‹ La Sainte Bible (volume 2)Chapitre 421 sur 832 · Et dixit Dominus : Putasne bene irasceris tu · texte numérisé non relu

Et dixit Dominus : Putasne bene irasceris tu

5. Et egressus est Jonas de civitate, et sedit contra orientera civitatis; et fecit sibimet umbraculum ibi, et sedebat subter illud in umbra, donec videret quid accideret civitati.

pas lais?é de traces dans leurs annales. — 3/isertus... super malitiam... A la lettre dans Thébreu : Et Dieu se repentit du mal cju'il avait dit qu'il leur ferait. Anthropomoriihisme déjà employé dans l'Exode, xxxii, 14.

} IV. — Le mécontentement de Jonas et la leçon qu'il lui attira de la part de Dieu. IV, 1-11.

1» Le prophète s'afflige de la bonté du Seigneur pour les Ninjvites. IV, 1-5.

Chap. IV. — 1-4. L'étrange affliction de Jonas. — Ajffiiclus est afflieiione... Langage plein d'emphase. Hébr.: Et cela fut mal à Jonas d'un grand mal. C.-à-d. qu'il ressentit une peine très vive. Cela eut lieu sans doute après l'expiration du délai de quarante jours accordé aux Ninivitea (cf. ni, 4), lorsque Jonas vit que la menace lancée par lui n'était pas exécutée. — Iratva est. A sa tristesse s'ajouta un sentiment de mécontentement, de colère. Sur les motifs de cette conduite, voyez la note de i , 3. — Oravit ( vers. 2 ). Sa colère ne le mettait pas en révolte contre Dieu. Il y a beaucoup de familiarité naïve dans les paroles que cette âme Impressionnable adresse au Seigneur. — Obsecro. Hébr. : 'Onnah. Exclamation caressante, pour ainsi dire (saint Jérôme). Jonas demande à Jéhovah la permission de lui exposer ses peines les plus Intimes. — Numquid non hoc... C.-à-d. : N'est-ce pas là le raisonnement que J'ai fait dès le début? Il avait prévu dès le premier Instant que tel serait le résultat de ga prédication à Ninive, et c'est précisément

pour cela qu'il avait pris la fuite. — Prseoeeupavi est un hébraïsme : Je me suis hâté de fuir, pour échapper à cette mission et à ses consé quences. — Scio enini... Malgré ses imperfections Jonas connaît et sait très bien définir la vraii nature de Jéhovah. Cf. Joël, n, 13, et la nota — Ignoscens. Hébr.: Te repentant. Cf. m, 10''. — Et nunc... toile... (vers. 3). Moïse an ssi (Num. XI, 15) et le prophète Élie (III Reg. xix, 4), k des heures d'angoisse, avaient conjuré Dieu de les faire mourir; mais c'était pour des motifs plus sérieux que celui qu'allègiio ici Jonas. — Dixit Dominus (vers. 4). Jéhovah fiaigne répondre avec une bienveillance toute divine à son ambassadeur mécontent. — Putasne bene...f Hébr. : Fais-tu bien de t'irriter ? Simple appel à sa raison,, à sa conscience. Ou pourrait traduire aussi, comme l'ont fait les LXX, le Targum, le syriaque et l'arabe : Es -tu grandement irrité? Mais celte interprétation va moins bien ici.

5. Jonas sort de Ninive et va s'établir sur ane colline en face de la ville. Il ne répond pas à la question que Dieu lui avait adressée , car qu'aurait -il pu répondre? Mais il l'interprète d'une manière conforme à ses désirs, comme si elle signifiait : Attends, et tu verras ; la ville sera châtiée. — Egressus est. Quelques commentateurs, à la suite de Théodoret, donnent à ce prétérit la signification de l'imparfait : Jonas était sorti. D'après cela, les événements que raconte ce verset auraient eu Heu avant ceux qu'exposent les quatre précédents; mais cette opinion est p«u vraisem-

JoN. IV, 6-8.

6. Et praeparavit Dominas Deas hederam, et ascf-ndit snper caput Jonœ, ut esset umbra super caput ejus, et protegeret eum , laboraverat enitu ; et Isetatus est Jonas super hedera lœtitia magna.

7. Et paravit Deus vermem ascensn diluculi in crastinum, et percussit hederam, et exaruit.

8. Et cum ortns fuisset sol, prsecepit Dominus vento calido et urenti ; et per-

G. Le Seigneur Dieu fit naître un lierre qui monta sur la tête de Jonas, pour donner de l'ombre sur sa tête et pour le mettre à couvert, parce qu'il soufiErait; et Jonas éprouva une grande joie au sujet du lieiTe.

7. Le lendemain, à l'aurore, le Se^ gneur envoya un ver, qui piqua le liens et le dessécha.

8. Et quand le soleil fut levé, le Sngneur fit souffler un vent chaud et b.'û-

blablc. — Contra orientem ... ; snr l'une des collines qnl dominaient Ninive du côté de l'est, et du haut desquelles on pouvait voir ce qui s'y passait (AU. gfogr., pi. ix ). — Vrtibraculum. Hébr. : une cabane; probablement en feuillage, comme celles que les Hébreux construisaient p<jur la fête des Tabernacles. Voyez Lev. xxiii, 42, et le commentaire. — Donec vi4erct... Jonas e.«pérait assister à la ruine de la ville.

le qiqâpôn ne soit véritablement le ricin, ^ette plante, de la famille des Euphorblacées , croît spontanément en Orient. Elle peatattelndre Quatre et même cinq mètres de hauteur ; elle ^-andit avec une grande rapidité. Voyez VAtl.d'histnat., pi. xrx, 2 ; XX, 4 ; xxvi, 6. Son nom égyptien, fcifri, avait une grande ressemblance avec celui qu'elle portait en hébreu. — Ut esset umbra... t Elis fournit une ombre épaisse, grâce h ses larges feullla»,

Jonrs dans sa caljaae de f enillage. ( Peintare des Catacombc». )

2« Le Seigneur donne à son prophète une leçon de charité. IV, 6-11.

6-7. La plante protectrice. — Prseparavit. Hébr. : Dieu désigna. Voyez la note de il, 1. — Jlederani. Le mot hébreu qui correspond h cette expression est qiqây&n; 11 n'est employé qu'en ce seul endroit de la Bible. Les LXX l'ont traduit par y.o).oy."Jv^T)v, gourde ; le syriaque, l'aralK? et ritala Inl ont donné le mfme sens (l'Itala a « cucurbltam »). Aqulla, Symniaqne et Théodotlon l'ont regardé comme l'équivalent de y.Kjfjo;, lierre, et de là vient la traduction de saint Jérftme. Toutefois le savant docteur offinne nettement, dans son commentaire sur ce passage, que le qiqâyôn ne correspond pas an lierre, mais an ricin, dont 11 donne une description facile à reconnaître; mais II ne pouvait pas nommer directement cette plante, qnl n'avait pas de dénomination reçue chez les Lailns. Pline l'Ancien est, en effet, le seul parmi les anciens auteurs romains qui ait mentionné le* ricinus n (cf. JMat. nat., XV, 7). Aujourd'hui Dcrsonne ne doute que

d'un vert sombre. » Elle compléta donc très agréablement pour Jouas la cabane de feuillage. — Et protegeret... ; laboraverat... Plus simplement dans l'hébreu : Pour le délivrer de son mal ; c.-à-d. , de son chagrin. — Ce résultat fut aussitôt atteint : Isetatiui eut... Ixtitla... Il y a une emphase évidente dans ce trait du récit. — Et paravit^ (vers. 7). L'hébreu dit encore : El Dieu flxa, — Vermem. est Ici un nom collectif, qui ne désigne pas un Insecte solitaire mais toute une catégorie. Le ricin est souvent assailli par des essaims de chenilles noires, qui le dévorent et le font périr rapidement, en une nuit (.n.ieensu dilncmM...). — Percv.tsU... et exaru^'. « La feuille du ricin, lorsqu'elle a été déchirée, ou môme lorsqu'elle a simplement subi une légère lésion, se fane en quelques miettes, » et cela suriont dans les pays chauds.

8. Le mécontentement de Jonas éclate plus grand que Jamais. -— Oim orftw... Une nouvelle cause de souffrance et d'ennui iwur le prophète est proTldentlellemeiit Introduite, afin que la

JoN. IV, 9-11.

lant ; et le soleil frappa sur la tête de Jonas, qui étouffait, et il souhaita de mourir, en disant : La mort est meilleure pour moi que la vie

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