‹ La Sainte Bible (volume 2)Chapitre 395 sur 832 · Amos répondit et dit à Amasias · texte numérisé non relu

Amos répondit et dit à Amasias

Je ne suis pas prophète, et je ne suis pas fils de prophète ; mais je suis berger, et je cultive les sycomores.

11. Hœc enim dicit Amos : In gladio morietur Jéroboam, et Israël captivus migrabit de terra sua.

12. Et dixit Amasias ad Amos : Qui vides, gradere; fuge in terram Juda, et comede ibi panem , et prophetabis ibi.

13. Et in Bethel non adjicies ultra ut prophètes, quia sanctificatio régis est, et domus regni est.

14. Responditque Amos, et dixit ad Amasiam : Non sum propheta, et non sum filius prophètes ; sed armentarius ego sum , vellicans sycomores.

C'est le principal chef d'accusation. Le prophète n'avait point dit cela; la menace du glaive concernait la maison et non la personne de Jéroboam. Amasias donne à dessein à sa dénonciation la forme la plus capable d'impressionner le roi.

— Israël migrabit. Ce détail était vrai (cf. v, 27, et VI, 7); mais pourquoi Amasias n'ajoute- 1-11 pas le reste de l'oracle , c.-ù-d., la .description des crimes du peuple

et l'offre de pardon si l'on se repentait ?

12-13. Amasias veut expulser Amos du territoire d'Israël. — Dixit Amasias... C'est vraisemblablement de sa propre autorité qu'il tient ce lang'ge, car le roi ne paraît pas, d'après l'ensemble du récit, s'être inquiété de l'accusation d' Amasias. — Qui vides. Dans l'hébreu : bozeh, voyant. Sur ce titre donné aux prophètes , voyex le tome IV, p. 262. Amasias l'employait sans doute d'une manière ironique. — Qi-adere, fuge.

Hébr.: Va, fuis pour toi. C.-à-d., Va -t'en, si tu tiens à la vie.

— In terram Juda. Il le renvoie dans son pays. — Comede ibi...

Parole de dédain. Amasias traite Amos comme s'il n'exerçait la fonction de voyant que pour gagner sa vie. Ainsi faisaient les faux prophètes, qui prédisaient l'avenir « pour des poignées d'orge

et pour des morceaux de pain », comme le leur reproche Ézéchiel, xin, 19.— In Bethel (vers. 13 ; ces mots sont mis en avant d'une manière emphatique) non adjicies... Cest donc dans cette ville qu'Amos avait surtout exercé son ministère. Comme le temple du veau d'or y attirait de nombreux Israélites, eUe convenait fort bien pour la proclamation des divins oracles, qui de là seraient portés dans tout le pays. — Sanctificatio régis... Hébr.: le sanctuaire du roi. Cette fols , Amasias parlait exactement : le faux sanctuaire de Béthel n'existait que par la volonté des rois d'Israël ; c'était leur sanctuaire à eux , et tien de plus. — Et domus regia. L'hébreu dit

sans article : nne maison de royaume (une maison royale ).

14-1 7. Admirable réponse d'Amos. Elle se compose de deux parties: vers. 14-15, le prophète répudie avec une noble vigueur les odieuses insinuations du faux prêtre; vers. 16-17, il lui prédit un châtiment exemplaire. — Non sum pro-

Branche. de sycomore chargée de fniiis.

pheta. En hébreu : nâbi', le nom ordinaire des prophètes. Voyez la page 261 du tome IV. FiliiLs prophetse est un hébraïsme qui équivaut à disciple de prophète. Par ces deux assertions, Amos vent dire que rien, dans sa vie antérieure et dans son éducation, ne l'avait préparé à son rôle actuel; 11 n'avait pas été élevé dans les écoles célèbres où Dieu prenait parfois ses messagers. Voyez I Reg. xdc, 18, et le commentaire. — Armentaritis est la traduction littérale du mot bôqer, bouvier; mais la suite du récit (gregem, au vers. 15, correspond à l'hébreu ^ô'n, qui désigne le petit bétail) montre que ce mot est employé ici dans un sens large. — TeUicans syeo-

Am. VII, 15 — VIII, 2.

15. Et tulit me Dominus cum sequerer gregem, et dixit Dominus ad me : Vade propheta ad populum meum Israël.

16. Et nunc audi verbum Do mini : Tu dicis : Non prophetabis super Israël, et non Btillabis super domum idoli.

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