et Judam, qui vocabatur Mâcha baeus
5. et Eleazarum , qui cognominabatur Abaron ; et Jonathan , qui cognominabatur Apphus.
6. Hi viderunt mala quse fiebant in populo Juda et in Jérusalem ;
f II. — Mathathias et ses fils donnent le signal de l'insurrection, pour défendre la religion et la patrie. II, 1-70.
Le chap. I" a raconté le commencement de la persécution d'Antiochus contre les Juifs ; le second expose le début du soulèvement des opprimés contre leur cruel oppresseur.
1» Mathathias et ses flis. II, 1-5.
Chat. II. — 1-5. Ceux qui vont jouer le rôle le plus important dans ce mouvement nous sont présentés.— Mathathias. Le grec MaTtaôfaç coitcspond mieux à la forme hébraïque de ce nom : Matta(îyah, don de Jéhovah. Cf. Neh. vin, 4. On ne sait rien du père et de l'aïeul de Mathathias. — Sacerdos ex flliis... Il appartenait h la race sacei'dotale, et, dans cette race, à la classe de Joarib, qui était la première des vingt-quatre instituées par David. Cf. I Par. xxiv, 7. Josèphe, Vita, i, affirme qu'elle était la plus estimée de toutes. Cest sans raison que le Targum (in Cant., vi, 6) et quelques commentateurs modernes ont fait de Mathathias un grand prêtre. — Surrexit. Divers Interprètes rattachent ce verbe aux mots ab Jérusalem, comme si l'écrivain sacré avait voulu dire que Mathathias quitta la capitale juive pour se retirer ù Modin , la ville de ses ancêtres ; mais la locution àviatàvai àTto a difficilement ce «ens.et, de plus, l'ensemble du récit montre que Modin était le séjour habituel de Mathathias et de sa famille. Comp. les vers. 17 et ss., 70 ; xiii, 25. 11 est donc mieux de traduire àvio-Tri comme l'a fait la Vulgate : 11 se leva, 11 se mit en lutte ouverte contre les persécuteurs syriens. C'est Joarib qui était de Jérusalem. — In... Modin. Dans le grec : MwSîefv (quelques manuscrits ont MwÔ££i|j. ou MwSieicji). Petite ville qu'Eusèbe etsaint Jérôme placent près de Lydda, sur la route qui conduit de Jérusalem à Jaffa. Elle n'est pas mentionnée dans les livres antérieurs à ceux des Machabées. Quoique le mot monte manque Ici dans le grec,
nous apprendrons plus loin, xiii, 29, qu'elle était réellement bâtie sur une éminence , de sorte qu'on pouvait l'apercevoir de la Méditerranée. A M. Victor Guérin, le célèbre palestlnologne français, revient l'honneur de l'avoir découverte, en 1870, sur l'emplacement de El-Médiyeh, à deux heures et demie à l'est de Lydda (Atlas géogr., pi. x et xii; voyez V. Guérin, la Samarie, t. II, p. 55 et ss., 404 et ss. ; Chauvet et Isambert, SyHe, Palestine, Paris, 1882, p. 240-241). — Filios quinque. Nous les verrons tous mourir successivement pour le bien de leur nation. A leurs noms le narrateur joint les surnoms que leur avait valus leur bravoure ou quelque autre qualité spéciale. — Joannem. Il sera question de lui ix 36-38, et vraisemblablement aussi II Mach. vni, 22, et X, 19 (voyez les notes). Gaddis équivaut sans doute à l'hébreu Gaddi, l'heureux. Cf. Num. XIII, 11 (dans le texte primitif). — Simonem. Son rôle sera longuement décrit plus loin. Cf. v, 17, 21-23 ; IX, 33; x, 74 et ss.; su, 33 et ss.; surtout xiii, 1-xvi, 17. Si, comme on le croit, Thasi (grec, ©aTT'!) se rattache au chakléen lâsas, ce surnom aurait le sens de brûlant. Le syriaque a tharsi, guide. Comp. le vers. 65, où il est dit que Simon était un homme de conseil. — Judam. Le plus célèbre des cinq frères, celui que Mathathias choisira pour lui succéder. Cf. vers. 66 ; m, 1-ix, 22. — Eleazarum. Au lieu de Abaron, le grec dit Ayapâv. Le surnom, en hébreu, devait être havrân , probablement de la racine hûi; percer. Peut-être y a-t-il là une allusion à la mort héroïque d'Éléazar (cf. vi, 43-46). — Jonathan. Il fut le successeur de Judas. Cf. ix, 23-xii, 54. Apphus, calqué sur le grec 'Aii:po'jç, correspond sans doute à l'hébreu happas, rusé.
2° Mathathias ressent très'vlvement les maux de son peuple. II, 6-14.
6. Introduction. — Hi viderunt... Variante dans le grec : Il (Mathathias) vit les blasphèmes qui avalent lieu dans Juda et dans Jérusalem.
I Mach. Il, 7-16.
7. et dixit Mathathias: Vae mihi! Ut qiiid natua snm videre contritiouem populi mei, et contritiunom civitatis sauctae, et sedere illic, cum datur in manibiis ininiiconim?
8. Sancta in manu extraneorum facta 8unt ; templum ejus sicut horao ignobilis.
9. Vasa gloriae ejus captiva abducta sunt; trucidati sunt senes ejus in plateis, et juvenes ejus ceciderunt in gladio inimicorum.
10. Quae gens non hereditavit regnura ejus, et non obtinuit spolia ejus?
11. Oranis compositio ejus ablata est; quse erat libéra facta est ancilla.
12. Et ecce sancta nostra, et pulchritiido nostra, et claritas nostra desolata est, et coinquinaverunt ea gentes.