Et factus est sermo Domini ad me, dicens
2. Fili hominis, pone faciem tuam contra Gog, terram Magog, principem
répété avec beaucoup de force dans les vers. 26-28, doit être Idéalisé, comme toutes les promesses analogues : la Palestine est Ici le type de l'Église du Christ, qui doit durer à tout jamais. — Princeps... in perpetuum. Cf. Luc. i, 33 : Son règne n'aura pas de fin. — Fœdus pacis (vers. 26). Cf. XXXIV, 25 ; Is. LV, 3 ; Jer. xxxii, 40, etc. Alliance de paix et de bonheur. — Multiplicabo. Cf. XXXVI, 37. La catholicité de l'Église du Messie. — Dabo sanctificationem. . . Hébr. : Je placerai mon sanctuaire... — Erit tabernaculum (vers. 27). Ce détail de la promesse s'accomplit jusqu'à un certain point lorsque Zorobabel eut reconstruit le temple de Jérusalem ; mais U était réservé an Verbe Incamé de le réaliser jusqu'à la perfection. — Et scieiit gentes... (vers. 28). Témoins de ces prodiges, les païens reconnaîtront la grandeur de Jéhovah et se convertiront à lai.
I V. — Le jugement redoutable que le Seigneur exercera contre les impies. XXXVIII, 1 — XXXIX, 29.
La place que cette prophétie occupe dans le livre d'Ézéchiel, et plusieurs des détails qu'elle renferme (cf. xxxvm, 8, 11, etc.), montrent qu'elle concerne une époque postérieure au rétablissement d'Israël, et à la formation du nouveau royaume théocratlquc gouverné directement par le Messie. Elle prédit, en termes flgurcs, les luttes que l'Église du Christ devra subir dan.« le cours des siècles, suitout ses ilemlers et victorieux combats à la dn des temps. Gîog, le redouiaiile adver- •alre dont elle annonce la totale défaite, est le type des ennemis de Dieu et de la vraie religion
sur la terre. Cf. Apoc. xx, 7 et ss. Sur les difficultés d'interprétation auxquelles elle a donné lieu, voyez Knabenbauer, h. l., p. 391-392.
1» (3og réunit ses troupes innombrables, dont Jéhovah lui-même doit prendre le commandement. XXXVIII, 1-9.
Chap. xxxvm. — 1. Introduction.
2-6. Gog et son armée. — Pone faciem... contra. Cf. XXXV, 2, etc. Dès ses premiers mots, l'oracle s'annonce terrible pour les méchants et leur chef maudit. — Contra Gog, terram Magog. D'après les LXX et le syriaque : Contre Gog et le pays de Magog. Dans l'hébreu et la Vulgate, « terram » est à l'accusatif du mouvement, de la direction : Contre Gog, dans le pays de Magog. La Table des peuples, Gen. x, 2, cite le nom de Magog comme celui d'un flls de Japhet. Suivant les anciens interprètes jtilfs (Josèphe, Ant., I, 6,1: comp. saint Jérôme , in Ezech. , h. 1. ) , il désignait la nation des Scythes, et cette opinion est adoptée par la plupart des commentateurs contemporains. « Dans les dernières années du vu» siècle avant J.-C, les Scythes avaient fait dans l'Asie occidentale une Invasion formidable, qui avait rendu leur nom redouté et exécré. Chassés des montagnes du Caucase, qu'ils habitaient (Atl. géogr., pi. i, ii, vin), par les Massagètes, Us étalent descendus dans l'Asie Mineure ; armés de l'arc et montés sur des chevaux, comme nous les représente Ézéchiel, xxxvm, 16, et XXXIX , 3 , lis avaient pris Sardes ; puis, se tournant vers la Médie, ils défirent Cyaxare, roi de ce pays; de là, Us se dirigèrent vers l'Egypte. Psammétlque parvint à les éloigner à force da
Ez. XXXVIII, 3-7.
capilifi Mosoch et Thubal , et vaticinare de eo.
3. Et dices ad eura : Haec dicit Dominus Deus : Ecce ego ad te, Gog, principem capitis Mosoch et Thubal.
4. Et circuraagam te, et ponam frenum in luaxillis tuis; et educam te, et omnem exercitum tuum, equos et équités vestitos loricis universos, multitudinem inagnam, hastara et clypeam arripientium et gladium.
5. Persœ, ^thiopes, et Libyes cum eis, omnes ecutati et galeati.
6. Gomer et univerea agmina ejus, domus Thogorma, latera aquilonis et totum robur ejus, populique multi tecum.