus, et super populum Domini, et super domum Israel, eo quod corruissent gladio.

13. Dixitque David ad juvenem qui nuntiaverat ei : Unde es tu?

Qui respondit : Filius hominisadve-

but d'obtenir une recompense de David.

C'etait ou bien un rodeur qui assistait de loin k la bataille et qui rencontra Saiil fuyant devant les archers qui I'avaient blessc ; ou bien un de ceux qui etaient venus le lendemain de la bataille pqurdepouiller les morts (I Sam. xxxi, 8) et qui avait eu la bonne chance de trouver le cadavre du roi. Peutetre tenait-il de quelque prisonnier israelite des details vrais sur la fin tragique de Saiil. 9. Vertige, ou crainpe selon les Rabbins. Vulg., les angoisses nie saisissent. Ouelques interpretes modernes traduisent, la cuirasse (non une cuirasse de metal, mais faite d'un tissu tres fort, dilficilement penetrable aux

traits. — Et la vie, etc. : il me reste encore assez de force pour me faire craindre de tomber entre les mains des Philistins.

10. Le diadcDie : il consistait en un bandeau d'etoffe blanche ou de couleur voyante, probablement orne d'une plaque de metal analogue a celle du grand pretre.

12. Siir Saiil : cjuelle preuve des sentiments patriotiques et desinteresses de David ! La mort du roi et la defaite de son peuple par une nation paienne excitent en lui une douleur sans melange, quoique le premier de ces evenements lui ouvre le chemin du trone et le debarrasse d'un ennemi mortel.

DEUXIEME LIVRE DES ROIS. Chap. I, 14—27.

es-tu? " II repondit : " Jesuis fils d'un 1 etranger, d'un Amalecite. " i4David lui dit : " Comment n'as-tu pas craint d'etendre la main pour donner la mort a I'oint de Jehovah? " ^sEt appelant un de ses gens, il dit : " Approchc et tue le. " Cet homme frappa l'Amalecite,et il mourut. ^^Et David lui dit : " Oue ton sane soit sur ta

tcte! car ta bouche a depose contre toi quand ta as dit : c'est moi qui ai donne la mort a I'oint de Jehovah. "

17 David composa ce chant funebrc sur Saiil et sur Jonathas, son fils, 18 et il ordonna de I'enseigner aux enfants de Juda. C'est le chant de I'Arc; il se trouve ecrit dans le livre du Juste.

19 La splendeur d'Israel a-t-elle peri sur tes hauteurs? Comment sont tombes les heros?

20 Ne I'annoncez pas a Geth,

Ne le publiez pas dans les rues d'Ascalon,

De peur que les fiiles des Philistins ne s'en rejouissent,

De peur que les fiiles des incirconcis ne sautent de joie!

21 Montagnes de Gelboe, qu'il n'y ait sur vous ni rosee ni pluie, Ni champs de premices !

Car \k fut jete bas le bouclier des heros,

Le bouclier de Saiil comme s'il n'etait pas oint d'huile.

22 Du sang des blessds, de la graisse des vaillants, L'arc de Jonathas ne se retira jamais,

Et I'epee de .Saiil ne revenait pas inacftive.

23 Saiil et Jonathas, cheris et aimables pendant leur vie, Ne furent point separes dans leur mort.

Plus agiles que les aigles, Plus forts que les lions.

24 Fiiles d'Israel, pleurez sur Saiil,

Qui vous revetait de pourpre au sein des delices, Qui mettait de Tor sur vos vetements.

25 Comment les heros tomberent-ils dans la bataille? Comment Jonathas fut perce sur tes hauteurs?

26 L'angoisse m'accable a cause de toi, Jonathas, mon frere. Tu faisais toutes mes delices ;

Ton amour pour moi etait admirable, II surpassait I'amour des femmes.

27 Comment les heros sont-ils tombes?

Comment les guerriers ont-ils peri?

16. Qtietoi'i san/^,\e sang de -Saiil verse par toi, sott ou retombe sur hi /e/e, te soit impute.

1 8. De r enseigner ^ de le faire apprendre par coeur, aux enftmts de Juda, la seule tribu sur laquelle David eCit autorite au commencement de son regne. C'etait I'usage de faire apprendre au.x; jeunes Israelites des chants poetiques qui rappelaient les grands evenements {DeuL xxxi, 19). — Chant de I'Atr, ainsi appele parce qu'il y est question de Tare (vers. 22), dans le maniement duquel excellait Jonathas et sans doute aussi parce que, d'une maniere generale, c'est un chant de guerre, l'arc etant a

cette epoque I'arme principale des guerriers. — Livre du fuste, recueil de chants nationaux (voy. Jos. x, 13), auquel notre auteur I'emprunta.

Le vers. 18 se termine ainsi dans la Vulg. : Pense., Israel, a ceux qui sont niorts de leurs blessures sur tes montagnes. Ces mots sont une traduction defe(ftueuse de la premiere partie du vers. 19 et font double emploi avec inclyti Israel, etc.

David commence par faire Feloge des heros tombes (vers. 19-20), et en particulier de Saiil et de Jonathas (vers. 21-24); il rappelle ensuite son amitic pour Jonathas

LIBER SECUNDUS REGUM. Cap. I, 14—27-

nas Amalecitas ego sum. 14. *Et ait ad eum David : C)uare non timuisti mittere manum tuam ut occideres christum Domini? 15. Vocansque David unum de pueris suis, ait :

Accedens irruein eum. Qui percussit ilium, et mortuus est. 16. Et ait ad eum David : Sanguis tuus super caput tuum : osenim tuum locutum est adversum te, dicens : Ego interfeci christum Domini.

17. Planxit autem David planctum hujuscemodi super Saul, et super Jonathan filium ejus. 18. (Et prascepit ut docerent filios Juda arcum, sicut scriptum est in Libro justorum.) Et ait : Considera Israel pro his, qui mortui sunt super excelsa tua vulnerati. 19. Inclyti, Israel, super montes tuos interfecti surit : quo modo ceciderunt fortes.?

20. Nolite annuntiare in Geth, neque annuntietis in compitis Ascalonis : ne forte lastentur filiae Philisthiim, ne exsultent filias incircumcisorum.

21. Montes Gelboe, nee ros, nee pluvia veniant super vos, neque sint agri primitiarum : quia ibi abjectus est clypeus fortium, clypeus Saul, quasi non esset unctus oleo. 22. A sanguine interfectorum, ab adipe fortium, sagitta Jonathas nunquam rediit retrorsum, et gladius Saul non est reversus inanis. 23. Saul et Jonathas amabiles, et decori in vita sua, in morte quoque non sunt divisi : aquilis velociores, leonibus fortiores. 24. Filias Israel super Saul flete, qui vestiebat vos coccino in deliciis, qui pr^bebat ornamenta aurea cultui vestro.

25. Quo modo ceciderunt fortes in proelio.? Jonathas in excelsis tuis occisus est? 26. Doleo super te frater mi Jonatha decore nimis, et amabilis super amorem mulierum.

Sicut mater unicum amat filium suum, ita ego te diligebam.

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