Les chevaux et les mulets, les
4ans nne hcurensc s6curit<ï. Cf. Jcr. x.xxi, 38-40. ^^BOiqnc son langage soit ti-ès net en lui -mémo, • ne nous est p-''^ possible de flxcr avec ccrtitnde les limites indiquées, parce que nous ne ■pnnaissons qu'assez vugucnicnt ses quatre points et rer-èrc. Voyez VAtl. géogr., pi. siv. Peut-être la « porte de Benjnmln » était-elle identique h crilc dKiiliraïin (cf. IV Rc?. Xiv. 13; Nch. ▼III, IG). Da moins, c'est évidciunicnt dans la ■mrailJe soptcntrionalc de la viUe qu'on doit la placer, puisqu'elle conduisait, comme son nom le dît, sur le territoire de Benjamin. La « prevtère porte » pourrait bien être aussi la même ^Be r « ancienne porte », dont parle Néhémif, xn, 39: dans ce ras, elle était A l'angle nord- CEt de Jérusal.'ui. ha « porto des anu'les » s'oufrait probablement à l'angle opt>os6, an nord- •nest (cf. IV Reg. xiv, 13 ; .fer. yxxi, 3>*). \a •our Hananel se dress^iit .Tu;>r6s de la < pre- «ilère porte » (cf. KlIi. m. l et xii, 39; Jer. XXXI , 38 ). l-es o pressoirs du roi » étaient sans ioatc dans le voisinage des « Jardins du roi » (cf. Neh. III. 15), vei-s la pointe sud -est de la eité, non loin de la piscine de Siloé. — Et haHtabunt... (vers. Il), l-cs habitant* de cette nou- •«lle Jénisalcm seront alors bo;it»C'%np plus ■ombreux qu'aux jouiv de sa plus brillante prosptsilé dans \i passé, — Analhema ncm eriu.. Le niot h(''breu bfrtm désigne une dc-strnctlon totale, une vériublc extermination. Ik; Seigneur •'eneage donc ici k ne plus accabler Jérusalem, comme antretols, vius le poids de ses chfttlnents. Figure de la perpétuité et de l'indéfectlbtlllé de rKgll<o. — .S?'i- •>('... gonirn. V.n paix ■vec Dieu et avec les hommes, la ville sainte l'aura rien à redouter Cf. (s. i.xv, IS et ss.
IS-l.l. I/O ch.^tlincnt des n illn-i< qui auront léuio'.gné les sentltnenl= hostile* A .lérnsalem. Aucune d'elles n'échippcra ^\\\ jug-nicnts dl- Ttn»; leur destruction sera produite soit p.ir ■as pêne horrible, soit par une rra.r(>ur pnulquo
qui les fera s'ontre-toer. Ce i>:fc-sage est un dévclopi)einent du vers. 3 , qui n'avait signalé qu'en jinssant l.i punition des ennemis dn peuple de Dieu. .lérusalera. Ici encore, est le type de la nouvelle théocratie, de l'Église. — Plaga. Expression générale , qni est aussitôt, comnientée : Tabescet caro... Il s'agit donc à'nvo sorte de poste. — Stantis fiuper... Trait dramatique, pour dire que le fléau atteindra soudainement les gens, et qu'ils seront Hrrés tout vivants k la putréfaction. — Et ocuU..., et Hnima .. On yeux qui avaient regardé Jérusalem d'une façon haineuse, cette langue qui avait bb>pliéiné Jéhovnh, méritaient d'être sKcii-ienicni punis. La description est d'une grande vigneur. — Tumultufi. Le mot hébreu désigne la confusion qui se met dans une foule, dans une année, par suite de l'effroi. Cette i^anique aura Dieu luimême ponr auteur {Dominl...). Cf. Jud. vit, 22;
I Reg. XIV, 20, etc. — Apprehendet vir manum... C.-i-d. qu'ils en viendront ans mains les u':s avec les autres. — Std elJndas... (vers. U). l.a tribu de Jud."», accourant au seconrs de Jérusalem, contribuera aussi i"i la défaite de l'ennemi. La traduction de la Vulgatc, pugna'iit aârrrnus..., est visiblement en contradiction avec l'ensemble de co passage. L'hébreu dit scnlem-'nt (de mémo les ].\K et le syriaqtie) .* Juda combattra dans Jérusalem: c.-à-d., en faveur de la capitale menncée. Zacbarie signale donc une seconde cause do la ruine de^ païens, le télo courageux avec lequel le peuple lhéocn«ti"inc «W* fendra Jérusalem. — Congref/abiinttir d(rlJiir.« Les armée» oric ntalcs , surtout «ox tcuips anciens, avaient toujours avec elles de grande» quantités d'objots précieux, qui enrichi 'salent les vnln-tueurs. Cf. Jnd. v, C'V; vnt, Zl-lt;
II P.ir. XX, S.î, etc. — Et »(c minn... (vers. 18). L'hébreu emploie Ici et h la fln du vcrsci (riiliMi hxe) le subsuutlf que saint Jér6me a traduit pltu haut (cf. vers. 12) par « plaga ». C«»
ZAcn. XIV, 16-20.
chameaux et les ânes, et toutes les bêtes qui seront dans ce camp , seront fra]i])és de la même plaie.
IG. Et tons ceux qui resteront de touies les nations venues contre Jérusalem monteront chaque année pour adorer le roi, le Seigneur des armées, et pour célébrer la fête des Tabernacles.
17. Alors, s'il en est parmi les familles du pays qui ne monte pas ^^ Jérusalem pour adorer le roi, le Seigneur des armées, la pluie ne tombera pas sur elles.
18. Si la famille d'Egypte ne monte pas et ne vient pas, lu pluie ne tombera pas non plus sur elle; mais elle sera frappée de la ruine dont le Seigneur frapi»ora toutes les nations qui ne seront pas montées pour célébrer la fête des Tabernacles.
19. Tel sera le péché de l'Egypte, et tel le péché de toutes les nations qui ne seront pas montées pour célébrer la fête des Tabernacles.
20. En ce jour-là, tous les ornements des chevaux seront consacrés au Seigneur, et les chaudières dans la maison du Seigneur seront comme les coupes devant l'autel.
et cameli, et asini, et omnium jinneutorum quai t'uerint in castris illis, sicut ruina hac.
16. Et omnes qui reliqui fueiint de universia gentibus quae venerunt contra Jérusalem, ascendent ab anno in annum ut adorent regem, Dominum exercituum, et célèbrent festivitatem Tabernaculorum.
17. Et erit : qui non ascenderit de familiis terrae ad Jérusalem , ut adoret regem, Dominum exercituum, non erit super eos imber.
18. Quod et si familia ^gypti non ascenderit et non venerit, nec super eos erit; sed erit ruina qua percutiet Dominus omnes gentes quœ non ascenderint ad celebrandam ftstivitatem Tabernaculorum.
19. Hoc erit peccatum iEgypti, et hoc peccatum omnium gcntiura quœ non afcenderint ad celebrandam festivitatem Tabernaculorum.
20. In die illa erit quod super fi-enum equi est sanctum Domino, et erunt lebetes in domo Domini quasi phialœ coram al ta ri.
donc encore do la peste qu'il s'agit. Elle frappera les animaux comme les hommes. — Eqni : les chevaux de guerre. Muli, cameli...: les bêtes de somme qui accompagûaient l'armée.
16-19. Ceux des païens qui survivront ù cette raine offriront leurs hommages au vrai Dieu. C'est la conversion des Gentils qui est de nouveau prophétisée ici d'une manière figurée. — Ascendent. L'expression accoutumée pour désigner un voyage dans la direction de Jérnsalem, à cause de l'altitude considérable de cette ville.
— Ut adorent regem... : le roi par excellence , non seulement des Juifs, mais du monde entier.
— Et ctlebrent festivitatem... La loi prescrivait ans Israélites un triple pèlerinage annuel au sanctuaire, à l'occasion des trois grandes fêtes de Pâque, de la Pentecôte et des Tabernacles. Cf. Lev. XXIII, 4 et ss. Dieu n'exige des païens, après qu'ils seront devenus ses adorateurs, qu'un seul pèlerinage par an à Jérusalem. Pourquoi de préférence à l'occasion de la solennité des Tabernacles, qu'on célébrait vers le milieu du septième mois (tisri, deuxième partie de septembre et commencement d'octobre)? Vraisemblablement, parce qu'elle rappelait aux Hébreux le souvenir soit des grâces de preservntion que le Seigneur leur avait accordées durant leur marche à travers le désert, suit de leur Installation dans la terre promise; elle rappellerait de même aux païens convertis les faveurs analogues
dont Jéhovah les avait comblés. — El erit... 1^9 vers. 1T-'9 promulguent la sanction de la Id qui précède : quiconque refusera de s'y conformer sera sévèrement puni. — De familiis terrae. Cette locution désigne les peuples , qui forment comme d'immenses familles. — yon erit... imber. l'unitiori qui en contient beaucoup d'auirea, puisque le manque de pluie amène la disette, la souffrance, les maladies, la ruine. Compare» III Rcg. xvii, 1 et ss. ; Am. iv, 7-8, etc. C'est ici la figure dos maux nombreux qui atteindront les rebelles. — Si familia ^gypli... (vers. 18). L'Egypte est menacée à part, à c.iuse de son ancienne et perpétuelle hostilité contre IsraSL — iÎMina. Encore la peste, comme aux vers. 12 et 15-. — Hoc... peccatum. (vers. 19). Par péché, il faut entendre en cet endroit les conséquences, c.-à-d., le châtiment du péché.
20-21. Sainteté parfaite qui régnera dans la nouvelle Jérusalem et dans la nouvelle théocratie. Cette pensée est exprimée au moyen d'images neuves et saisissantes. — Erit... super frenum... Hébr. : Il y aura sur les clochettes des chevaux. La mode de suspendre une clochette au cou dea chevaux on des chameaux, en guise d'ornement et d'avertissement, remonte ù une très haute antiquité, lonirae le montrent les anciens monuments ( Atl. archéol., pi. lxxviii, flg. 12). — Sur CCS Honm-tiis, on gravera les mots sanctum Domino ihebr.: sainteté à Jéhovah), pour nur-
Zach. XIV, 21.
21. Et dit omnis lebes in Jérusalem et in Juda sanctificatus Domino exercituum ; et venient omnes immolantes, et sument ex eis, et coquent in eis ; et non erit mercator ultra in domo Domini e.xercituum in die illo.
21. Toute chaudière à Jérusalem et dans Juda sera consacrée au Seigneur des armées, et tous ceux qui offriront des sacrifices viendront, et s'en serviront pour y cuire ; et il n'y aura plus de marchand dans la maison du Seigneur des armées en ce jour-là.
qucr par lii que « les ornements du faste mondain et de la puissance guerrière seront aussi véritablement consacrés au Seigneur que la tiare même du grand prêtre (sur laquelle cette formule était également inscrite; uf. Es. zxvni, 36) >. Les
CliJiiieau portant au cou uue clochette. (D'après un bas -relief de Persëpolis 1
vases employés aux services les pins humbles dn sanctuaire seront , de même , aussi saints qne ceux qui serviront à l'autel : et Jebetes... qruisi phialse... Symboles qui supposent une sainteté singrullère dans toute la nation théocratique. — Le trait suivant, et erlt omnls... (vers. 21), dit plus encore. Les ustensiles les plus vulgaires de la ville et du pays entier ne seront
pas moins sacrés que les vases du temple (sanotificatvs... ; hébr. : sainteté à JéhovaU) ; voilà pourquoi les prêtres se serviront indifféremment des uns et des autres pour recevoir le sang des victimes (veillent im molantea. . .) , et potir faire cuire les viandes consacrées (et coqiLent...). Ou a conclu à bon droit de ce détail que la loi mosaïque sera totalement abrogée lorsqu'il se réalisera; bien plus, que son accomplissement parfait ne peut guère avoir lieu ici-bas, puisque, même dans l'Église du Christ, l'ivraie sera toujours à cété du bon grain. — Et non erit mercator. Le mot hébreu K'na'ani, dont la signification première est Chananéen, a parfois le sens secondaire de marchand, pai'ce que les anciens Chananéens se livraient volontiers au commerce. Cf. Job, xl, 30; Prov.
XXXI, 2; Is. XXIX, 8; Os. xii, 7. Ceux qui adoptent Ici ce sens dérivé supposent que , tous les vases étant devenus saints et sacrés, il n'y aura plus besoin , dans les cours du temple, (ie marchands qui en vendent pour le service du culte. Mais il semble beaucoup plus rationnel de conserver en cet endroit an substantif K'na'ani sa slgniflcation primitive, et de le regarder comme synonyme de pécheur, de païen couvert de souillures. Cf. Ez. xvr, 3. Cette dernière ligne du livi-e de Zacharie revient donc, elle aussi, à prédire d'une manière éloquente l'admirable sainteté de la nation théocratique transformée, transfigurée , c.-à-d., la sainteîi d« l'Église de la terre, et encore plus de l'Églla» du ciel.
LE LIVRE DE MALACHIE
INTRODUCTION
lo La personne et l'époque du prophète. — Les renseignements authentiques faisant a peu près complètement défaut au sujet de l'orioinc et de la vie de Majachie, soit dans son livre, soit dans les autres écrits bibliques, soit dans la tradition, l'opimon se forma de bonne heure que le mot hébreu il/ordfci, «mon messager ' », n'était pas son vrai nom, mais une dénomination d'emploi une sorte d'appellation idéale, attribuée à quelque prophète demeuré inconnu, ou au célèbre Esdras. Ce dernier sentiment était autrefois commun chez les Juifs comme nous l'apprenons par saint Jérôme, qui l'avait lui-même adopté^ Oricxènê et d autres auteurs anciens ont même cru, sans doute en s'appuyant sur laW duction des Septante, que le dernier des petits prophètes aurait été un an-e véritable. Mais ce sont là, ainsi qu'on l'a dit avec beaucoup de justesse « des subtilités malheureuses, à propos d'un nom qui désigne par hasard l'emploi de celui qui le portait. »
Nous sommes mieux renseignés sur l'époque de Malachie que sur son ori-nne et son histoire. Gomme Aggée et Zacharie, il exerça son ministère après l'exil- Il fut même le dermer des prophètes de l'Ancien Testament, dont il clôt très noblement la série ^ On le prouve, non seulement par la place assignée à son livre dans le canon biblique \ et par la tradition, qui est très claire sur ce point, mais encore par ses propres paroles. Au temps de son activité prophétique, les Juifs de Juda avaient à leur tête, non pas un chef indépendant mais un gouverneur ^ qui dépendait d'une autorité suprême (cf i 8^) • or cette circonstance prouve que c'était encore l'ère de la domination persane ' De' plus la reconstruction du temple était un fait accompli ", et le culte avait été entièrement reorganisé (cf. i, 10, et m, 1, 10); ce qui n'était point le cas à l'époque d Aggee et de Zacharie \ Enfin, il existe une ressemblance si frappante entre la
* La forme latine Malaehias a été formée sur la traduction grecque des LXX, Ma/.a/t'aç.
^ Voyez 8a Prxf. in Mal. On Ht dans'le Targum de Jonathan : a Malachl cujus nomen appellatur Ezra scriba. i> i, 1, les LXX traduisent comme s'il y avait mal'âko, et comme si mal'âk était un nom commun : aj-^zkov aÙToO ; Parole du Seigneur par l'intermédiaire de son ange.
' C'est pour ce motif que les Juifs l'ont nommé le « sceau des prophètes » (hôtam hann'M'Srti). De nos jour<, on a dit très gracieuse- BMM de lui, dans le môuje sens, qu* « 11 est sans
CoMMËMT. — VI.
doute comme une soirée tardive, qui termine un long jour, mais qu'il est aussi, en même temps, le crépuscule du matin, qui annonce un jour magnifique, s
* Sur cet argument, voyez les pages 259 et 260 du tome T.
^ D'après l'hébreu , un pâkâh. Voyez Agg. i, 2 et la note.
^ EUe fut achevée l'an 516 avant J.-C. la sixième année du règne de Darius, ûla d'Hyslaspe. Cf. Esdr. vi, 15.
^ Voyez les pages 641 et 664.
LE LIVRE DE MALACHIE
description que Malachie a tracée des défauts de ses coreligionnaires et celle que nous a laissée Néhémie sur le même sujet', qu'il jtarait évident que ces deux saints personnages étaient contemporains. Nous pouvons préciser davantage encore : comme Néhémie rapporte cette description à la dernière période de son ministère en Judée, c'est-à-dire vers l'an 433 avant J.- G. , il est vraisemblable que telle est aussi la vraie date à laquelle Malachie exerça son rôle et écrivit son petit volume '.
L'état moral des Juifs en Palestine était alors bien loin d'être parfait. Une profonde dépression s'était produite sous ce rapport, depuis les jours meilleurs où Aggée etZacharie promulguaient leurs oracles. Malachie nous montre la nation théocratique mécontente de son Dieu , parce qu'elle trouvait les promesses de prospérité, annoncées par les prophètes précédents, trop lentes à se réaliser. Elle doutait de la bonté et même de la justice de Jéhovah. De là un relâchement considérable dans les mœurs du peuple. Malachie lutta de toutes ses forces contre l'envahissement de cet esprit mauvais ^.
2-^ Le sujet et la division du livre. — L'oracle de Malachie * ne contient qu'un seul discours, remarquable par son unité, et dont le caractère prédominant est le blâme, le reproche. Prenant pour point de départ l'amour paternel du Seigneur envers les Juifs (cf. i, 2), le prophète décrit la manière dont cet amour a été méprisé, outragé, soit par les prêtres, qui se conduisaient à l'autel d'une façon sciindaleuse, soit par la masse du peuple, qui transgressait ouvertement la loi. Aussi proclame-t-il bien haut que Jéhovah ne tardera pas à se présenter comme un juge sévère, pour châtier tous les couijables; il est vrai qu'en châtiant il purifiera, et qu'il préparera ainsi son peuple, toujours aimé, à recevoir le
Messie ^. . , , j- • • i
Les interprètes ne sont pas complètement d'accord au sujet de la division du livre de Malachie. Nous avons adopté le sentiment de ceux qui le partagent en deux sections, formant une sorte d'antithèse: 1« Tout a dégénéré dans l'ancienne Alliance (i, 1-ii, 17); 2° La nouvelle Alliance, désormais assez prochaine, renouvellera toutes choses ( m , 1 - iv, 6 ) ''.
3o Comme écrivain, Malachie emploie un langage assez pur, pour l'époque de décadence littéraire où il vivait". Il ne manque ni de force, ni de grandeur, ni d'originalité. Ce qui le caractérise sous le rapport du style, c'est qu'il n'adopte pas, comme d'autres prophètes, tels qu'Isaïe, Ézéchiel, Osée, Nahum, Habacuc, tantôt le genre du poète, tantôt celui de l'orateur; son genre à lui, c'est de discuter avec calme et d'être dialecticien. Il pose une question, écoule l'objection, répond à celle-ci, toujours avec beaucoup de vie«. Bref, comme l'écrivait niguère un exegète de l'école rationaliste , le livre de Malachie est « remarquable quant a la forme et quant au sujet. »
* rx)nii). Mal. II, 6, et NeL xm, 29; M:il. ii, 10-16, et Keh. xni, 28-27; MaL Uî, 8-12, et Nch. XIII, 10-12.
* Voyez Neh. i, l*; ii, 1; >.Tn,6, etles notes. ' \je Talnind le range aussi, avec Ap'-'<^'e et
Zacharlc, parmi les membres de la grande Synagogue.
* l/aulhentlclté n'a pas ét^ attaquée sérleugement, et ne jiouvalt pas l'fttre.
'^ ÏjC livre de Malachie contient des prédlctlous messianiques très Importentes. Cf. i, 10-11 ;
m, 1 : IV, 5-6 (voyez le commentaire).
fi Pour une analyse plus complète, voyez le commenUilre, et noire Biblia sacra, p. 1041-1043. Ceux qui admettent trois parties divisent ainsi le livre : i, 1- ii, 9 ; n, 10- 16; ii, 17 -iv, 6.
7 I/absence à peu près complète d'aramaTsmcs s'explique fort bien, puisque l'IiLlircu éutt nlors une langue morte , qui ne pouvait plus se corrompre pur l'upage.
8 Cf. l. 2-3, 6-9,13; II, 10,H-16, 17; lU, », 7-8, 13-14, etc.