‹ La Sainte Bible (volume 2)Chapitre 342 sur 832 · Da eis. Domine. Quid dabis eis · texte numérisé non relu

Da eis. Domine. Quid dabis eis

Da eis vulvam sine liberis, et ubera arentia.

10. J'ai trouvé Israël comme des raisins dans le désert; j'ai vu leurs iières comme les premières figues au sommet du figuier; mais ils sont allés à Beelphegor, ils se sont éloignés île moi pour se couvrir de confusion, et ils sont devenus abominables comme les choses qu'ils ont aimées.

11. La gloire d'Éphra'i'm s'est envolée comme un oiseau : plus de naissance, plus de grossesse, plus de conception.

12. Quand même ils élèveraient leurs fils, je les priverai d'enfants parmi les hommes; et malheur à eux lorsque je me serai éloigné d'eux!

13. Éphraïm, tel que je l'ai vu, était comme Tyr, appuyé sur sa beauté ; et Éphra'ïm conduira ses enfants à celui qui doit les tuer.

14. Donnez -leur. Seigneur. Que leur donnerez -vous? Donnez -leur des entrailles sans enfants et des mamelles desséchées.

reçu d'Israël que des outrages ; mats 11 aura son tour. IX, 10-17.

10-17. La )ole du Seigneur au sujet d'Israël a été de courte durée. — Quasi uvas... Comparaison qui dit beaucoup. Des raisins frais et juteux seraient particulièrement agréables dans le brûlant désert. Dieu daigne affirmer qu'il a éprouvé des délices semblables en trouvant Israël. Cf. Jer. II, 2. — Quasi prima... ficulnex. Les premières figues de l'année, cueillies au mois de Juin, sont très agréables aussi. Cf. Is. xxviii, 4, etc. — In cacumine ejus. Hébr.: à son premier temps ; o.-à-d., au début de la récolte. — Ipsi •autem... Les Hébreux manifestèrent bionlOt la plus laide ingratitude. Le trait signalé ici en abrégé, et raconté tout au long au livre des Nombres, xxv, 1-6, avait été si odieux, que les écrivains sacrés le mentionnent comme l'un des plus douloureux de l'histoire juive. Cf. Deut. iv, 3; Jos. xxn, 17; Ps. cv, 28-31. Beelphegor (hébr., Ba'al-r"ôr) était une Idole chananéenne au culte Ignoble. — Abalienati... in con/uslonem. Le sens de l'hébreu est que le peuple de Jéhovah s'était honteusement consacré à Bnal. — Facti... abominablles. Plus fortement encore dans le texte original : Ils sont devenus une chose dégoûtante. — Sicut ea quee... Hébr. : Comme leur amour; c.-à-d., comme les Idoles, objet de leur amour. — Ephraim quasi atHs... (vers. 11). La menace reparaît, après le rapprochement rapide qui vient d'être établi entre les crimes actaels des Israélites et ceux de leurs ancêtres. L'hébreu coupe autrement la phrase, de manière à U rendre plus claire et plus énergique : (Quant k) Éphraïm, comme un oiseau s'envolera leur gloire ; plus de naissance, plus de grossesse, plus de conception. Le contexte montre que le prophète, en parlant de la gloire d'Éphraïin, a surtout en vue celle qui lui provenait de sa popu-

lation considérable. Cet avantage disparaîtra aussi rapidement qu'un oiseau qui s'élance daus les airs. — Quod et si... (vers. 12). Ce verset et les deux suivants développent la terrible sentence que nous venons d'ent«ndre. — Si enutrierint... S'ils ont des enfants et s'ils les conduisent Jusqu'à l'âge adulte, Dieu les leur enlèvera plus tard. — Absque liberis... in hominibus. L'hébreu dit avec une concision extraordinaire : « Orbabo eos, ab homine; » c.-à-d. : Je les priverai (de leurs enfants), de sorte qu'il n'y aura plus d'hommes. Ce sera donc une extermination totale.

— Vas eis cum... Le comble du malheur : l'abandon dans lequel Dieu les laissera. — Ephraim, ttt ridl... (vers. 13). Retour sur le passé, pour établir un frappant contraste entre l'ancienne gloire d'Israël et sa ruine prochaine. Le Seigneur avait rendu son peuple puissant et florissant. — Tyrus erat... D'après la Vulgate, Éphraïm était comparable à Tyr sous le rapport de la solide beauté (fundata in...). L'hébreu exprime une pensée analogue, mais avec quelques nuances : De même que J'ai choisi Épliraïm pour être, comme Tyr, planté en un Hou agréable, ainsi Éphraïm... La force et la gloire de Tyr sont plus d'une fols vantées dans la Bible; cf. Is. xxiii, 3, 8 ; El. XXVII; 4 et ss., etc. — Educet ad iuterfectorem... Éphraïm causera donc sa propre ruine.

— Da eis... (vers. 14). Passage d'une éloquence tragique. Le prophète. Justement Indigné à la vue des crimes de ses concitoyens, entre dans le» sentiments de Jéhovah, son maître, et commence une prière pour attirer sur eux les divines vengeances. Puis, tout à coup U s'Interrompt, atin de chercher une punition digne de leur conduite : Qufd dabis...* BienU'it il trouve ce qu'il cherchait : Da cU vutvam... Un peuple si dépravé doit être entièrement anéanti. — Sine Uhertê. Hébr. : (un sein) qui avorte. — Ubern arênlia.

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