‹ La Sainte Bible (volume 2)Chapitre 518 sur 832 · Ainsi parle le Seigneur mon Dieu · texte numérisé non relu

Ainsi parle le Seigneur mon Dieu

Pais les brebis destinées à la boucherie,

6. que leurs maîtres égorgeaient sans éprouver de compassion, et qu'ils vendaient, en disant : Béni soit le Seigneur! nous sommes devenus riches; et leurs pasteurs ne les épargnaient pas.

6. Moi non plus, je n'épargnerai pas désormais les liabitants du pa3's, dit le Seigneur; voici, je livrerai les hommes aux mains les uns des autres, et aux mains de leur roi; ils ravageront le pays, et je ne délivrerai pas de leur main.

7. C'est pourquoi, ô pauvres du troupeau, je ferai paître ces brebis destinées à la boucherie. Je pris deux houlettes; j'appelai l'une Beauté et l'autre Lien, et je fis paître le troupeau.

8. Je fis mourir trois pasteurs en uu mois, et mon cœur se resserra à leur

tivenienl l'État juif, et ce sont les Romains qui hil donnèrent le coup do mort.

2° Parabole du bon et du mauvais pasteur. II, 4-17.

Tout ce passage est allégorique. Il expose, tniis de toucbantes figures, le motif pour lequel Jcboviili traitera avec tant de sévérité sa nation privilégiée : les Juifs ayant repoussé le bon lasteurque Dieu leur avait donné pour les condolre , ils seront eux • mêmes rejetés.

4-6. l;e Seigneur confie h Z;ich:iric le soin de iwître son troupeau mystique, que les p.isteur8 I>récédHi:is av:ile!!t maltraité cruellement. — BBer, dicit... Petite formule d'introduction. L'expression Dcus mcux dénote une très grande intimité entre Jéhovah et son prophète. C'est b, et'lul-ci que s'adresse l'ordre Pasce. — Pecora »ceisio>iis. C.-à-d., les brebis que les bergers égorgeiilont sans pitié; ou bien, avec une légère BUiincft. des anlinaus destinés ù la boucherie (cf. Vs. xun, 23). — Quie qui po8setleravl.„ (vers. ^^ Peinture tragique de la conduite des mauvais pasteurs, c.-à-d., des chefs d'IsraCl, •nvjTs ce malheureux troupeau. — Et non do- Ubayit. lis n'éprouvaient pas le moindre remords de leiirK cruautés, llébr. : Et Ils ne se croient pas cmiriables. — Vcudebint... dicentes... Ce détail met tout à fait h nu leur égolsme ignoble. Ils allaient jusqu'à remercier Dieu de la richesse qu'ils a.-alent acqui'C en vendant les brebis do ion troupeau. — El ego non ]>arcani... (vers. 6). Juste tullon. Compares les mots qui précèdent : Non pnreehant. — Terram : la Terre sainte, et non pas le monde entier, comme le veulent quelques Interprètes, d'aprè» lesquels ces pasteurs criminels seraient la flgurc des (iciitils qui avalent si souvent et si durement op]irimé les Il.-breiix. — Tradam homines... Dieu châtiera iKraOI, soit au moyen de guerres civiles qui le feront beaucoup soufTrlr (in nianu proximi...), (Oit en le faisant opprimer par ses propres roU

ou par les tyrans païens devenus ses mattrei «n manu régis. ,.).

7-11. Après avoir rempli fidèlement sa t.lcbe, le bon pasteur abandonne les brebis à leur fatale destinée, leur in>,'ratitiidc rendant ses soins inutiles. — Et pascam... L'hébreu emploie le prétérit : Et je fis paître... Zacharie accepta donc avec empressement le rôle que Jéhovah lui avait confié. — Propter hoc : à cause des souffrances du troupeau, et aussi pour l'arracher aux vengeances divines qui allaient tombera coups redoublés sur les bergers criminels. — 0 pauperes...! Exclamation pleine de pitié, de tendresse. — El a.ssi'ïjipsi... Le prophète, agissant comme représentant du bon et suprême pasteur, accomplit une sorte d'action symbolique, qui prédit clairement le traitement réservé par le Seigneur ù SCS Ingrates brebis. Les faits ici décrits n'eurent pas lieu extérieurement, ni même en vision ; c'est une sorte de « tableau allégorique >>, une parabole racontée comme si elle s'était passée en réalité. — Virgas. C-^-d. , des houlettes. Cf. I Reg. xvif, 40, 43; Ps. xxu, 4 (Atl. archéol., pi. xxxui, Hg. 5). Il en prend deux, « pour montrer, comme l'indiquent les noms qu'il leur donne, que son double but, en g'acquittant de son rôle, serait d'assurer la beauté et l'unité du troupeau » : Dccorcm,...fVr nicidum. Dans l'hébreu, ce second mot est au pluriel, ce qui marque une union très intime entre les différentes parties du troupeau. — Succidi très... (vers. 8). Il règn? une grande diversité d'opinions an sujet de ces trois pasteurs. Justement punis à cause de leur cruauté envers les brebis de Jéhovah. On les a cherché» tantôt on dehors, tantôt au sein même d'Israôî; on en a fait tantôt des Institutions, tantôt des Individus. Ce seraient, par exemple : les empires chaldéon , uiédo - perse et giéco-macédonicn ; le» rois de Syrie Antiochus Épiphane, Antlochui Eupator et Démétrlus I" qui périrent très ml-

Zach. :;i, 9-1.;.

égard, parce que leur âme aussi m'avait éié iii;-"flo!e.

9. Et je dis : Je ne vous rerai plus paître ; que ce qui meurt, meure ; que ce qui est égorgé, soit égorgé, et que ceux qui restent dévorent la chair les uns des autres.

10. Je pris la houlette qui s'appelait Beauté, et je la brisai, pour rompre mon alliance que j'avais faite avec tous les penpijs.

1 1. Elle fut annulée eii ce jour-là ; et les pauvres du troupeau, qui me gardent la^nddité, reconnurent ainsi que c'était la parole du Seigneur.

12. Et je leur dis : Si vous le trouvez bon, apportez -moi mon salaire; sinon, ne le faites pas. Ils pesèrent alors trente pièces d'argent pour mon salaire.

13. Et le Seigneur me dit : Jette-la au potier, cette belle somme pour laquelle ils m'ont apprécié. Et je pris les trente

! siquidem et anima eorum variàvit ia

j me.

9. Et dixi : Non pascam vos ; quod I moritur, moriatur, et quod succiditur, I succidatur, et reliqui dévorent unusqtiig-

que carnem proximi sui.

10. Et tuli virgam raeara quae vocabatur Decus, et abscidi eam, ut irritum faeerem ficdus meum quod percussi cum omnibus populis.

11. Kt in irritum deductum est in di« illa ; et cognoverunt sic pau])eres ia^egia, qui custodiunt mihi, quia verbiun Dominî est.

12. Et dixi ad eos : Si bonum est ia oculis vestris, afferte mercedem meam; et si non, quiescite. Et appenderunt mercedem meam triginta argentées.

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