‹ La Sainte Bible (volume 2)Chapitre 377 sur 832 · Mittam ignem in Theman, et de- Torabit aedes Bosrae · texte numérisé non relu

Mittam ignem in Theman, et de- Torabit aedes Bosrae

13. Hœc dicit Dorainus : Super tribus Bceleribus filiorum Ammon, et super quatuor non convertam eum, eo quod dissecuerit praegnantes Gralaad ad dilatandum terminum suum.

14. Et succendam ignem in muro Rabba, et devorabit aedes ejus in ululatu in die belli, et in tiu-bine in die commotionis.

15. Et ibit Melchom in captivitatem, ipse, et principes ejus simul, dicit Dominus.

quatre, je ne changerai pas mon arrêt, parce qu'il a poursuivi son frère avec î'épée, qu'il a violé la compassion qu'il lui devait, qu'il n'a point mis de bornes à sa fureur, et qu'il a conservé jusqu'à la fin son indignation.

12. J'enverrai le feu dans Théman, et il dévorera les édifices de Bosra.

13. Ainsi parle le Seigneur : A cause de trois crimes des enfants d'Ammon, et même de quatre, je ne changerai pas mon arrêt, parce qu'ils ont éventré les femmes enceintes de Galaad, pour étendre leurs limites.

14. J'allumerai le feu dans les murs de Rahba, et il dévorera ses édifices au milieu des cris, au jour du combat, et dans le tourbillon, au jour de la tempête.

15. Et Melchom ira en captivité, lui, et ses princes avec lui, dit le Seigneur.

servavcrit...), pour décrire avec plus de vigueur les sentiments de haine que les Iduméens avaient presque constamment nourris contre les Israélites. Voyez Num. xx, 15-20 ; xxi, 4 ; Jud. xi, 17 ; III Reg. xr, 14 ; IV Reg. vui, 20 ; Ps. cxxxvi, 7 ; Ez. x.w, 12; Abd. 10-14, etc. Ces divers traits font visiblement allnsion à la conduite d'Esaû envers Jacob : ce qui s'était passé autrefois entre les deux patriarches se renouvelait entre leurs descendants. — Fratrem suum : le peuple hébreu, issu de la même souche que la nation Idamécnne. Haïr un frère est un crime particulièrement odieux. — Violaverit misericordiam... Littéralement dans l'hébreu : Il a corrompu , c-i-d., anéanti, sa compassion. Étouffant les sentiments de la nature, les Iduméens avaient donné un libre cours à une haine que rien ne pouvait assouvir. — Tenverlt ultra... Hébr. : (Parce que) sa colère déchire tonjours. Comme une bête fauve toujours prête à déchirer et à dévorer sa proie. — Indignationem... servaverit... : l'excitant, au lieu d'essayer de la calmer. — Theman était la prortnce méridionale de l'Iduméc. Cf. Jer. XLix, 9. — La ville de Bosra (hébr., Bo?rah) est déjà mentionnée dans la Genèse, xxxn, 33. Comp. Is. LXin, 1 et la note. — Pour l'accomplissement de cet orî>cle, voyez la fin du commentaire de la prophétie d'Abdlas.

13-16. Le jugement des Ammonites. — Filiorum Amnion. Peuplade belllqnenseet farouche. Issue de Loth (cf. Gen. zcx, 38) et domiciliée h l'est de la province de Galaad ( Atl. géogr., pi. vn). — Le crime principal qui leur est reproché est en parfaite harmonie avec lenrs moeurs jmeliea : dissecuerit praegnantes. Cf. Os. xin, 16 et la note. — Oalaad. Il est possible que les Ammonites aient été les alliés dos Syriens dans la guerre qu'ils flrcnt à ce district d'IsraCI. Conip. Je vers. S*. Dès le règne de l):ivlil, une . ligue de ce genre avait été 'ormée par les denz

nations (cf. II Rog. x, 6). — Ad dllatandum... La guerre déclarée à Israël par les flls d'Ammon était donc absolument injuste, puisqu'elle avait pour but direct d'agrandir leur territoire amt dépens du sien. On conçoit que la province de Galaad ait excité leurs convoitises, car elle était fertile et riche (cf. Num. xxxii, 1; Jud. x, 12; Gant. IV, 1, etc.). — Et sxu-cetidam... La sentence, vers. 14-15. Elle est pleinement développée, comme pour les Syriens et les Philistins (cf. vers. 4-6, 7-8). — Succendam Igne.m. Petite variante dans la formule. Pour les autres peuples Amos dit : « Mittam ignem. » — Rabba. C.-àd., la grande. Le nom complet de cette célèbre capitale des Ammonites était Rabbath- Ammon. Cf. Deut. III, 11 ; Jos. xm, 25 ; Jer. xux, 2, etc. — UJulalu : les cris de triomphe poussés par le vainqueur. Cf. Jos. vi, 20, etc. — In turbine. Le tourbillon et la tempête ( Vnig., commotionis) figurent la violence avec laquelle les instruments de la vengeance du Seigneur se précipiteront sur les coupables. — Melchom, appelé encore Moloch, était la divinité nationale des Ammonites. Cf. III Reg. xi, 6, 33 ; Jer. xux, 3 ; Soph. 1,6, etc. Sa statue sera emportée comme un trophée : ibit in captivitatem. Sur cet usage, voyez Is. XLVin, 7, 13, et le commentaire. Dans l'hébreu actuel on lit: malkâm, leur roi (des Ammonites); leçon suivie par les LXX et le ciialdéen. Le Targum, Aqulla et Symmaque ont la isème variante que la Vulgate. — Principe» ejus. C.-à-d., d'après notre ver>ilon latine, les prêtres de Melchom ; d'après l'hébreu, les princes royaux. — Cet oracle s'est aci»mpll sous Ozias (II Par. XXVI, 7-8), sous Joatham (Il Par. XX vn, R), sous le roi d'Assyrie Salmanasar, et surtout lorsque Nabuchodonosor envahit toute la région et l'assuji'tllt, après la prise de Jérusalem. Cf. Josèpbe, Anl.,x, 9, 7.

Am. II, 1-6.

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