‹ La Sainte Bible (volume 2)Chapitre 356 sur 832 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

1. Que Samarie périsse, parce qu'elle a poussé son Dieu h l'amertume ! qu'ils périssent par l'épée, que leurs petits enfants soient écrasés, et les femmes enceintes é ventrées!

2. Convertis - toi , Israël, au Seigneur ton Dieu, puisque tu es tombé par ton iniquité.

3. Apportez avec vous des paroles , et convertissez -vous au Seigneur; diteslui : Enlevez toutes les iniquités, recevez le bien, et nous vous offrirons, au lieu de taureaux, Vhommage de nos lèvres.

cette joyeuse promesse , Ils auraient beaucoup à soufErir, car il ne contemplait pour eux que tristesse sur tristesse. L'ensemble de l'oracle est un vrai « chant de triomphe, où Dieu célèbre l'insigne victoire y> par laquelle 11 délivrera les i Israélites de tous leurs ennemis. '

15. En attendant cet heureux temps, le peuple | coupable passera par l'épreuve. — Qida ipse... cli- j videt. De même les LXX et le syriaque, qui ont ; dû lire aussi ya/rîd, II divisera. On reprocherait i ainsi à la tribu d'Éphraïm , dont il est particu- i lièrement question dans tout ce passage (comp. i le vers. 12), d'avoir mis la désunion entre les différentes parties du royaume. Mais l'hébreu a une autre leçon : Car, quoiqu'il soit fertile (ya/rV.- mot qui forme une paronomase avec le nom d'Éphraïm ; cf. Gen. xli, 52 ; xux, 22), un vent d'est viendra, un vent du Seigneur, montant du désert. Ce vent d'eot (hébr., qâdlm ; voyez la note de xn, 1») figure le roi d'Assyrie, et les affreux ravages qu'il devait produire dans le royaume d'Israël. — De deserto. En effet, c'est dans le désert d'Arable que se forme le qâdîm, avant d'envahir la Palestine. Cf. Job, i, 19; Is. xxiu, 1 ; Jer. iv, 11, etc. — Venas ejus. Les sources élant taries, le pays perdra toute fécondité. — Diripiet themwum. La réalité prend la place de la figure. Le prophète nous montre les Assyriens pillant et ravageant tout dans le royaume vaincu. — Vasis des iderabilis. Hébraïsme : tous les objets précieux, capables d'exciter la convoitise du conquérant.

Chap. XIV. — 1. La ruine sera complète. — Pereal... D'après l'hébreu : Samarie expiera (son crime). La ville principale représente Ici tout le royaume. — Ad amarittidinem... Kébr.: Parce qu'elle s'est révoltée contre son Dieu. — Pe-

1. Pereat Samaria, quoniam ad araaritudinem concitavit Deum suum ! in gladio pereant, parvuli eorum elidantur, et fetse ejus discindautur !

2. Convertere, Israël, ad Dominum Deum tuum, quoniam corruisti iu iniquitate tua.

3. Tollite vobiscum verba, et convertimini ad Dominum ; et dicite ei : Omnem aufer iniquitatem , accipe bonum , et reddemus vitulos labiorum nostrorum.

Comm,;nt. — VI.

reant..., elidantur. Mieux vaudrait encore le futur. Sur ces traits barbares , voyez la note de X, 14.

§ III. — La promesse. XIV, 2-10.

« Déjà l'horizon du royaume d'Israël s'est irradié, pour Osée, de fugitives lueurs d'espérance (comp. I, 10-11, 1; II, 16 et ss. ; m, 6; xi, 8-11; XIII, 14); maintenant, l'espoir remporte une entière victoire sur la crainte. »

1« Humble prière que le prophète met sur les lèvres de ses compatriotes. XIV, 2-4.

2-3^. Exhortation à la pénitence. — Convertere ad... Littéralement dans l'hébreu : Jusqu'à Jéhovah. Express-ion qui marque fort bien le cnracf^re parfait et intégral de la conversion. — Quoniam corruisti... Motif pour lequel il faut que ce retour à Dieu soit prompt : déjà les ennemis d'Israël l'ont renversé à terre, et il ne tardera pas à périr entièrement. — ToIHte... verba : des paroles de repentir, des résolutions courageuses.

Z*>-i. Israël confesse humblement ses fautes. — Dicite ei... Comparez ces autres passages, oè les écrivains sacrés suggèrent aux Juifs des formules de prière et de repentir : Ps. lxv, 3 ; îs. XLViii, 20; Jer. xxxi, 7. — Aufer iniquitatem. C'est la première condition de leur rentrée en grâce avec Dieu. L'adjectif omnem est mis en avant d'une manière emphatique. — Accipe bonum: le bien qu'ils se proposent d'accomplir désormais pour faire oublier à Jéhovah leurs crimes d'autrefois. — Vitulos labiorum... A la lettre dans l'hébreu: les taureaux, nos lèvres. Figure très énergique : en guise de sacrifices, lU offriront à Dieu leurs ferventes actions de grâces. Cf. Ps. L, 14-15. — Assur 7ion salvabit... (ver« set 4). Israël reconnaît, quoique tardivement,

Os. XIV, 4-9.

4. Assur non salvabit nos, super equum non ascenderaus, nec dicemus ultra : Dii nostri opcra maiiuuin nostraruni, quia ejus, qui in te est, misereberis pupilli.

5, Sanabo contritiones eorum, diligam eos spontanée, quia aversus est furor meus ab eis.

G. Ero quasi ros; Israël germinabit sicut lilium, et erumpet radix ejus ut Libaui.

7. Ibunt rami ejus, et erit quasi cliva gloria ejus, et odor ejus ut Libani.

8. Convertentur sedentes in umbra ejus ; vivent tritico, et germinabunt quasi vinea; memoriale ejus sicut vinum Libaui.

9. Ephraim , quid mihi ultra idola? Ego exaudiam , et dirigam eum ego ut abietem virentem ; ex me fructus tuus inventue est.

4. Assur ne nous sauvera pas , nous ne monterons pas sur des chevaux, et nous ne dirons jilus : Les œuvres de nos mains sont nos dieux ; parce que vous aurez pitié de l'orphelin , qui est chez vous.

5. Je guérirai leurs brisures, je les aimerai par une pure bonté, car ma fureur s'est détournée d'eux.

6. Je serai comme la rosée; Israël germera comme le lis, et sa racine s'élancera comme celle du Liban.

7. Ses branches s'étendront, sa gloire sera semblable à l'olivier, et son parfum comme celui du Liban.

8. Ils reviendront s'asseoir sous son ombre ; ils vivront de froment et ils germeront comme la vigne ; leur renommée sera comme celle du vin du Liban.

9. Éphi'aïm, qu'ai -je à faire encore avec les idoles? C'est moi qui l'exaucerai et qui le ferai croître comme un sapin verdoyant; c'est moi qui te ferai porter ton fruit.

qu'il a eu tort de compter sur les nations étrangères, sur les autres secours humains (.super equum...) , et sur les faux dieux (nec dicemus...). Cf. I, 7; IV, 17; v, 13; vu, 11, viii, 4, 9; x, 13, etc. — JHi noslri opéra... Nuance dans l'hébreu : Kous ne dirons plus : Notre Dieu , aux œuvres de nos mains. Ils promettent de ne plus adorer les Idoles fabriquées de main d'homme. — Quia ejus, qui... L'hébreu dit avec plus de clarté : Car en toi l'orphelin trouve de la compassion. Trait d'une grande délicatesse : Jéhovah mérite seul les honneurs divins , parce qu'U a Beul pitié des êtres faibles et délaissés.

2» Réponse tout aimable du Seigneur. XIT, S-9.

6-9. A peine les Israélites, cependant s! coupables, ont -Us donné un signe sérieux de rejtentir, que Dieu leur pardonne généreusement et leur fait les plus gracieuses promesses. Cette description de l'âge d'or messianique est d'une grande beauté. — Sanabo œntritiones... Uébr. : Je guérirai leur infidélité. Dieu mettra fin soit k cette Infidélité même, soit aux châtiments »)emporels qu'elle avait attirés à Israël. — JHligam...spontafee. Avant même que le divin amour att été mérité, c li s'épanchera de son propre mouvement et d'une manière Ineffable sur les Israéllles repentants. » — Ero quasi... (vers. 6 et ss.). Contraste avec xui , IS. Sur cett« image, voyez Job, XXIX 19; Is. ixvi, 19; Mich. v, 6. — Effets de cettu douce rosée : germinabit..., erumpet... — Quasi lilium. Le lis blanc abonde en Palestine. Il ^t très prollûquo de sa nature (cf. Eccll. xxïit, 19 ; Pilne, Biiit. Kat., xxi, 6) ; cette image fait donc allusion à la rapidité avec laoa<>lle le nocyel Israûi sera reformé. — Erumpet radix... Hébr. : Il fera pousser ses racines ( les MQçant au loin, dans toutes les dlrectloni). —

Ut Libani. Signe d'une prodigieuse solidité, les racines du Liban plongeant très avant dans a terre, t La prospérité d'Israël sera aussi staole que florissante. » — Rami ejus (vers. 7). Hébr.: ses nourrissons; c.-à-d., les rejetons qui naissent directement sur les racines. Autre symbole de fécondité. — Quasi oliua gloria... L'olivier devient souvent un très bel arbre en Orient. Cf. Ps. LI, 10; cxxvii, 3; Jer. vi, 16. — Odor... ut LibanfLe Liban est embaumé par ses cèdres et par les fleurs odoriférantes qu'il produit en quantité. Cf. Cant. iv, 11; Eccii. xxix, 18. — Convertentur sedentes... (vers. 8). Hébraïsmc : ils reviendront et s'assoleront sous son ombre.

— Vivent tritico. Plutôt, d'après l'hébreu : lis feront vivre le blé. C.-à-d. qu'Us obtiendront de riches récoltes. Cf. u, 23: Zach. viii, 12. Contraste avec VII, 14. — Quasi vinea. Encore un symbole de prospérité. Cf. Ps. cxxvii, 3, etc. — MemoriaU (jus. La réputation de cette vigne mystique sera semblable à celle du vin du Liban. Ce vin a été de tout temps célèbre. Les écrivalus classiques ne le vantent pas moins, que notre prophète (voyez Pline, Hist. nat., xiv, 7 ) : il est généreux et agréable au goût; les vignes qui le produisent couvrent presque en entier le pied de la célèbre montagne. — Ephraim, quid mihi... (vers. 9). Faisant un retour sur le passé, Dieu dit aux Israélites qu'il ne vent absolument plus souffrir les Idoles, et que tous leurs hommages lui sont dus, à lui seul. — Ego exaudiam. Il promei d'exaucer toujours leurs prières.

— Dirigam eum. Ilébr. : Je le regarderai. Et la phrase s'arrête là. Cessant de cacher son vlsjige à son iienple, Dieu le contemplera avec amour. Cf. Ps cxviii, 132, etc. — ^«70 ut abietem. Hébr.: Je (serni) comme un cyprès verdoyant. — Ex nu /iruclu». É<-.ho Dosslbie de Cant. u, t.

10. Qui est sage, pour comprendre ces choses? Qui a l'intelligence, pour les connaître? Car les voies du Seigneur sont droites, et les justes y marcheront; mais les prévaricateurs y périront.

10. Quis sapiens, et intelliget ista? intelligens, et sciet hfec? Quia rectse vise Domini, et justi ambulabunt in eis ; praevaricatores vero corruent in eis.

8« Petit épilogue. XIV, 10.

10. La morale du livre. — Quls sapiens...? « Proclamation solennelle, » poxir attirer l'attention sur le livre entier , désigné par les pronoms Ma. h sec. — Vise Domini : la conduite du Seipnenr soit envers les bons, soit envers les méchants. Ces voies, qui sont parfaitement droites

et ]ustes (rcctae), offrent aux bons une surface plane sur laquelle lis marchent agréablement ( et justi... ) ; mais elles sont hérissées d'obstacles pour les pécheurs, qui y trouvent la mort (corruent...). Cf. Prov. XI, 6; XV, 19, eto. Qu'IsraOl fasse son choisi

LA PROPHÉTIE DE JOËL'

INTRODUCTION

lo La personne dit prophète. — Son nom hébreu, Yô'el, est une contraction pour Y^hovah'el, Johovah est Dieu, ou, Celui dont Jéhovah est le Dieu. 11 était, comme il le dit lui-même (i, i) , fils de Phatuel (hébr., P^tû'cl) , personnage entièrement inconnu. Il est moralement certain que Joël appartenait au royaume de Juda, et qu'il avait sa résidence à Jérusalem. Il ne fait pas la moindre allusion au royaume schisraatique des dix tribus '^ ; au contraire , il parle fréquemment de Sion, des habitants de Juda et de Jérusalem'^, du temple et du culte qu'on y offrait à Dieu ^.

On a parfois affirmé qu'il était prêtre, à cause de l'importance qu'il attache aux cérémonies religieuses et aux sacrifices''; mais ce fait ne démontre rien sous ce rapport. C'est comme prophète, et nullement comme ayant quelque autorité dans le sanctuaire, que Joël prêche le jeûne et la pénitence.

2» L'époque à laquelle il vivait. — « Ses prophéties ne sont pas datées; mais on peut regarder comme certain qu'elles sont les plus anciennes qui nous soient parvenues. Voici d'où on peut le conclure. 1° Elles sont antérieures à Isaïe. Ce dernier avait, en effet, .les écrits de Joël sous les yeux : c'est ce qui résulte de l'énoncé du chap. xiii , 6, du grand prophète, où l'on trouve reproduit littéralement un membre de phrase de Joël, i, 15. 2" Amos aussi l'a imité. Il lui a emprunté les premiers mots de sa prophétie (cf. Am. i, 2, et Joël, m, 16); et, ce qui prouve que c'est Amos qui emprunte, c'est que ces mots, dans Joël, appartiennent évidemment au contexte... '' Joël est donc antérieur à Amos, dont les écrits sont datés du règne d'Ozias de Juda , et de Jéroboam II d'Israël.

« Mais combien de temps avant Amos Joël a-t-il prophétisé? On ne peut le déterminer avec quelque probabilité que par Fétude intrinsèque de sa prophétie. Parmi les ennemis de son peuple que Dieu châtiera un jour, Joël nomme l'Egypte, ridumée, Tyr, Sidon et les Philistins. Il passe sous silence les Syriens, menacés plus tard par Amos, i, 3-5, de la déportation en' Assyrie, parce que, conduits par leur roi Hazaël , ils avaient fait upe campagne contre Jérusalem, après s'être emparés de Geth, sous le règne de Joas ''. Si Joël ne les mentionne pas, il est à croire que cette omission provient de ce qu'il a écrit avant que les Juifs eussent à se plaindre d'eux ; de même que l'omission des Assyriens et des Chaldéens

* Pour les commentaires, voyez la p. 359, note 1. Nous n'avons à signaler, comme ouvrage spécial, que Scholz, Commentar zum Biiclie des propheten Joël, Wiirtzbourg, 1885.

^ 3'il- mentionne trois fois le nom d'Israël, u, 27, et III, 2, 16, c'est toujours d'une manière générale, poiu- désigner la nation théocratique tout entier».

3 Cf. II, 1, 16, 23, 32; in, 1, 6, 8, 16, 17, 18, 20, 21.

* Cf. I, 9, 13; n, 14,17; m, 18.

5 Cf. I, 13-14; H, 16-17.

* Comparez aussi Am, ix, 1.1 et Joël, ni,

' Cf. IV Reg. XII, 18 et S3.; II Par. xxix, 33 et es.

S90 LA PBOPHâriS DU JOIL

s'explique par la fait que ces deux peuples ne menacèrent les enfants de Jacob qu'à une époque postérieure. Nous sommes ainsi reportés au règne de Joas pour la date de Joël, et d'autres données nous confirment dans l'opinion que c'est sous ce roi , et sous ce '•oi seulement , avant la campagne d'Hazaël , qu'il a prophétisé : i» Il ne s'élève pas contre les péchés occasionnés en Juda par la puissance assyrienne, objet des plaintes d'Osée et d'Amos; 2° il n'attaque pas non plus l'idolâtrie, à laquelle le peuple s'abandonna sous Joram, Ochozias et Athalie; 3" il suppose, au contraire, que Dieu est fidèlement servi. Ce sont là tout autant de traits qui ne conviennent qu'aux premiers temps du roi Joas, à cette époque où la religion juive, sous l'influence du grand prêtre Joïada, florissait dans tout son éclat '. »

Le style, qui est admirable et universellement vanté, atteste aussi l'âge d'of de la littérature hébraïque '.

3" Le sujet et la division du livre. — La prophétie de Joël forme un tou d'une parfaite unité. Elle a pour point de départ un double fléau qui ravageait alors le royaume de Juda, à savoir, une invasion de sauterelles et la sécheresse. A l'occasion de ces calamités, dont la première, qui était la plus désastreuse, est longuement et magnifiquement décrite, Joël exhorte les prêtres à ordonner un jeûne et des prières dans tout le pays. Là-dessus, il annonce tout à coup que Dieu, touché de compassion, mettra bientôt fin aux deux fléaux, et qu'il accordera à son peuple la pluie et de riches récoltes. Toutefois la bonté du Seigneur ne s'arrêtera pas à ce premier bienfait. La pluie, qui fertilise, sera suivie, dans un avenir indéterminé, d'une abondante effusion de l'Esprit - Saint. D'autre part, le jour terrible des vengeances de Jéhovah éclatera contre les nations païennes qui s'étaient coalisées contre le peuple théocratique. Ces nations seront défaites, écrasées, tandis que Juda, totalement régénéré, verra son Dieu régner éternellement et pacifiquement dans Sion. Tel est le sujet, dont l'horizon va toujours s'éloignant de plus en plus.

Le livre se divise en deux parties, que le prophète lui-même a marquées par une petite note historique (ii, 18-19a). La première partie, i, 1-n, 17, contient un discours rempli d'exhortations plaintives. C'est une invitation à la- pénitence, à l'occasion des deux fléaux qui désolaient Juda. La seconde partie, ii, IS-lii, 21, contient un discours plein de promesses, qui prédit à Sion de nombreuses faveurs temporelles et spirituelles, et à ses ennemis toute sorte de maux^.

4° Le livre de Joël a une importance particulière pour Israël et pour l'Eglise. Les Juifs y sont constamment représentés comme le peuple de D'eu , qui sera comblé de bénédictions de tout genre, s'il demeure fidèle à Jéhovah. Cette condition remplie, il aura beau souffrir momentanément, être à demi ruiné par les nations païennes, ses épreuves ne seront que transitoires, le bonheur lui sera rendu sous toutes les formes, et il deviendra le noyau et le centre d'un royaume théocratique qui sera vaste comme le monde et qui n'aura pas de fin. A l'Église il promet l'effusion de.l'Esprit-Saint ', et il décrit avec une magnificence incomparable d'expressions le jugement général de la fin des temps ^: tableau auquel il ramène presque tout dans sa prophétie (cf. i, 15; ii, 1-2, 10- 11, 31; III, 1 et S8.).

' itan. MbHqiie, t. II, n. 1072. Joas réfinA de 878 <k 866 avant .T.-C.

^ ( La pureU^ du langage, la régularité dans le parallélisme, IV'lévatlon iiottlquo et la vivacité du coloris, tout assigne h JoCI un des premiers rangs dans la littérature prophétique. >

* Pour une analyse plut complète, voyex notr* * 0(. n, 80 «t

Blltlia êacra, p. 1004-1006. Il est bon de' noter Ici que le texte hébreu a été partagé en quatre chapitres an lieu de trois. Le second se termine après II, 37 de la Vulgatc; le troisième correepond & n, 3R-32; le quatrième, au chap. dl * Cf. n, 28-2L'

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