Le Seigneur nie fit voir ensuite quatre forgerons
21. Et je dis : Que viennent faire ceux-ci? Il répondit: Ce sont les cornes qui ont dispersé tous les hommes de Juda, et aucun d'eux ne lève la tête ; et ceux-ci sont v nus pour les eflFraver, et pour abattre les cornes des nations, qui ont élevé la corne contre le pays de Juda, pour en disperser les habitante.
corne est souvent l'emblème de la force , surtout de la force arrogante et hostile , et c'est le cas en cet endroit. Cf. Jer. xlviii, 25 ; Dan. vn, 20 ; Am. VI, 14, etc. — Et dixi... (vers. 19). Le prophète continue de recourir à son céleste Interprète, pour obtenir de lui l'éclaircissement des choses mystérieuses qu'il contemplait. — Quse ventilaverunt. Hébr. : (Les cornes) qui ont dispersé. De même au vers. 21». — Judam, et Israël, et...: le royaume légitime de Jud.T, le royaume des dix tribus, et la capitale ; par consé(iuent. la nation tout entière.
(eoriiua geiitium). — Depuis longtemps on a essayé de déterminer avec précision quels peuvent bien être les quatre empires païens symbolisés par les quatre comeg , et on les a cherchés, tantôt tout à la fols dans le passé, le présent et l'avenir (l'Assyrie, la Chaldée, les Médo- Perses, le royaume gréco-macédonien ; ou bien, les quatre empires des visions de Daniel : la Chaldée, les Médo-Perses, les Gréco-Macédoniens, les Romains), tantôt uniquement dans le passé et le présent (l'Egypte, l'Assyrie, la Chaldée, le royaume médoperse). On a de même cherché à Identifier les
Forgerons. (Peinture égyptleQue.)
80-21. Deuxième partie de la vision : les forgerons.— Fabros. Le mot hébreu harâsîm peut aussi d(''slgner des ouvriers sur bois ; mais il s'agit vraisemblablement de forgerons d'après le contexte. — Jlsec sunt... (vers. 21). L'ange réitère d'abord l'explication qu'il avait donnée au sujet des cornes. — Les mots per singnloa viros et le pronom eorum manquent dans l'hébreu, oA on Ut senlement : (Ce sont là les cornes qui ont dispersé .Juda ) , de sorte que personne n'a levé la tête. Ce dertiier trait est en même temps pittoresque et pathétique ; il marque le degré d'humiliation et d'inipuiseancc auquel les .Juifs avaient été réduits par leursennemls victorieux. Cf. Thren. li, 10. Main voici que Dieu envole préolsémL-nt les quatre forgerons pour les déllyrer : venerunt Isti... — Detf.rrere ea. C.-à-d., pour cflnyer les nations Agrées par le* coroes
quatre forgeron^, qui seraient, par exemple, N.ibuchodonosor, Cyrus, Cambyse et Alexandre le Grand, par lesquels furent successivement brisées les cornes assyrienne, chaldéenno , égyptienne et médo-perse. Mais nous croyons, avec de nombreux Interprètes, qu'il vaut mieux ne pas trop presser le chiffre quatre, et le regarder, ici et en d'autres passages assez nombreux, comme un symbole d'universalité, de généralité. Il représente, d'une part, « toutes les puiss.inccs hostiles à Jnda,de quelque côté qu'elles soient venues , » et , d'autre part , tous les agents humains dont le Peigneiir s'est servi pour renverser ces puissances. Cette vision complète donc la jirécédente, dont elle est la conséquence naturelle (comp. le vers. 15). Elle promet aux Juifs qu'ils triompheiont de tous leurs ennemis, gr&oe »v ooDConrs irrésistible de leur Dlen.
Zach. II, 1 -'t.