Et congregavit Apollonius gentes
volontés de Mathathlas. Cf. ii, 66. Il y eut une parfaite unité, tant Judas était déjà populaire. — Se cotijunxerunt. Dans le grec : ï-AoXt.r^bt\nx'^. Expression énergique, qui marque une adhésion intime. — Preeliabantur... cum Isetitia. Trait significatif , qui présage de belles et nobles choses : des soldats qui coaibattent aveo joie et enthousiasme sont presque sûrs du triomphe.
3-9. Résumé des succès de Judas Machabée. Beau passage sous le rapport littéraire : 11 est rythmé, éloquent et abonde en vigoureuses Images. — On signale d'abord uu brillant résultat des combats de Judas, vers. 3*. Dilatavit gloriam...: il augmenta, ou, selon d'autres, il fit connaître au loin la gloire du peuple de Dien. — On le décrit ensuite lui-même, vers. 3''-4, comme un guerrier héroïque : et induit... — Sicut gigas. C'est l'hébreu gibbôr, héros. Peut-être l'écrivain sacré a-t-il voulu représenter aussi par ce détail une taille élevée et un extérieur majestueux. — Arma bellica... Dans le grec : axeOr) 7co).eu.txâ. C'est l'hébreu : l^lé 7nilhâmah, pour représenter les armes offensives et défensives. — Protegebat... gladio... Son glaive (cf. vers. 12 et II Mach. xv, 16-16) était, à lui seul, la meilleure protection de ses troupes. — Le mot castra a souvent, dans notre livre, la signification générale d'armée. Cf. vers. 1 5, 1 r, 23, etc. Mais il est aussi employé parfois dans le sens pins ordinaire de camp. Cf. vers. 41 ; IV, 4, et*. — Similis... leoni (vers. 4). Comparaison fréquente dans l'Ancien Testament, pour marquer la valeur et la force guerrières. Cf. 6en. XLTX, 9; Num. xxiii, 24, et xxiv, 9; Deut. xxxiii, 20; II Reg. i, 23 ; II Mach. xin, 16, etc. — Les vers. 5 - 9 décrivent soit le mal que Judas fit aux ennemis de son peuple, soit le bien
qu'il fit aux Juifs, le tout à sa plus grande gloire. — PersecutiLs... iniq%tos: les païens, et les Juifs apostats. — Perscrutans eos. Locution qnl dénote l'ardeur avec laquelle Judas recherchait les ennemis de sa nation. — Succendit flummis. Cette expression est peut-être prise au figuré, pour marquer une destruction complète ; mais il est possible qu'il faille l'interpréter à la lettre. Dans ce second cas, le narrateur ferait allusion aux épisodes mentionnés v, 5, 35, 44, et II Mach. viu, 8; X, 36, etc. — Repulsi sunt... (vers. 6) : à cause des victoires perpétuelles de Judas. — Directa... saiiis... Il réussit ix délivrer les Juifs de la tyrannie cruelle des Syriens. — Reges m.ultos (vers. 7). Hyperbole orientale. Des rois dans le sens large (voyez la note de ir, 48) ; car Antlochus Épiphane, Antiochus Enpator et Démétrius 1«', dont Judas Machabée triompha successivement, ne suffiraient pas pour vérifier l'épithète « multos ». H s'agit donc d'eux et de leurs officiers. — Contraste : Isetiflcabat Jacob; c.-à-d. la nation juive, issue de ce' grand patriarche. — In saeculum memoria... Sa glorieuse et inoubliable renommée. Cf. Ps. CXI, 7, et Prov. X, 7. — Et perambulavit... (vers. 8). Ses campagnes victorieuses. Puis leur résultat : perdidit... — Avertit iram. Cf. i, GG*, et la note. — Nominatus est... (vers. 9). Encore sa renommée, célèbre an loin. Cf. v, 63. — Pereuntes : les Juifs dispersés, qui sans lui am-alent Infailliblement pérL
2» Judas Machabée bat Apollonius. III, 10-12.
« Entre les mains de Judas, la lutte prit Immédiatement les proportions d'une guerre régulière, » qui fut désastreuse pour les armées d' Antlochus.