Et percussit Moab, et mensus
sianiques {Gen. xlix, 10; Nombr. xxiv, 17 sv. : comp. I Par. xxviii, 4). — Selon voire cceur, votre pure misericorde. — D\ip}t's, comme le demontrent ies graiides choses, oeuvres de puissance etd'amour, que vous faites envers Ies hommes.
23. Est-il une seule nation pour laquelle ses dieux aient fait ce que Jehovah a fait pour Israel. Elohini ici ne ddsigne pas seulement le vrai Dieu, il renferme aussi I'idee des dieux des autres peuples : d'oii le verba au pluriel en hebreu. — Pour lin, litt. pour vous, 6 Israelites : la priere prend un tour oratoire. — E7t faveur de %>otre lerre, du pays de Chanaan. Votre se rapporte-t-il k Dieu ou aux Israelites ? A Dieu plus probablement. — Les nations chananeeruies. Au lieu de barctse'ka (en faveur de votre terre), il faudrait sans doute lire, a la suite des LXX, legaresch (comp. I Par. xvii, 21) : pojir chasser, ou en chassant^ de devant voire peuple, etc.
27. Vous vous etes revelej litt., vous avez decouvert Poreille de votre serviteur : sur cette locution, voy. Ruth^'w, 4, note.
CHAP. VIII
I. Aprcs cela, formule de transition, qui n'implique pas ici un ordre chronologique. Parmi les guerres mentionnees dans ce chap., plusieurs out eu lieu avant la promesse du chap. vii. Celle contre les Ammonites et les Syriens leurs allies est racontee en detail chap, x sv. — Les renes de leur capitate (hebi. MetJieg-AniniaJi, litt. le frein du coude), de Geth, oii, depuis les dernieres annees de Saiil, si^geait un roi qui etait a la tete des cinq satrapies philistines. Quelques exegetes prennent Metheg-Ananah pour le nom de quelque fort qui aurait commande la ville de Geth; mais le vrai sens de cette locution nous semble clairement indiqu^ par I'endroit parallele I Par. xviii, i ;
DEUXifeME LIVRE DES ROIS. Chap. VIII,
plein cordeau pour leur laisser la vie. Et les Moabites furent assujetti.? a David ct lui payerent tribut.
3 David battit Hadadezer, fils de Rohob, roi de Soba, lorsqu'il etait en chemin pour retablir sa domination sur le fleuve de I'Euphrate. 4Et David lui prit mille sept cents cavaliers et vingt mille hommes de pied ; il coupa les jarrets a tous les chevaux de guerre et ne garda que cent attelages. sLes Syriens de Damas etant venus au sccours d'Hadadezer, roi de Soba, David en battit vingt-deux mille. 611 mit des garnisons dans la Syrie de Damas, et les Syriens lui furent assujettis et lui payerent tribut. Jehovah donnait la viftoire a David partout ou il allait. 7 David prit les boucliers d'or qu'avaient les serviteurs d'Hadadezer, et les apporta a Jerusalem. ^Le roi David prit encore une grande quantite d'airain a Bete et a Beroth, villes d'Hadadezer.
9Lorsque Thoii, roi de Hamath, apprit que David avait battu toutes les forces d'Hadadezer, ^oil envoya
Joram, son fils, vers le roi David, pour le saluer et le feliciter d'avoir attaque Hadadezer et de I'avoir battu, car Thou etait constamment en guerre avec Hadadezer. Joram apporta des vases d'or, des vases d'argent et des vases d'airain. "Le roi David les consacra aussi a Jehovah, comme il avait fait deja pour I'argent et I'or enleves a toutes les nations qu'il avait vaincues, ^^a la Syrie,a Moab, aux fils d'Ammon, aux Philistins, a Amalec, ou qu'il avait pris sur le butin d'Hadadezer, fils de Rohob, roi de Soba.
^3 David se fit un nom, lorsqu'il revint de sa vi6loire sur les Syriens, en battant dans la valleedu Sel dix-huit mille Edomites. ^4 11 mit des garnisons dans Edom ; il en mit dans tout Edom, et tout Edom lui fut assujetti.
Jehovah donnait la vi6loire a David partout ou il allait.
^5 David regna sur tout Israel, faisant droit et justice a tout son peuple. i^joab, fils de Sarvia, commandait I'armee; Josaphat, fils d'Ahilud, etait archiviste; ^7Sadoc, fils d'Achi-
" David prit Geth et ses filles (les villes de sa dependance) de la main des Philistins, " c-a-d., David ota a la capitaledes Philistins la domination sur les villes de sa dependance; en d'autres termes, il soumit k son autorite et assiijettit a un tribut Geth et ses villes. Les Arabes ont une locution analogue : " Je ne livre pas mon frein, " c.-a-d. je refuse de me soumettre. On pourrait aussi traduire : David ota aitx Pliilistiiis la suprcDiatie; I'expression se rapporterait a la domination que les Philistins avaient exercee sur Israifl jusqu'au temps de Saiil. Vulgate, David ota des mains des PJiilistins le fr-ein dii tribut,' co, qui supposerait que les Israelites auraient paye jusqu'alors tribut aux Philistins.
2. Ayatit fait coucher far terre, en ligne, les prisonniers. Les Moabites s'etaient autrefois montres bienveillants a I'egard de David (I Sam. xxii, 3-4). Ouelque grave offense de leur part, que I'auteur ne nous fait pas connaitre, aura provoque ce cruel chatiment.
3. Hadadezer (c'est la forme originale de ce mot, ecrit quelquefois, toujours par la Vulg., Adarezer), c.-k-d. celui dent Hadad, dieu solaire et principale divinitd des Syrians, est le secoiirs. — Soba^ au N. E. de
Damas, entre I'Oronte et I'Euphrate. — LorsquHl, savoir Hadaddzer, et non David : celui-ci ne pouvait, avant de faire la guerre aux Syriens, avoir etendu sa domination jusqu'a I'Euphrate (comp. x, 16). II est fort douteux, cjue cette guerre centre les Syriens, dont I'auteur se contenterait de donner ici les resultats, soit la meme qui est racontee plus au long chap. x.
4. Mille sept cents ca^Joliers. La plupart des interpretes modernes preferent la legon de I Par. xviii, 4 : mille chars et sept 7)iille cavaliers. — Les jarrets., les tendons des jambes de derriere, pour rendre les chevaux impropres k tout service. — A tons les chevaux de gjierre, aussi bien ceux des cavaliers {Is. xxi, 7) que ceux des chars. Ou bien, avec la \'ulg., a. tous les chevau.v de trait, atteles aux chars.
5. Damas, cap. de la Syrie, auj. encore tres importante, arrosee par le Chrysorroas (Pharphar) et situee dans une des plus belles plaines du monde, k I'E. de I'Anti- Liban.
7. Boucliers, Vulg. armcs. — Les serviteurs, les officiers de sa cour et de son armee, peut-etre aussi ses vassaux.
8. Wairain : voy. I Par. xviii, 8. — Bete, mieux Thcbath ou Thebc (I Par. xviii, 8);
LIBER SECUNDUS REGUM. Cap. VIII, 3—17.
est eos funiculo, coasquans terrae :
mensus est autem duos funiculos, unum ad occidendum, et unum ad vivificandum : factusque est Moab David serviens sub tributo.
3. *Et percussit David Adarezer fiiium Rohob regem Soba, quando profectus est ut dominaretur super flumen Eupliraten. 4. Et captis David ex parte ejus mille septingentis equitibus, et viginti millibus peditum, subnervavit omnes jugales curruum : dereliquit autem ex eis centum currus. 5. Venit quoque Syria Damasci, ut prassidium ferret Adarezer regi Soba : et percussit David de Syria viginti duo millia virorum.
6, Et posuit David prassidium in Syria Damasci : factaque est Syria David serviens sub tributo : servavitque Dominus David in omnibus ad quascumque profectus est. 7. Et tulit David arma aurea, quas habebant servi Adarezer, et detulit ea in Jerusalem. 8. Et de Bete, et de Beroth civitatibus Adarezer tulit rex David ass multum nimis.
9. Audivit autem Thou rex Emath, quod percussisset David omne robur Adarezer, 10. et misit Thou Joram filiumi suum ad regem
David, ut salutaret eum congratulans, et gratias ageret : eo quod expugnasset Adarezer, et percussisset eum. Hostis quippe erat Thou Adarezer, et in manu ejus erant vasa aurea, et vasa argentea, et vasa aerea : 11. Quae et ipsa sanctificavit rex David Domino cum argento et auro, quas sanctificaverat de universis gentibus, quas subegerat. 12. De Syria, et Moab, et filiis Ammon, et Philisthiim, et Amalec, et de manubiis Adarezer filii Rohob regis Soba.
13. Fecit quoque sibi David nomen cum reverteretur capta' Syria in Valle Salinarum, cassis decem et octo millibus : 14. et posuit in Idumasa custodes, statuitque prassidium : et facta est universa Idumasa serviens David : et servavit Dominus David in omnibus ad quascumque profectus est,
15. Et regnavit David super omnem Israel : faciebat quoque David judicium et justitiam omni populo suo. i6.Joab autem filius Sarvias erat super exercitum : porro Josaphat filius Ahilud erat a commentariis : 17. et Sadoc filius Achitob, et Achimelech filius Abiathar, erant
Beroth, la meme que Berotha (Ezech. xlvii, 16), peut-etre appelee aussi Chun (I Par. xviii, 8). Ces villes n'ont pas encore ete identifi^es avec certitude.
9. Hamatli Vulg. Emath, cap. d'un royaume independant, plus tard Epiphania, sur rOronte.
10. Joram : la vraie lecon parait ctre Adoram (I Par. xviii, 9).
11. Les coHsacra, en les deposant dans le tresor du sancftuaire, que David amassait en vue de la construcflion du temple.
12. A la Syrie, ou mieux, d'apres I Par. xviii, II, a Edom. Peut-etre la Ie(jon primitive portait-elle les deux mots, qui d'ailleurs se ressemblent dans I'ecriture hebraique.
13. Le texte de ce verset est certainement altere. Nous avons ajoute deux mots, d'apres les LXX, et il battit les Edomitcs.Ow obtiendrait le meme sens par la simple substitution du mot Edomites au mot Syriens :
"... Lorsque, a son retour, il battit les Edomites dans la vallee du Sel, .■^.u nombre de dix-huit mille. " Les Edomites avaient sans
doute profit^ de la guerre de Syrie pour faire une incursion sur le territoire d'Israel. La vallee du Sel n'est autre que la plaine au S. de la mer Morte, appelee aussi Ghor, comme la vallee du Jourdain qui est au nord. Divers episodes de cette guerre sont relates I Par. xviii, 12; I Rois, xi, 15 sv. Ps. Ix.
16. Archiviste ou annaliste, le viagister memoricB des anciens Romains ; il remplissait sans doute aussi les fon(ftions de chancelier, par la preparation, la publication et I'enregistrement des ordonnances royales.
Comp. iTj///. vi, I sv. Is. xxxvi, 22.
17. Sadoc exerqait son office pr^s du tabernacle, k Gabaon (I Par. xvi, 39), et y offrait avec ses freres, sur I'autel des liolocaustes, les sacrifices presents par la loi. — Achimelech {Abimelech dans les Paralipomenes : faute de copiste), fits a^ Abiathar. Ailleurs, c'est Abiathar, jils d'' Achimelech, qui figure comme grand pretre sous David (I Sam. xxii, 20 : comp. II Sam. xv, 24, 35; xvii, 15, al.). Y a-t-il encore ici une faute de copiste? II semble plus probable qu'Abia-
332 DEUXIEME LIVRE DES ROIS. Chap. VIII, i8; IX, i — i.
tob, et Achimelech, fils d'Abiathar, etaient grands pretres, et Saraias secretaire; i8BanaTas,fils de Joiacla,etait
chef des Cerethiens et des Phelethiens, et les fils de David etaient ses conseillers intimes.
CHAP. IX. — Bienveillance de David envers Miphiboseth, fils de Jonathas.
Chap. IX. :^^^Avid dit : " Reste-t-il encore quelqu'un de la maison de Saiil, et je lui ferai du bien ' pour I'amour de Jonathas.' " '^W y , avait un serviteur de la maison de ^ Saiil, nomme Siba. On le fit venir aupres de David, et le roi lui dit :
'• Es-tu Siba.' " Et il repondit : " Ton serviteur! " sLe roi dit : " N'y a-t-il plus personne de la maison de Saiil a qui je puisse faire du bien commc Dieu? " Et Siba repondit au roi : " II y a encore un fils de Jonathas, qui est perclus des deux pieds."4"0uest-il? " demanda le roi; et Siba lui repondit:
" II est dans la maison de Machir, fils d'Ammiel, a Lodabar. "sLe roi David I'envoya chercher de la maison de Machir, fils d'Ammiel, de Lodabar.
^Arrive aupres de David, Miphiboseth, fils de Jonathas, fils de Saiil, tomba sur sa face et se prosterna. Et David dit : " Miphiboseth! " II repondit : "Voici ton serviteur." 7Et David lui dit : " Ne crains point, car je veux te faire du bien pour I'amour de Jonathas, ton pere. Je te rendrai toutes les
terres de Saiil, ton pere, et toi tu mangeras toujours a ma table. "^Ilse prosterna et dit : " Ou'est ton serviteur, pour que tu regardes un chien mort tel que moi? "
9Le roi appela Siba, serviteur de Saiil, et lui dit : " Tout ce qui appartenait a Saiil et a toute sa maison, je le donne au fils de ton maitre. ^^Tu cultiveras pour lui les terres, toi, tes fils et tes serviteurs, et tu apporteras la recolte, afin que le fils de ton maitre ait de quoi se nourrir, et Miphiboseth, le fils de ton maitre, mangera toujours a ma table. Or Siba avait quinze fils et vingt serviteurs. "II dit au roi : " Ton serviteur fera tout ce que le roi, mon seigneur, ordonne a son serviteur. " Et Miphiboseth mangea a la table de David com me I'un des fils du roi. ^^ Miphiboseth avait un jeune fils nomme Micha, et tons ceux qui demeuraient dans la maison de Siba etaient ses serviteurs. ^3 Miphiboseth habitait a Jerusalem, car il mangeait toujours a la table du roi; et il etait boiteux des deux pieds.
thar, fils d'Achirn^Iech, avait un fils portant le nom de son grand-pere, et que ce jeune Achimelech, age alors d'environ 25 ans, remplissait simultanement avec son pere les fondlions du pontificat. — Saraias, ailleurs Siisa etait secretaire d'Efat (II Rois, xii, 10; xviii, 37), ce qu'il ne faut pas confondre avec I'emploi du scribe mihtaire, qui dressait les roles de I'armee (Jttg. v, 14).
18. CcWlhiens, PlieletJiiois, gardes du corps du roi. Les premiers (de la rac. caraih, couper) etaient sans doute charges d'executer les criminels; les seconds (comp. I'arabe phalat, courir), de porter les messages du roi. C'est a tort, croyons-nous, que beaucoup de modernes traduisent, des Crciois et des
Philistins que David aurait enrolls. — Conseillers intimes ou viinistres d^Eiat : I'hebreu coluiJiini, devenu le terme technique pour designer les pretres, les ministres de Jehovah, a conserve ici son sens primilif de ministres. Comp. I Par.y.\\\\, 18; I Rois,\\\y
CHAP. IX
1. David dit, \ers le milieu de son regne : Miphiboseth, qui etait age de 5 ans a la mort de son pere (iv, 4), a maintenant un jeune fils (vers. 12). — Pour P amour de Jonathas : comp. I Sam., xx, 14.
2. Ton serviteur : oui, pour te servir; ou bien : Siba (hebr. Tsiba) est ton serviteur ici present.
LIBER SECUNDUS REGUM. Cap. VIII, i8; IX, i — 13.
sacerdotes : et Saraias, scriba :
18. Banaias autem filius Joiadas super Cerethi et Phelethi : filii autem David sacerdotes erant.
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-^i^ CAPUT IX. —^^
Quantum pietatis exhibuerit David Miphiboseth filio Jonathte claudo, redditis omnibus agris Saul, quos colebat Siba cum filiis ac sei'vis suis, Miphiboseth ad mensam David recepto.
T dixit David : Putasne est aliquis qui remanserit de domo Saul, ut faciam cum eo misericordiam propter Jonathan? 1. Erat autem de domo Saul, servus nomine Siba:
quern cum vocasset rex ad se, dixit ei : Tune es Siba? Et ille respondit : Ego sum servus tuus. 3. Et ait rex : Numquid superest aliquis de domo Saul, ut faciam cum eo misericordiam Dei? Dixitque Siba regi :
Superest filius Jonathas, debilis pedibus. 4. Ubi, inquit, est? Et Siba ad regem, Ecce, ait, in domo est Machir filii Ammiel in Lodabar. 5. Misit ergo rex David, et tulit eum de domo Machir filii Ammiel de Lodabar. 6, Cum autem venisset Miphiboseth filius Jonathas filii Saul ad David, corruit in faciem suam, et adoravit. Dixitque David : Mi-
phiboseth? Qui respondit : Adsum servus tuus. 7. Et ait ei David : Ne timeas, quia faciens faciam in te misericordiam propter Jonathan patrem tuum, et restituam tibi omnes agros Saul patris tui, et tu comedes panem in mensa mea semper.
8. Qui adorans eum, dixit : Quis ego sum servus tuus, quoniam respexisti super canem mortuum simi lem mei?
9. Vocavit itaque rex Sibam puerum Saul, et dixit ei : Omnia quascumque fuerunt Saul, et universam domum ejus, dedi filio domini tui.
10. Operare igitur ei terram tu, et filii tui, et servi tui : et inferes filio domini tui cibos ut alatur : Miphiboseth autem filius domini tui comedet semper panem super mensam meam. Erant autem Sibas quindecim filii, et viginti servi. 11. Dixitque Siba ad regem : Sicut jussisti domine mi rex servo tuo, sic faciet servus tuus : et Miphiboseth comedet super mensam meam, quasi unus de filiis regis. 12. Habebat autem Miphiboseth filium parvulum nomine Micha : omnis vero cognatio domus Sibas serviebat Miphiboseth. 13. Porro Miphiboseth habitabat in Jerusalem : quia de mensa regis jugiter vescebatur : et erat claudus utroque pede.
3. Coimne Dieii en fait aux hommes ; d'autres, de la part de Dieii.
4. Mac/iir, homme riche qui, apres la mort de Jonathas, avait recueilli Miphiboseth dans sa maison. Voy. xvii, 27 sv. — Lodabar, villa a I'E. de Mahanaim, pies de Rabbath- Amnion, peut-etie la meme que Lidbir [J OS xiii, 26).
7. Ne craitis point : Miphiboseth pouvait craindre que David, selon la coutume des usuipateurs en Orient, ne fit mettre a mort tous les descendants du dernier roi. — Jtvres de Saul(\\.\\, apres sa mort, avaient passe dans le domaine du nouveau roi, ou entre les mains d'heritiers eloignes. — A ma table, ou des mets servis sur ma table.
8. Un cJiien mort, ce qu'il y a de plus meprisable : voy. I Sam., xxiv, 1 5.
10. De quoi se 7joiirrir, de cjuoi nourrir sa famille etses serviteurs (vers. 12; I Par. viii, 34 sv.). D'ailleurs Miphiboseth ne devait prendre a la table de David que le repas principal.
I r. A la table dc David, comme ont lu les LXX. L'hebreu acfluel, suivi par la Vulgate, porte a ma table, en sorte que Ton devrait traduire : et Miphibosctli, ajouta le roi, mangera a ma table, etc.
12. Un jeime fits, unique probablement, nommc Micha : comp. I Par. viii, 34. — Etaient ses serviteurs,Qv\'(\\^\&vi\. ses champs (vers. 10).
DEUXIEME LIVRE DES ROIS. Chap. X, i— i