‹ La Sainte BibleChapitre 546 sur 735 · LES DEUX LIVRES DES PARALIPOMENES · texte numérisé non relu

LES DEUX LIVRES DES PARALIPOMENES

, Les Chroniques renferment plusieurs notions qui ne cadrent pas avec les theories rationalistes relativement a I'origine et a la reda6lion des IJvres saints; en particulier, certaines de ces notions sont incompatibles avec I'hypothese rationaliste touchant la reda6lion post-exilienne du Pentateuque. C'est pourquoi la neocritique veut a tout prix infirmer I'autorite historique des Chroniques.

Elle leur suppose done un auteur inconnu du temps des Machabees.

L'ecrit, disent-ils, est certainement posterieur a Esdras : car il poursuit la genealogie davidique jusqu'a la douzieme generation apres Zorobabel. Mais cette obje6lion est sans valeur : car dans le texte hebreu Raphaia, Arnan, Obdia et Sechenia sont donnes comme formant des families distin6les de celle deZorobabel (I Par. iii, 19-24). Les autres arguments mis en avant par les rationalistes pour ecarter Esdras n'ont aucune valeur pour ceux qui rejettent les principes de I'ecole incredule.

L'auteur des Chroniques indique jusqu'a onze sources 011 il a puise ; mais il n'est pas sur qu'elles soient toutesdistin6les: i. Les paroles deSamuel,deNathanetdeGad(I,xxix,29), 2. Les paroles de Nathan le prophete, d'Ahias le Silonite et d'Addo le voyant (II, ix, 29), 3. Les livres des rois de Juda et d'Israel (II, xxv, 26, etc.), 4. Le livre ou les paroles des rois d'Israel (II, xx, 34; xxxiii, 18), 5. Le midrasch du livre des Rois (II, xxiv, 27), 6. Les paroles de Semeias le prophete et d'Addo le voyant (II, xii, 15), 7. Le midrasch du prophete Addo (II, xiii, 22), 8. Les paroles de Jehu, fils de Hanani (II, xx, 34),

9. Les paroles d'Ozias, ecrites par Isai'e, fils d'Amos (II, xxvi, 22),

10. La vision d'lsai'e, fils d'Amos, le prophete (II, xxxii, 32). il. Les paroles de Hozai' (II, xxxiii, 19).

Les livres des rois de Juda et d'Israel ne sont pas nos livres canoniques des Rois, mais ces annales ou chroniques des rois de Juda et d'Israel, auxquels l'auteur des Rois renvoie constamment ses le6leurs, L'auteur des Rois et celui des Paralipomenes ont done sous ce rapport puise aux memes sources, probablement sans aucune dependance I'un vis-a-vis de I'autre. Cette derniere conclusion ressort de la comparaison de leurs recits paralleles.

Le soin que prend notre ecrivain d'indiquer si exa6lement ses sources doit etre pour ceux qui n'admettent pas son inspiration, une garantie de veracite. Pourtant, comme nous le disions plus haut, la valeur historique des Paralipomenes est fortement battue en breche par la critique incredule. Les principales obje6lions sont tirees des pretendues contradictions qui s'y rencontrent avec les donnees des livres des Rois. II en sera fait mention et donne refutation dans les notes annexees a la traduction. Certaines contradi6lions reelles entre les textes que nous possedons sont dues a des fautes de copistes, surtout dans les chiffres et les noms propres (voir I'introduftion aux livres des Rois).

Les auteurs des livres du Nouveau Testament se servent plusieurs fois des Paralipomenes : Matth. i, 9-1 1 ; ^J^iii. 34, 35; Luc. iii, xi, 51; Aa.

vii, 48.

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