Je briserai les verrous de Damas
discours. — Il ouvre son livre par une parole solennelle et terrible, qu'il emprunte & Joël, m, 16 (voyez le commentaire), et dont U se sert comme d'un texte: Dominus... rtigiet. Amos connaissait par exp<5rience le rugissement terrible des lions du désert de Juda. Cf. lu, 4, 8, 12. — Et luxerunt... Effet produit par la voix du Seigneur Irrité : le pays entier est ravagé, du Bud au nord. — Sjieciosa pastorum. Hébr. : les pâturages des pasteurs. C.-à-d., les steppes de la Palestine méridlouiale. — Carmeii : la belle et riche montagne dont la cime principale (.vertex : aujourd'hui Râs el-Kourmoul, « tête du Carmel ») s'avance dans la Méditerranée , au nord de Calpha (. Atl. géogr., pi. vu, xn). « A cause de l'abondance de sa rosée, il est toujours frais et verdoyant , même au milieu de l'été ; ses fleu'rs sont nombreuses et variées. » Ici, nous voyons sa végétation luxuriante se dessécher d'effroi au bruit des menaces de Jéhovah : exsiccatua est.
2» Les ]ngcments divins contre les nations païennes qui avolsinalent les royaumes de Jnda et d'IsraCl. I, 3 — II, 3.
La voix du Seigneur fait maintenant entendre des paroles distinctes. Lee peuples contre lesquels elle éclate d'abord sont au nombre de six (les Syriens, les Philistins, les Tyriens, les Iduméens, les Ammonites, les Moabltes), et divisés en deux groupes de trois. Dans le premier groupe sont rangées les nations qu'aucun lien de parenté n'unissait aux Hébreux; dans le second, celles qui leur étalent alliées par une orig'me commune.
3-5. La sentence de Damas. — Eaee... Domintis. Les huit sentences commencent toutes par cette formule (cf. vers. 6, 9, 11, 13 ; ii, 1, 4, 6), et aus-sl jiar la suivante. Super tribus... et... quatuor..., qui a un caractère particulièrement menaçant. « A cause de trois et à cause de quatre > est un hébraïsme qui équivaut à c super mnltia » : à cause des transgressions sans nombre. Cf. Job, V, 19; Prov. vi, 16-19, et xxx, 15, 18, Jl, 29; Eccl. XI, 2; Mlch. v, 4, etc. — Darnasd : la célèbre et antique capitale de la Syrie. Ses rois furent souvent en guerre avec les Israélites. — Non eonvertam emn est une autre locution hébraïque, dont saint JérAme a donné une traduction un jicu trop ^erv1lp. Le pronom aurait dû être mis au neutre, « Id , » •t U Terb« M la leiu da réroquer. Par conaé-
quent : Je ne révoquerai pas ceci, c-à-d., l'arrêt qui va être immédiatement prononcé (verset* 4-5). Les décrets de Jéhovah contre Damas et contre les autres nations sont donc immuables. — Eo qux>d... Pour motiver ce premier projet irrévocable de vengeance, le prophète cite, au nom du Seigneur, un des principaux crimes commis par les Syriens : Ils avalent écrasé sous des traîneaux destinés à triturer le blé (Atl. archéol., pi. XXXIV, flg. 11-14; pi. XXXV, flg. 11, 12) les habitants de la province de Galaad. Acte de " barbarie sauvage, raconté IV Reg. x, 32-33 (cf. xiu, 7, et II Reg. xn, 31 ). — OalcMd. Région située à l'est du Jourdain (,Atl. géogr., pi. vu). — Mittam ignem... Le châtiment, vers. 4-6. En punition de ses crimes, Damas sera conquise et réduite en cendres ; ses habitants seront en partie mis à mort et en partie emmenés au loin comme captifs. — Azael avait d'abord été l'un des principaux offlciers du roi syrien Benadad ; mais il avait assassiné son maître et s'était emparé du trdne. Cf. IV Reg. viii, 7-18. Son fils, qui inl succéda, porta aussi le nom de Benadad , et c'est probablement lui que le prophète a voulu désigner en cet endroit. — Domos. llébr. : les palais. — Vectem, : l'énorme verrou de fer qui barrait la i>orte principale d'une place forte (cf. III Reg. it, 13 ; Ps. cvi, 16) ; le briser, c'était livrer la place aux as-aillante. — Di.-pertlam. Hébr. : J'extirperai. — liCS deux mots hébreux (Biq'a(-'Avèn) qui correspondent à campo idoli forment vraisemblablement un nom propre. Le premier a le ^ens de fente, et U désigne une vallée située entre de hautes montagnes. On suppose qu'il repré.«ente Ici la vaste plaine qu'enserrent le Liban et l' Anti-Liban, et que les Arabes nomment précisément E)-Buqaah, la fente. Josué (xi, 17, et XII, ï) lui avait déjà donné le nom de a Biq'ah du Liban » ; les Qrecs l'appelaient Cœlé- Syrie, ou Syrie creuse (Atl. géogr., pi. v, vu, X, xn, xiii). 'Avèn signifie vanité, néant, et convient fort bien comme appellation ironique des idoles (cf. Os. iv, 15; x, 16, etc.). La Cœlé- Syrie était tout entière plongée dans l'Idolâtrie, D'après divers commentateurs, ce n'est point cette vallée que le prophète aurait eue en vue lorsqu'il écrivait le nom de Biq'a(-'Avèn, mais la ville d'HéllopolIs, aujourd'hui Baalbck, qui en occupe le centre (AU. géogr., pi. xiii ) ; ce ■entlmant ett pas probable. — Lea mou halA-
disperdam nabitatorem de campo idoli, et tenentem sceptrum de domo voluptatie; et transferetur populus Syrise C}Tenen, dicit Dominus.
6. Haec dicit Dominus : Super tribus pceleribus Gazae, et super quatuor non convertam eiira, eo quod transtulerint captivitatem perfectam , ut coucluderent eam in Idiémaea.