Le grand arbre dans sa magnificence
— Les mots vifio... in euhlli meo... forment nne sorte de titre, qui résume le contenu du vers. 2. — Videbam. Chald.: J'étais voyant. Tournure qui marque la prolongation de l'acte. — Et ecce : tout à coup, à l'improvlst f. — Jrbor. Ici,
' signe de majesté, de puissance.— In medio terrœ. < Cotte place centrale » qu'occupait l'arbre symbolise l'importance qu'av.nit, pour la terre entière, le monarque représenté par lui. Cet arbre est décrit avec une complaisance vMlilc. Comparez la description analogue d'Er/chiel, xxxi, 3-14.
— Magna... et fortis ( vers. 8 ). Chald. : L'arbre grandit ft se fortifia. Le roi le voyait croître .'i vae d'cpll, durant le songe. — Contingens caelum.
Hyperbole évidente, pour marquer une taille gigantesque. De même dans le irait qui suit : aspectus...; on pouvait l'apercevoir de tonte la terre. — Folia ejus... Le vers. 9 relève sa beauté, sa fécondité, et encore ses dimensions gigantesques. — Fructus... nimius. Ses fruits étaient extraordinalrement abondants, puisqu'ils servaient de nourriture aux nombreux animaux qui habitaient sons son ombre ou dans ses branches (et esca...). Les LXX embellissent étrangement la description ; il est visible qu'ils ont < manipulé le texte original » tout à leur aise.
— Subter... habitabant... Chald.: Les bêtes des' champs se mettaient à l'ombre sous lui ( LXX : |(7/.''aÇov). — Omnis caro. C.-à-d., tous les animaux.