Et auferam nomina Baalim de or
pour Israël est décrit en ces termes figurés : habiter en sécnrlté chacun sons sa vigne et sous son figuier (cf. III Reg. iv, 25; Is. xxxvi, 16, etc.). Nous avons Ici la pensée contraire. — De quttnis dixit... Comp. le vers. 6, où Israël tenait ce langage aussi faux qu'audacieux. — Mercedes : le prix de son Inconduite. Cf. ix, 1 ; Dent, xxiii, 18, etc. — Ponain... in saltum. Les champs les plus fertiles deviendront des fourrés sauvages et incultes. — Comedet... besUa. C'est la continuation de la même Image. Cf. Ps. lxxix, 14; Is. V, 5-6, etc. — Visitabo (vers. 13). Visiter pour châtier. Cf. i, 1, et la note. — Dies Baalim : les Jours consacrés à Baal et fêtés avec une grande pompe. Le pluriel « Baalim » fait allusion aux différentes formes et aux divers titres sous lesquels on adorait Baal. — Inaure sua. D'après l'hébreu, l'anneau que les femmes orientales portaient et portent encore au bas du nez, en guise d'ornement. Cf. Gen. xxrv, 47, etc.; AU. archéol., pi. VI, flg. 6 et 7. — Ibat post amatores...: cherchant à leur plaire et à les attirer par ses ornements somptueux. — Douloureux contraste : pendant ce temps, l'épouse infidèle oubliait son époux divin, si aimant (met obliviscebatur).
3» Magnifiques promesses faites à l'épouse rede- ▼enue fidèle. II, 14-24.
14-16. Le premier degré du pardon. — Propter hoc ecce. Cette formule d'introduction, qui précède très souvent les menaces du Seigneur (comp. le vers. 6), sert aussi parfois de transition à de Joyeuses promesses. Cfest le cas ici, et Is. X, J4; XXX, 18; Jer. xvi, 14, etc. — Lactabo. Le sens ordinaire du verbe hébreu est séduire, caresser, cajoler; mais il est pris cette fois en bonne part. Dieu emploiera tous les moyens pour ramener à lui son peuple Ingrat et pour lui témoigner son amour. Anthropomorphisme d'une grande beauté. — Ducam... in solitudinem (hébr.: dans le désert). L'isolement, loin des occasions du péché, est souvent un excellent remède. Allusion à l'exil, qui devait être tout ensemble pour Israël un châtiment et une purification. — io- %uar ad cor... est une expression pleine de déli-
catesse, qui désigne des paroles de consolation et de tendresse tombant doucement sur le cœur. Cf. Gen. XXXIV, 3 ; l, 21 ; Is. xl, 2, etc. — Vinitores ejus (vers. 18) : ses anciens chefs. D'après l'hébren : ses vignes. Dieu rendra à Israël les fertiles vignobles dont 11 l'avait dépossédé pour le punir (comp. le vers. 12). — Ex eodem loco. Hébr. : de là; c.-à-d., au sortir du désert qui vient d'être mentionné; après qu'Israël se sera repenti et que le Seigneur l'aura ramené en Palestine. — ValUm Achor. Cette vallée, renommée pour sa fécondité (cf. Is. lxv, 10), était située â peu de distance de Jéricho (cf. Jos. vii, 2, 24 ; XV, 7). Les Hébreux y avalent campé aussitôt après avoir franchi le Jourdain, et là ils avaient reçu de Dieu d'aimables encouragements au moment où ils s'élançaient à la conquête de la Terre promise (cf. Jos. viir, 1) ; mais le crime d'Achor était venu gâter leurs espérances. Lorsque Israël, transfiguré par le malheur, se convertira sincèrement, Jéhovah lui rendra cette vallée , comme un gage et nn prélude de bienfaits plus grands encore : ad aperiendam spem (hébr. : comme une porte d'espérance). Trait délicat, qui montre que le Seigneur se conduira envers son épouse coupable, mais repentante, avec autant d'amour et de bonté qu'aux premiers temps de leur union.
— St eanet ibi : aussi joyeuse qu'au début de son histoire. Cf. Ex. xv, 21 ; Num. xxi, 17. Mais l'hébreu signifie plutôt : Elle répondra (à la voix de Dieu qui l'appellera); par conséquent, elle obéira (Aquila : Û7tay.o'J(T£0.
16-20. Second degré des faveurs divines. — Vocabit me. D'après l'hébreu : Tu m'appelleras
— Vir meus (hébr., 'îéi). C.-à-d., mon mari. — Baali signifie : mon maître, mais avec le sens secondaire d'époux. Voyez, dans le texte hébreu, Ex. XXI, 22 ; II Reg. xi, 26 ; Prov. xii, 4 ; xxxi, 11, 23, etc. Redevenue fidèle, l'épouse mystique de Jéhovah n'emploiera pas Indistinctement, comme le faisaient les femmes juives, les mot« 'îsi et ba'ali pour désigner son mari. Le secon-l lui rappellera d'une manière si triste les mauvais jours de son histoire, ceux où elle courait
Os. II, 18-23.
ejus, et noa reeordabitor nltra nominis eorum.
18. Et percutiam cum eis fœdus in die illa, cum bestia agri, et cum volucre cœli, et cum reptili terrae; et arcum, et gladJum, et bellum conteram de terra, et dormire eos faciam fiducialiter.
19. Et sponsabo te mihi iu sempiternum; et sponsabo te mihi in justitia, et judicio, et in misericordia, et in miserationibus.