‹ La sainte BibleChapitre 785 sur 1954 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Job décrit la grandeur de *ou affliction, et

se plaint de la sévérité soupçonneuse de s es j

amis.

MA 18 Job répondit et dit :

2 Plût à Dieu que ce qui m’afflige I fût bien pesé, et quo ma calamité fût mise dans une balance '

3 Car elle se trouverait plus pesante 4 que le sable de la mer; 4 c’est pour- : quoi les paroles me manquent.

4 ‘Car les flèches du Tout-Puissant sont en moi ; mon esprit en buc© le ve- i nln : ** les frayeurs de Dieu se rangent en * bataille contre moi.

5 L’âne sauvage crio-t-il auprès de | ’herbo, et le bœuf mugit-il auprès de son fourrage ?

6 Mange-t-on sans sel ce qui est fado?

Trouve-t-on du goût dans lo blanc d’un I œuf ?

7 Ce que mon âme refusait de toucher est devenu pour moi commo un pain do langueur.

8 Plût à Dieu que ce que je demande I m’arrivât, et que Dieu me donnât ce que ! j’attends;

9 * et que Dieu voulût me réduire en poudre, et laisser aller sa main pour j m’achever !

10 Mais j’ai pourtant cette consola- 1 | tion (bien que la douleur me consume et qu’elle ne m’épargne point), / que je n’ai point caché les paroles du Dieu 9 saint.

Il Quelle est ma force, que je puisse j espérer ? et quelle est ma fln, que je pro- “ longe ma vie ?

12 Ma force est-elle une force de pierre,

( et ma chair est-elle d’acier ?

13 N'est-il pas vrai quo je ne trouve i plus de secours en moi, et quo toute ressource m’est ôtée ?

14 5 Celui qui n’en peut plus devrait avoir des faveurs de son intime ami; mais il a abandonné la crainte du Tout- j Puissant.

15 • Mes amis m'ont manqué comme un torrent, * et comme le cours im|>é- ] tuoux des torrents qui passent ;

16 qui tarissent par la gelée, et sur lesquels la neige s'amasse ;

17 et qui , lorsque la chaleur vient, I manquent ; et quand ils sentent la chaleur, ils disparaissent et s’écoulent de leur lieu ;

18 qui, serpentant çà et là par les chemins, se réduisent à rien ot ko perdent.

19 Lob troupes des voyageurs de *Témn y pensaient; ceux qui vont à “ 8céba s’y attendaient ;

20 ” mais ils sont honteux d'avoir espéré ; ils étaient allés jusque-là, et ils en ont rougi.

21 ® Maintenant vous no me serves de rien. Vous avez vu ma calamité, 9 et vous 1 en avez eu horreur.

22 Est-co que je vous ai dit : Apportez- ! moi et faites-moi des présents do votre bien ;

23 ot délivrez-moi de la main de l’ennemi, et rachetez-moi de la main des puissants ?

24 Knseignoz-moi, ot je me tairai, ot ! faites-moi entendre en quoi j’ai tort.

25 Oh ! quo des paroles do vérité ont de force ! mais à quoi sert votre censure ?

26 ATavez-vous donc des parole» que pour me reprendre ? Et les discours d’un homme qui n'a plus d’espérance , ne sont-ils que du vent ?

27 Vous vous jotteriez même sur un orphelin, puisque vous vous efforcez d’accabler votre intimo ami.

28 Maintenant donc, jetez, je vous prie, les yeux sur moi, et voyez si je mens en votro présence.

29 9 Revenez d vous- mêmes, je vous prie, et qu’il n’y ait point d’injustice; revenez, car lo droit est de mon cAté.

30 Y a-t-il de l’iniquité danB ma langue ? r Et mon palais ne sait-il pas discerner mes malheurs ?

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