‹ La Sainte Bible (volume 2)Chapitre 393 sur 832 · TROISIÈME PARTIE ïé» livre des visions. VII, 1 — IX · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE ïé» livre des visions. VII, 1 — IX

Ccst encore la même pensée qui est développée dans cette dernière partie de la prophétie d'Amo», mais sous une nouvelle forme. L'écrivain sacré raconte cinq visions successives, par lesquelles le Seigneur lui confirma ses oracles antérieurs, relatifs à la ruine du roj'aume d'Israël. Cependant, à la fin (ix, 11-15), 11 promulgue une promesse consolante, en vertu de laquelle le trône de David devait être rétabli par le Messie.

1» Première vision. VIT, 1-3.

Chap. VII. — 1-3. Les sauterelles qui ravageât le pays. — Hsec ostendit... Ces mots, qui servent d'introduction aux quatre premières visions (cf. vers. 4 , 7, et vrn , 1 ) , démontrent que tous ces petits drames furent réels, objectifs, et qu'ils ne sont pas, comme on l'a parfois pr&endu, des fictions poétiques Inventées par Amos pour rendre son langage plus saisissant. — Dominus Deus. Hébr. : 'Adonat Y'h&vah. Notre prophète emploie volontiers ces deux noms réunis. Cf. ii, 4, 5, 6; VIII, 1, 3, 9, etc. — Ecce flctor... Détail dramatique. C'est le Seigneur lui - même qui créait des myriades de sauterelles, pour les lancer sur le pays. — Locustœ. Le mot goiaï (celui qui coupe; selon d'autres, celui qui rampe) n'apparaît qu'en un seul autre passage de la Bible (Nah. m, 17). — In principio... imiris. D'après l'héôreu : Lorsque commence à monter le regain. Saint Jérôme a Jonné au substantif léqès le sens de vialqoi, pluie tardive ou du printemps. Cela revient au même pour le sens. L'époque choisie par Dieu pour envoyer les sauterelles était donc celle où le fléau serait le plus désastreux. — Autre détail pour déterminer nettement la i^

tuatlon : et eccs serotinus... L'hébreu a de nouveau Zeg^s, le regain. — Post tonsio7ieni... C.-à-d., après la fauche du roi. Ce trait suppose que les rois d'Israël s'étaient arrogé le droit de faire couper la première herbe du printemps, pour ] en nourrir leurs chevaux et leurs mulets. Le ■ regain qui croissait ensuite, favorisé par les pluies I d'avril , était récolté par chaque propriétaire ; mais s'il faisait défaut, comme c'est ici le cas, c'était la disette absolue du foin pour les agriculteurs. — Cum consummasset... (vers. 2). Quelques heures suflisaient pour cela. — Dixi. Le prophète, ému de compassion, intercède pour le malheureux Israël. Sa prière est très touchante dans sa brièveté. — Propitius esto, obsecro. Hébr. : Pardonne donc. Amos ajoute un motU bien capable d'apitoyer le cœur de Dieu : Quis suscitabit...? Plutôt, d'f-près l'hébreu : « Quisstabit... ? )i En quel état sera Jacob, comment subsistera-1- il, si Jéhovah le frappe ainsi? — Quia parvulus... Ce qui est petit et faible a besoin qu'on' le ménage, en usant de condescendance à son égard. ^ Misertiis est.,, (vers. 3). Heureux résultat de la prière. Littéralement dans l'hébreu : Le Seigneur se repentit. Sur cet anthropomorphisme, voyez Joël, ii, 14, et la note. —

— Snper hoc : au sujet du projet de destruction que figuraient les sauterelles. — Non erit. Dieu retire donc maintenant son arrêt.

2» Seconde vision. VII, 4-6.

4-6. Le feu dévorant, autre emblème de, 1* ruine d'Israël. Menace plus grave encore que la précédente. Le prophète suit, dans son récit, la même marche que pour la première vision, et 11 en sera ainsi pour la troisième et la quatrième.

— Vocabat judicium... L'hébreu revient à dire : n procu>malt le jugement (le cLâtimcut ) par le

Am. VII, 6-10.

obsecro; qais Buscitabit Jacob, qoia par-

■vtiIds est?

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