‹ La Sainte Bible (volume 2)Chapitre 284 sur 832 · Le vingt -quatrième jour du pre · texte numérisé non relu

Le vingt -quatrième jour du pre

I IV. — Quatrième vision ; les ealamiUn que le peuple de Dieu devra subir de la part des païens arant son glorieux rétahlissement. X, 1 — Xir, 13.

Cette révélation est celle qui reçoit les plus longs développements. Elle complète en partie ce qui a été prédit an chap. vin, car elle fournit d'intéressants détails sur la seconde et la troisième monarchie, et surtout sur la petite corne qui devait surgir du royaume gréco-macédonien. Aux souffrances qu'Israël endurera de la part du roi Impie représenté par cette corne , elle oppose le triomphe final du peuple de Dieu.

1" Prologue. X, 1 — XI, 1.

Chap. X. — 1-3. Préliminaires de la vision.

— La date : anno tertio Cyri. C'e.«t la plus tardive de celles que signale le livre de Daniel. Elle doit être comptée à partir de la conquête de Babylone par Cyrus. Les Juifs déportés en Chaldée par Nabuchodonosor avaient donc reçu depuis deux ans la permission de rentrer en Judée.

— Verlium. Hébr. : dâhâr ; une parole, une chose.

— Baltassar. Daniel continuait de porter à la eour ce nom qui lui avait été Imposé soixantedix ans auparavant. Cf. i, 7 et la note. — Et verbum verutn. La révélation qui vient d'être mentionnée, (it qui va former le thème de ce long paragraphe, est caractérisée brièvement, dans le texte hébreu, comme une « parole vraie », c.-à-d. certaine, et comn;e « une grande calamité » (çdftd'; au propre, armée; puis, au dérivé, service militaire, corvée, tribulatlon; cf. Job, vu, 1, et I.s. xl, 2. Cest à ce sens qu'il faut ramener la traduction de la Vulgate, forHiutlo...). L'oracle va donc annoncer aux Juifs de grands malheurs; 11 est vrai qu'il s'achèvera par de glorieuses promesses.

— Intellexitque...: grâce ù un secours spécial du Seigneur. Cependant toutes les parties de la prophétie ne furent i^as expliquées h Daniel, Zlnsl qu'il le dira lui-même plus bas (cf. .\ii, 8). .— Intelligentia enim... La Vulgate a ajouté au

texte les mots opus est, qui donnent à cette proposition l'apparence d'un aphorisme abstrait. L'hébreu répète simplement sous une autre forme la phrase qui précède : Et l'intelligence (fut) à lui dans la vision. C.-à-d. : il eut l'intelligence de la vision. Par ces formules solennelles, l'écrivain sacré relève l'importance particulière de la révélation qu'il reçut alors. — Ego Daniel (verset 2). Mots accentués comme plus haut (cf. vii, 15, 28; vni, 1, 27, etc.) — Trium... diebus. D'après l'hébreu : Trois semaines de Jours. Cf. Gen. XLI, 1; Dent, xxj, 13. Il est trè^ probable que Daniel emploie cette expression pour opposer ces semaines ordinaires aux semaines d'années dont il a été question dans l'oracle précédent Cf. IX, 24 ( t ss. — Luijeham. La cause da ce deuil prolongé, qui était accompagrné de Jeûnes et d'autres privations, est aisée à Indiquer. Daniel , retenu à Babylone par ses hautes fonctions, n'avait pas pu profiter de l'édlt qui mettait fin à l'exil de ses coreligionnaires. Malgré leur liberté rendue, la plupart de ces denilcrs étaient aussi demeurés en Chaldée ; mais, généralement, par égoïsme, pour ne pas abandonner le blenètre qu'Us avaient acquis là -bas, pour ne pas affronter les périls et les épreuves d'une Installation nouvelle dans un pays ruiné. Ceux qui avaient fait preuve de courage et qui étalent revenus en Judée rencontraient des difflcultéi sans nombre. Le prophète souffrait de tout cela, et c'est sans doute pour obtenir de Dieu la cessation de ces différents maux, qu'il multipliait ses prières et ses pratiques de pénitence. — Panem desiderabilem. Hébraïsme (littéralement: du pain de désira), jKjur déslgiirr des mett délicats. Daniel se condamna, pendant ces troU semaines, à n'user que d'une nourriture grossière. — Neque unguento... On supprimait, en temps de deuil, les onctions d'huile et de parfums, si chères aux Orientaux. Cf. II Reg. xii, 20 ; Am. VI, 6; Matth. vi, 16-17, etc.

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