Sentence terrible portée contre l'arbre
— La formule vMébam... super... marque le commencement d'une scène nouvelle dans la vision. Comp. le vers. 7»; vu, 2, 6, 7, 8, 9, 13; vm, 3,5, etc. — Vigil et sanctus. Chald. : 'U v'qaddU. C.-ft-d., l'un de ceux qui veillent et qu\ sont saints (« vigil et hic quldem sanctus » ). Nabuchodonosor emprunte cette expression au messager céleste, qui en fit usage le premlei (comp. le vers. 14») pour désigner la catégorie d'êtres h laquelle il appartenait; à son tour, Daniel l'empruntera au monarque (cf. vers. 20«) Elle n'apparaît qu'en ce seul p.assage de la Bible. D'après l'Interprétation (i peu près unanime, elle représente les anges, éminemment saints (cf. Job, XV, 15 ; Ps. i.xxxix, 8, etc.) et toujours attentifs soit à la volonté de Dieu , pour l'exécuter, soit .'i celles des choses humaines qui leur sont confiées (cf. X, 12 et 88.). Les LXX traduisent simplement la pensée : un ange. Tliéodotlon se borne à transcrire le premier des deux inota chaldéena :
Dan. IV, 11-15.
11. Il cria avec force, et il dit: Abattez l'arbre, coupez ses branches, faites tomber ses feuilles et dispersez ses fruits; que les bêtes qui sont dessous B'enfuient, ainsi que les oiseaux qui sont sur ses branches.
12. Cependant laissez en terre le germe de ses racines ; qu'il soit lié avec une chaîne de fer et d'airain parmi les herbes des champs ; qu'il soit trempé de la rosée du ciel, et qu'il ait, avec les bêtes sauvages, l'herbe de la terre pour son partage.
13. Que son cœur d'homme soit changé, et qu'on lui donne un cœur de bête, et que sept temps passent sur lui.
14. Cette sentence a été portée par ceux qui veillent; c'est la parole et la demande des saints, jusqu'à ce que les vivants connaissent que le Très Haut domine sur le royaume des hommes, qu'il le donne à qui il lui plaît, et qu'il établit roi le plus humble des hommes.