Quia hœc dicit Dominus Deua
Cum dedero te urbem desolatam, sicut civitates quee non habitantur, et adduxero super te abyssum , et operuerint te aquas mult«,
20. et detraxero te cum his qui descendunt in lacum ad populum sempiternum, et coUocavero te in terra novissima sicut solitudines veteres, cum his qui deducuntur in lacum, ut non habiteris ; porro cum dedero gloriam in terra viventium ,
21. in nihilum redigam te, et non eris ; et requisita non invenieris ultra in sempiternum, dicit Dominus Deus.
descendent de leurs trônes et manifestent leur douleur en se dépouillant, comme on le faisait en temps de deuil, de leurs vêtements d'apparat. Cf. Jon. ni, 6, etc. — Vestimenta... varia. Hébr. : leurs vêtements brodés. — In terra sedcbunt. Autre marque de deuil en Orient. Cf. Is. m, 26; iLvii, 1, etc. — Assumentes... lamentum (verset 17). Lorsque leur stupéfaction sera un peu calmée, Ils célébreront la ruine de Tjr par des lamentations lugubres. — Quae... in mirl. Hébr.: Habitée (par ceux qui venaient) des mers. C.-à-d., peuplée de marins. — Urha inclyta, qusB... Éloge très senti et très vrai de Tyr. — Slupebimt naves„. (vers. 18). Hébr. : Les îles seront dans la stupeur au jour de ta ruine (Vulg., pavoris tui). — Eo quod nullus egrediatur. D'après l'hébreu : (Les lies sont épouvantées) à cause de ton départ; c.-à-d., de ta disparition. Selon d'autres, mais moins bien, à la suite du Targum : à cause de U déportation des habitants.
19-21. C'est pour toujours que Tyr sera détruite. — Abyssum : les flots de la mer, au milieu desquels tomberont les monuments delà ville minée. — Cum his qui... in lacum (vers. 20). Tyr est maintenant comparée h un mort qu'on a descendu dans la fosse, et qui a i-cjoint au lombre séjour ceux qui y étaient depuis long-
temps déjà (.popiilutn sempitermim : hyperbole expressive). Cf. xxxn, 27; Ps. cxlii, 3>>; Thrcn. lu, 6, etc. — In terra noinssima. Plus clairement dans l'hébreu : Dans la terre Inférieure. C'est là que l'imagination populaire plaçait le séjour des morts. Cf. Ps. Lxn, 10; Thren. m, 55, etc. — Sicut solitudines veteres. Hébr.: Comme les ruines antiques. C.-à-d., dans les anciens sépulcres où des générations entières avaient été enterrées. — Cum dedero gloriam. Contraste. A Tyr, complètement détruite, le prophète oppose ici la future Jérusalem, sortie de ses décombres , et redevenue glorieuse grâce au Messie rédempteur. Telle est l'interi)rétatlon de nombreux commentateurs ; elle est de beaucoup préférable au sentiment de quelques exégètes, d'après lesquels la terre des vivants serait simplement le monde présent , par opposition au séjour des morts. — Requisita non invenieris .. . (vers. 21). Dieu afiBrme de toutes manières que la ruine de Tyr sera totale et perpétuelle. Sur l'accomplissement de l'oracle, voyez Is. xxiii, 18, et le commentaire. Il eut lieu lentement, mais sûrement; comme Isaïe, Ézéchiel groupe dans un même tableau des accès distincts, qui devaient se réaliser en divers tempa.
£z. XXVII 1-6.