‹ La Sainte Bible (volume 2)Chapitre 516 sur 832 · Ouvre tes portes, Liban, et que le feu dévore tes cèdres · texte numérisé non relu

Ouvre tes portes, Liban, et que le feu dévore tes cèdres

2. Hurle, sapin, car le cèdre est tombé et les arbres magnifiques sont détruits ; hurlez, chênes de Basan, car la forêt épaisse a été coupée.

3. Les pasteurs poussent des cris lamentables, parce que leur magnificence a été dévastée ; les lions rugissent, parce que l'orgueil du Jourdain a été dévasté.

1 Aperi , Lîbane , portas tuas , et comedat ignis cedros tuas.

2. Ulula, abies, quia cecidit cednis, quoniam magnifici vastati &nnt ; ululate, quercus Bi»san, quoniam succisos est saltus Diunitus.

3. Vos ululatus pastorcra , qnia rastata esr magnificentia eorum ; vox nigitns leonum, quoniam vastata est saperbia Jordanis.

Cha?. XI. — 1-3. ToQt le paya est dévasté. Le dévastateur est laissé & dessein dans le vagne; car, d'après le sentiment qnl nona paraft le pltis probable, ces figures n'annoncent pas l'invasion d'cne armée ennemie snr le territoire d'Israël; ce qu'elles contiennent, c'est nn tableau Idéal de ravage et de raine. — Aperi, LVbane. . .

Belle prosopopée. Le Liban ferme en partie l'accès de la Palestine sur la frontière septentrionale (Atl.géogr.,f\.YTn); 11 reçoit l'ordre d'ouvrir ses portes an grand large, pour laisser passer les ravageurs envoyés par Dieu même. — Comedat.„ cedros... Ses. cèdres renommés (cf. Jnd. ix, 15; ni Reg. V, 6 ; 17 Eeg. xrr, 9 ; II Par. XIV, 18 ; Ps. sxvni , 5 ; là. XIV, 8, etc.; Atl. d'hiat.

naL, pi. rnr, flg. 1) vont devenir la pâture du feu. — Ahie3 (vers. 2). Le Liban produit aussi d'autres variétés nombreuses de conifères. Le mot h'roa désignerait plutôt les cyprès , d'après de nombreux hébraïsants. — Ulula... ^ia...

8i le roi des arbres ne doit pas être épargné , les autre; essences peuvent bien gémi:

d'avance sur leur destruction certaine. — Magnifici : les beaux et nobles cèdres. — Qnereua Baaan. Du massif du Liban , la dévastation passe ■ur l'autre rive du Jourdain, dans la province de Basan , détruisant et balayant ses chênes robuste, également célèbres. Cf. Is- n, 13; Ez. xxvii , s. — Vox... pastorum ( vers. 3 ). Le ravage joigne de plus en plus le sud : après les montagnes et les plateaux du nord, il atteint les pïaims méridionales {Atlas géojr., pi. vn), dont U anéantit les riche» pâturages , arrachant

des cris de désespoir aux pasteurs. Ce irait est vraisemblablement ^-ne réminiscence de Jer. XXV, 35-36. — Magnifteentia eorum. C.-à-d,, les prairies dans lesquelles les bergers mettent leur gloire. — Superbia Jordanie. Zicharie

Fini da Litsn.

nomme ainsi , encore à la suite de Jérémie (xii, 5 ; XLii, 19 et L, 44), les épais fourrés qril bordent les rives du Jounlaln. En voyant brûler et disparaître ces jungles, les lions qui y avaient établi leur repaire p<:'nssent des hurlements d« rage. — Ainsi devait périr totalement, dédol-

Zach. XI, 4-8.

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