CHAPITRE IX
1. Fardeau de la parole du Seigneur contre le pays de Hadrach, et contre Damas, sur laquelle elle se repose; car l'œil du Seigneur est fixé sur les hommes et sur toutes les tribus d'Israël.
1. Onus verbi Domini in ten-a Hadrach, et Damasci, requiei ejus ; quia Domini est oculus hominis et omnium tribuum Israël.
etiam... C'est la réponse de la ville à laquelle s'adressait l'invitation « Eamus... ». Trait dramatique. — Et ventent... (vers. 22). Le prophète insiste sur la pensée. Notez les épithèteâ mtUti et robustfe , qui relèvent le triomphe moral remporté par Johovah sur le paganisme.
23. Troisième parole : Réitération de la même promesse. L'Idée est tout à fait la même ; l'image senle est légèrement modifiée. — Decem homines. Chiffre rond, pour marquer un nombre indéterminé, mais considérable. Cf. Gen. xxxi, 7, 41; Lev. XXVI, 26; I Reg. i. 8; Is. v, 10, etc. — Ex omnibus linguis... Par conséquent, de totis les pa' s. Cf. Dan. ni, 4, etc. — Apvrehendent fimbriayn... A la lettre dans l'hébreu : Ils saisiront l'aile, c.-à-d., le pan de la tunique. Image pittoresque , qui exprime, de la part des iiaïens, une demande de protection, une conflance intime et familière. — Ibimus vobiscum. Ils désirent accompagner les Jtiifs an temple de Jérusalem, car ils savent que le Seigneur, l'unique vrai Dieu, est avec Israël : audivimus enim... Cette promesse s'est réalisée selon l'esprit, d'une manière supérieure, par l'entrée de toutes les nations dans le bercail du divin Pasteur.
Sec aoK II. — Secon-d discours : PROPfférrES rk- LATivES sorr au peuple db Diec, soit aux PAÏEVS. IX, 1 — XI, 17.
Sur les attaques qui ont été dirigées contre l'authenticité de ces trois chapitres et des trois suivants, voyez l'Introduction, p. 554.
f I. — Les païens seront humiliés, Israël sera 8auré. IX, 1 — X, 12.
1» Les jugements divins contre trois des nations païoniics qui entouraient le territoire juif. II, 1-7.
Les adversaires de l'authenticité prétendent que ces menaces sont parallèles à celles qu'Isaïe (xrv 28 et ES.; xvn, 1 et ss. ; xxni. 1 et ss.) et Amos (i, 3-10) avaient été chargés de lancer également contre les Syriens , les Phéniciens el les Philistins. D'après ces critiques, elles dateraient du VIII» siècle avant J.- C, et ce sont lee Assyriens, puis les Chaldéens, qui les anraient réalisées. Ils oublient de remarquer qu'Alexandre le Grand vint frapper à son tour ces mêmes peuples, de sorte qu'il n'est nullement nécessaire de remonter avant l'exil potpr chercher l'accomplissement de cette prédiction.
Chap. IX. — 1-7. Châtiment de la Syrie, de la Phénlcie, des Philistins. Ces nations sont citées par manière d'exemple : tous les peuples hostiles à Jéhovah devaient tomber sons ses coups. — Onus. Hébr.: masèâ'. Sur ce mot, voyez Is. xiii, 1; Nah. i, l,et les notes. Le sens de fardeau lui convient fort bien ici. Zacharie ( cf . xu , 1) et Malachie ,1.1, sont seuls :'> lui adjoindre les mota verhi Domitii. La sentence proférée par Dieu contre une yille ou une contrée est envisagée comme un poids très pesant, qui la renversera, M'écrasera. — In terra. Mieux vaudrait l'accusatif : « in teiram » ; contre le pays. — Hadrach (hébr.: Eadrâk). « Jusqu'à ces demlets temps, ce nom (qu'on ne rencontre nulle part ailleurs dans l'A. T.) avait occasionné aux eségètes des difficultés insurmontables : mais on sait maintenant, par diverses Inscriptions assyriennes que Halrach (Ua-ta-ri-ku) était le nom d'une ville ou d'un district situé dane le voisinage de Damas et d'Eniath. » Ajoutons oerendant qn'Kus<^hede Césarée, dans son Onoinast>con,el Théoiloret, dans son commentaire, s'étalent déjà •irrôi" s II cette supposition. De même, plus tard, le Judii ieux D. Calmet. — Le substantif requHt
Zach. IX, 2-5
2. Emath qnoque in terminis ejus, et T}Tus, et Sidon; assumpscrunt quippe eibi sapientiain valde.
3. Et aedificavit Tyras munitionem Buam ; et coaceivavit argenttim quasi humum, et auium ut lutum platearuin.
4. Ecce Dominus po^i^idebit eam ; et percutiet in raari fortitudinem ejus, et nœc igni dcvoiabitur.