Eternua; Vulg., bciilla
36. Pj-ends ton fils : comp. Luc. vii, 15. 38. Galgala : voy. ii, i. — Lafaiiiine pre-
dite par Elisee, viii, i. — Les fils des propJietes (voy. I Rois, xx, 35) I'taient assis par terre ou sur une natte deiuint liii : c'est dans cette posture que les disciples entendaient les lemons du maitre. Vulg. de//icie-
524 QUATRIEME LIVRE DES ROIS. Chap. IV, 39—44; V, 1 — 7.
lui, il dit a son serviteur : " Mets le grand pot, et fais cuire un potage pour les fils des prophetes." 39L'un d'eux sortit dans les champs pour cueillir des herbes ; il trouva une espece de vigne sauvage et il y cueillit des coloquintes sauvages, plein son vetement. A son retour, il les coupa en morceaux dans le pot ou se preparait le potage, sans qu'ils en eussent connaissance. 40 On servit a manger a ces hommes; mais des qu'ils eurent mange du potage, ils pousserent des oris en disant : " La mort est dans le pot, homme de Dieu! " Et ils ne purent manger. 4iElisee dit : " Apportez-moi de la farine." II en jeta
dans le pot et dit : " Sers a ces gens, ct qu'ils mangent?" Et il n'y avait plus rien de mauvais dans le pot.
4-Un homme arriva de Baal-Salisa, apportant a I'homme de Dieu du pain des premices, savoir vingt pains d'orge et des episdans son sac.
Elisee dit : " Donne a ces gens, et qu'ils mangent." 43 Son serviteur repondit : " Comment presenter cela a cent personnes.' " Mais Elisee dit :
" Donne a ces gens, et qu'ils mangent. Car ainsi parle Jehovah : On mangera, et il y aura un reste." 4411 mit done les pains devant eux; et ils mangerent et ils en eurent de reste, selon la parole de Jehovah.
Chap. V.
CHAP. V. — Guerison de Naaman, le Syrien. Punition de Giezi.
" V^a, et j'enverrai une lettre au roi d'Israel. " II partit, prenant avec lui dix talents d'argent, six mille sides d'or et dix vetements de rechange.
6 II porta au roi d'Israel la lettre ou il etait dit : " Or done, quand cette lettre te sera parvenue, tu sauras que je t'envoie Naaman, mon serviteur, pour que tu le guerisses de sa lepre. " 7Apres avoir lu la lettre, le roi d'Israel dechira ses vetements et dit : " Suis-je un dieu, capable de faire mourir et de faire vivre, qu'il s'adresse a moi pour que je guerisse un homme de sa lepre?
Sachez done et comprenez qu'il cherche une occasion de querelle avec moi. "
|Aaman, chef de I'armec du roi de Syrie, etait en grande faveur aupres de son maitre et tres considere, car c'etait par lui que Jehovah avait delivre les Syriens; mais cet homme fort et vaillant etait lepreux. ^Or les Syriens etant sortis par bandes, avaient emmene captive une petite fille du pays d'Israel, qui etait au service de la femme de Naaman. 3Elle dit a sa maitresse : " Oh!
si mon seigneur etait aupres du prophete qui est a Samarie, le prophete le guerirait de sa lepre. " 4 Naaman alia rapporter ce propos a son maitre, en disant : " La jeune fille du pays d'Israel a parle de telle et telle maniere. " sEt le roi de Syrie dit :
raient avec lui. — -. A son serviteur, h. I'un des jeunes disciples, qui I'assistait.
39. Une espece, une plante giimpante ressemblant a la vigne sauvage, probablement la coloquinte (cucurbitacee), dont le fruit, gros comme une orange, est tres amer.
40. On servit, litt. on versa. — La 7nort : ils crurent que c'dtait du poison.
42. Du pain des premices, des premiers produits de I'anne'e. La loi {Nombr. xviii, 13; Detit. xviii, 4) commandait de faire cette offrande aux pretres ; comme il n'y en avait plus dans le royaume d'Israel (II Paral. xi, 13 sv.), beaucoup de pieux Israelites la fai-
saient, sans doute, aux prophetes que Dieu suscitait parmi eux. — Des epis, rotis ou grilles {Lev. ii, 14). — Ces geiis : les fils de prophetes rassembl^s en ce lieu.
43. Cela, si pen de chose ; ou bien : comment poicrrais-je en donner a cent personties.^ Vulgate, qii'esi-ce que cela pour le presenter a cent personnes ?
44. Ce miracle est comme un faible prelude de la multiplication des pains, bien plus merveilleuse, operee par Notre-Seigneur. Voy. ALatth. xv, 32 sv. Luc, ix, 13 sv. Jean, vi, 1 1 sv.
LIBER QUARTUS REGUM. Cap. IV, 39—44; V, 1—7
ram eo : dixitque uni de pueris suis : Pone ollam grandem, etcoque pulmentum filiis prophetarum. 39. Et egressus est unus in agrum iit colligeret herbas agrestes : invenitque quasi vitem silvestrem, et collegit ex ea colocynthidasagri,etimplevit pallium suum, et reversus concidit in ollam pulmenti : nesciebat enim quid esset. 40. Infuderunt ergo sociis, ut comederent : cumque gustassent de coctione, clamaverunt, dicentes : Mors in olla vir Dei, Et non potuerunt comedere. 41. At ille, Afferte, inquit, farinam. Cumque tulissent, misit in ollam, et ait :
Infunde turba?, ut comedant, Et non fuit amplius quidquam amaritudinis in olla.
42. Vir autem quidam venit de Baalsalisa deferens viro Dei panes primitiarum, viginti panes hordeaceos, et frumentum novum in pera sua. At ille dixit : Da populo, ut comedat. 43. Responditque ei minister ejus : Quantum est hoc, ut apponam centum viris.^ Rursum ille ait : Da populo, ut comedat : hasc enim dicit Dominus : Comedent, et supererit. 44. Posuit itaque coram eis : qui comederunt, et superfuit juxta verbum Domini.
— :i:— CAPUT V. — :>— Scidit rex Israel vestimenta sua, quod jussisset rex Syrije ut Naaman leprosum curaret; quern Eliseus septena in Jordane lotione mundat a lepra, quae Giezi, propter munera mendacio extorta ab Eliseo spreta, perpetuo adhcesit.
AAMAN princeps militiae regis Syrias, erat vir magnus apud dominum suum, et honoratus : per ilium enim dedit Dominus salutem Syriae : erat autem vir fortis et dives, sed leprosus. 2. Porro de Syria egressi fuerant latrunculi, et captivam duxerant de terra Israel puel- 1am parvulam, quae erat in obsequio uxoris Naaman, 3. quas ait ad domi nam suam : Utinam fuisset dominus meus ad prophetam, qui est in Samaria : profecto curasset eum a lepra, quam habet. 4, Ingressus est itaque Naaman ad dominum suum, et nuntiavit ei, dicens : Sic et sic locuta est puella de terra Israel.
5. Dixitque ei rex Syrias : Vade, et mittam litterasad regem Israel. Qui cum profectus esset,et tulisset secum decem talenta argenti, et sex millia aureos, et decem mutatoria vestimentorum, 6. detulit litteras ad regem Israel, in base verba : Cum acceperis epistolam banc, scito quod miserim ad te Naaman servum meum, ut cures eum a lepra sua.