‹ La Sainte Bible (volume 2)Chapitre 603 sur 832 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

1. Et rex Antiochus perambulabat bujMîriores regiones, et nudivit esse civitatem Elymaidem, in Perside, nobilissimam, et copiosam in aigento et auro,

2. terajilumque in ea locuples valde, et illic velamina aurea, et loricœ, et Bcuta qiiae reliqiiit Alexander Philippi, rex Macedo, qui reguavit primus in rrrsecia.

3. Et venit, et quserebat capere c\v\tatem, et depraedari eam ; et non potuit, quoniam innotuit sermo his qui erant in civitate,

4. et insuiTexeruntin praelium ; et fugit iude, et abiit cum tristitia magna, et reversus est in Babyloniam.

5. Et venit qui nuntiaret ei in Per- Bide quia fugata sunt castra quae erant in terra Juda ;

1. Cependant le roi Antiochus parcourait les hautes provinces, et il apprit que la ville d'Élymaïs, en Perse, était très célèbre, riche en argent et en or,

2. et qu'elle avait un temple très riche, où étaient les voiles d'or, les cuiras6e^ et les boucliers qu'y avait laissés Alexandre, fils de Philippe, roi de Macédoine, qui régna le premier en Grèce.

3. Il vint, et il cherchait à prendre la ville et- à la piller; mais il ne le put, car son dessein fut connu de ceux qui étaient dans la ville,

4. et ils se levèrent pour le combat : il s'enfuit de là, et se reiira avec un' grande tristesse, et revint en Babylonie.

6. Et on vint lui annoncer en Perse que son armée qui était dans le pays de Juda avait été mise en jEuite;

1« Grave échec d'Antlochus Ëpiphane en Pei^se. VI, 1-4.

Chap. VI. — 1-2. Sa cupidité est vivement excitée par les immenses richesses d'un temple Je cette contrée. — Perambulabat superiorcs... Voyez tu, 37'>, et la note. — Civilatem Elymaidem, in...« La leçon « Ëlymaïs ville de Perse » est fautive; les meilleurs manuscrits grecs portent : Il y a en Élymaïde, en Perse, une ville célèbre. Cette leçon est la seule vraie, car il n'a jamais existé de ville appelée TÏlymaïs. L'auteur sacré ne nomme donc pas la ville dont Antiochus tenta lie piller le temple ; 11 dit seulement qu'elle était située dans la province d'Élymaïde (l'Élam de l'Ancien Testament); laquelle faisait partie du royaume de Perse (AU. géogr., pi. vin). Polybe, xxxr, 2, et Appien, de Rébus syr., ix, 66, font de nifme. Le second livre des Machabécs, ix, 2, est plus précis; 11 ne parle ni de la Perse ni de l'Élymalile, mais 11 désigne la viUe par son nom de Pernejiolis. » F. Vigoureux, les Livres saints et la critiiiue, t. IV, 2« édit., p. 16i)-lS7. — NoblUssimavi. Grec : ci^'èbre. Perséiiolls était en réalité une ville tr^s illustre en môme temps que très riche (copiosam in...). — Templnmque... (ver.-î. 2). Le temple do Diane, d'après PoIybc, XXXI, 11; un temple d'Aj^lirodlte, suivant Appien. — Velamina. Le grec emploie le mot que saint Jérôme a traduit plus haut ( rv, 6 ) par « tegumenta » ; c'est uatcrme général, qui désigne des armes défensives. Il estaiishlt6lspécltié ilorirse et Êcuta. Cétalt la coutume aloia de déposer des armes d'or dans les temple!» , eq action de grftces pour de grandes victoires. Voyez Hérodote, n, 189; iii, 47, etc. — Quœ reH^vit... Comme présents faits k la déoFHf par Alexandre le G'rand ( Alexander Philippi; oL I, 1, et U note i. —

Qui... primus in Orsecia. Sur ce trait, inexact en apparence, voyez le commentaire de i, 1*.

3-4. Il est repoussé par les habitants de la ville. — Quserehat capere... Polybe affirme expres- ^meut, l. c, comme l'écrivain sacré, qu'Antlochus n'avait d'autre motif d'attaquer la ville que son désir de piller le temple. — Il fut déçu dans son espoir, car les habitants lui op|)06èrent une vlva résistance (in.<iurrexerunt..., vers. 4). de sorte qu'il, fut contraint de fuir honieusement (fugit inde...). — Oum tristitia... Il fut douloureusement impressionné par cet échec. Cf. vers. 8, 9, 11, 13. — £t reversus est... Dans le grec : (Il partit...) pour retourner à Babylone (VnIg. , in liabiiloniam). Le narrateur ne dli donc pas qu' Antiochus rentra de fait h Babylone, mais seulement qu'il se proposait d'y revenir.

2° Les circonstances de la mort du tyran. VI, 5-17.

Elles sont racontées plus longuement II Mach. IX, 3 et 6s. ; mais c'est bien au fond, de part et d'autre, le même récit.

6-7. Antiochus apprend le» brillants succès remportés par les Juifs sur ses armées. — In Perside. Kon loin d'Ecbatane, d'après II Mach. IX, 3. « Il n'existe aucune contradiction entre les deux récits; seulement le second... indique d'une manière plus expresse où se trouvait le roi de Syrie, tandis que le premier no l'indique que d'une manière vague et générale, entendant jiar la Perse toute l'Ariane, qui comprenait la Médie, celte province faisant partie du royaume de Perse. Antiochus, d'après Polybp (vyxi, 11) et saint Jérôme (Comm. in Dan., xi, 44-4S), mourut à Tabès, ville de Perse,... entre Ecbatane et PersépolU. > V. Ylgonroax, (. c, p. UT

I Mach. VI, 6-11.

6. que Lysias avait marché à la tête d'une forte armée, et avait été mis en fuite par les Juifs; et que ceux-ci avaient acquis de la force par les armes, et les troupes, et les dépouilles nombreuses qu'ils avaient prises dans le camp ;

7, qu'ils avaient renversé l'abomination qu'il avait dressée sur l'autel qui était à Jérusalem, et qu'ils avaient environné le sanctuaire de hautes murailles, comme auparavant , ainsi que Bethsura , sa ville.

8.11 ai-riva, lorsque le roi eut appris ces nouvelles, qu'il en fut saisi d'étonnement et très troublé ; il se mit au lit et tomba dans la langueur par suite de la tristesse, parce que les choses n'avaient pas eu lieu comme il l'avait pensé.

9. Il demeura là pendant des jours nombreux, parce qu'une grande tristesse se renouvelait en lui, et il crut qu'il allait mourir.

10. Il appela tous ses amis, et leur dit : Le sommeil s'est éloigné de mes yeux, je suis abattu, et mon cœur a défailli de chagrin ;

11. et j'ai dit en mon cceur : Dans "quelle aftiiction suis -je tombé, et dans

quels flots de tristesse suis -je maintenant, moi qui étais heureux et aimé dans ma puissance!

— Quia... Résumé (ver8..6«>-7) des princlpanx avantages que les Juifs avaient remportés sur les Syriens. — Fugata... casira... : l'armée de Nicanor et de (Sorgias. Cf. ni, 38* et ss.; iv, 1-25. — Et Lysias... (vers. 6). Cf. iv, 34-35. — Armis... quse... A l'exemple de leur chef, qui combattait avec le glaive d'Apollonius (c*. m, 12), les Juifs s'étaient naturellement munis des armes qu'ils avaient conquises sur leurs adversaires, et dont ils avaient été d'abord si dépourvus. Cf. IV; 6 ; II Mach. vin, 27.— Et dii-uerunt...{yeTB. 7). Voyez I, 57, st la note; iv, 43. L'écrivain sacré donne une couleur juive aux paroles du messager, qui i;\ idemment n'employa pas l'expression abominationem. — Circumdederunt mûris...

Allusion b. IV, 60. — Sicat pritis. Il ne semble pas qu'avant l'époque des Machabées le temple ait été fortifié du côté du nord et de l'ouest; mais 11 l'était à l'est et au sud-est, puisque dans ces deTix directions son enceinte se confondait avec les remparts de la ville. — Et Bethsuram... Cf. rv, 61. — Civitatem suam. Le pronom est très accentué : Sa vUle à lui (aù-ioO), qu'il poagédait depuis longtemps ; circonstance qui rendait l'affront plus pénible.

8-9. Effet désastreux produit sur le roi par oes nouvelles. — Expavit et commotus... Expressions très fortes, qui marquent une violente tmotiOD. Il en tomtia malade : dtoidit... Cf. i S.

6. et quia abiit Lysiaa cum virtute forti in primis, et fugatus est a facie Judaeorum; et invaluerunt armis, et viribus, et spoliis multis quse ceperunt de castris quee exciderunt;

7. et quia diruerunt abominationem quam sedificaverat super altare quod erat in Jérusalem . et sanctificationem , sicut prius, circumdederunt mûris excelsis, sed et Bethsuram, civitatem suam.

8. Et factum est, ut audivit rex sermones istos, expavit, et commotus est valde ; et decidit in lectum, et incidit in languorem pree tristitia , quia non factum est ei sicut cogitabat.

9. Et erat illic per dies multos, quia renovata est in eo tristitia magna, et arbitratus est se mon.

10. Et vocavit omnes amicos suob , et dixit illis : Recessit somnus ab oculis meis, et concidi, et corrui corde prse sollicitudine ;

11. et dixi in corde meo : In quantam tribulationem deveni, et in quos fluctus tristitiêe in qua nunc sum, qui jucundus eram, et dilectus in potestate meal

— Pr« tristitia. Tout le récit nous montra qu'Antiochus fut saisi d'une sorte d' « agonie mentale » très douloureuse, et en proie à une tristesse que rien ne put calmer. — Quia non... sicut... Profond dépit de voir ses plans renversés en tous sens. — Erat illic (vers. 9) : à Tabès , en Perse, d'après ce qui a été dit dans la note du vers. 5. — Per d'us multos : sa maladie empirant et l'empêchant de continuer son voyage.— Quia rcvovata... Il fut atteint d'un nouvel accès de mélancolie, et comprit à lia fin que sa mort approchait : et arUtratus est...

10-13. Remords et regrets tardifs d'Antlochus au sujet des Juifs. — Vocavit... amicos. C.-à-d., ses prlncipau.x officiers. Voyez ii, 18, et la note. L'auteur de II Mach. (ix, 12-17) cite également les dernières paroles prononcées par Antlochua sur son lit de mort. — Recessit..., concidi, et coma... Langage qui révèle une véritable agonie d'angoisse. — In quos fluctus... (vers. 11). La métaphore bien connue : les flots amers de l'adversité. Cf. Ps. xvu, 5; Jon. n, 4, etc. — Qui jucwidus... D'après la Vulgate, rapprochement douloureux entre l'état actuel d'Antiochus et le bonheur qu'il avait goûté autrefois. Mais l'adjectif grec ypriTTÔi; a plutôt le sens de libéral, généreux, et ce trait cadre très bien avec le caractère d'Épiphane. Cf. m, 30, et le commentaire. — DiUctus in potestate.^ Ses llbéraUtéa l'avaient

1 Mach. VI, 12-17.

12. Nnnc vero reminiscor malorum quje feci in Jérusalem , unde et abstuli oinnia spolia aurea et argentea quîE erant in ea, et misi au ferre habitantes Judœam sine causa.

13. Cognovi ergo quia propterea inveiierunt me niala ista ; et ecce pereo tri- Btitia magna in terra aliéna.

14. Et vocavit Philippum, unum de amicis suis , et praeposuit eum super universum regnum suum ;

15. et dédit ei diadema, et stolaiu suam, et annulura, ut adduceret Antiochuni, filium suum, et nutriret eum, et reguaret.

16. Et mortuus est illic Antiochus rex, anuo centesimo quadragesimo nono.

17. Et cognovit Lysias quoniam mortuus est rex, et constituit regnaie An-

12. Maintenant je me souviens dm maux que j'ai faits à .Jérusalem, dont j"ai emporté toutes les dépouillei d'or et d'argent qui y étaient, et j'ai envoyé ^ans motif enlever les habitants de la Judée.

13. Je reconnais donc que c'est pour cela que ces maux m'ont atteint ; et voici que je meurs d'une grande tristesse dans une terre étrangère.

14. Alore il appela Philippe, l'un de ses amis, et il l'établit sur tout son royaume ;

15. et il lui donna son diadème , et son manteau , et son anneau , afin qu'il amenât son fils Antiochus, qu'il prît soin de son éducation et le fit régner.

16. Et le roi Antiochus mourut là, en l'année cent quarante-neuf.

17. Lysias apprit que le roi était mort, et il établit roi en sa place Antio-

reudu populaire, malgré ses manies étranges, dans la plus grande partie de ses États, et surtout à Antioche, sa capitale, qu'il réjouissait par des fêtes magnifiques. Cf. Polybe, xxxi, 3, 1-10. — î^unr. reminiscor... (vers. 12). Ses cruautés envers les Juifs et sa conduite sacrilège envers le temple de Jénisalem iabstuli...) le hantent comme de terribles fantômes. — Au/erre (c-à-d..

.Aiiii.ichug V Eupator. (D'aprèB une monnaie antique.)

exterminer)... sine causa. Hommage rendu à la parfaite Innocence de ses victimes. Leur attachement à leur religion avait été leur unique crime. — Cognoi-i ergo... (vers. 13). Antiochus comprend que le Dieu des Juifs venge maintenant son peuple. — /n terra aliéna, ha Perse faisait panle, tl est vrai, du royaume syrien; mais le prince connalssult à peine ce pays lointain, dont U population et les mœurs lui étaient étranfèrcR.

14-17. Il meurt, après aviir ln«iitiié Philippe ngent do tout l'ouipire : son 111s Ku) au>r lui «iiccè<le. - Phmppinii. irapn.s quelques auteurs, pereoiuiage Identique k ce Philippe, «a caractère

faroi:'.he, qu'Aiiliochns IV avait nommé gouverneur de Jérusalem après l'avoir pillée. Cf. II Mach. V, 22. Mais c'est là mi\c simple hypothèse. — Prmposuit etim... Avant d'entreprendre l'expédition en Orient qui lui avait été si funeste, Épiphane avait confié à Lysias la régence de toute la partie occidentale du royaume et l'éducation de son flls. Cf. ra , 32 - 33. Il lui retire maintenant cette double prérogative, sans doute à cause de l'Incapacité dont il avait fait preuve au point de vue militaire, en laissant écraser SOS armées par une poignée de Juifs. C'était là, de la part du roi mourant, une faute politique très grave; car U était à prévoir que Lysias, auprès duquel était alors le Jeune hi^ritier présomptif , ne se laisserait pas dépouiller de ses pouvoirs, et que la guerre civile éclaterait. — DicuUina et slolam... (vers. 15) : la couronne et la pourpre, c.-ù-d., deux insignes «le la royauté. — .ivniilum : son anneau jiersonnel. C'était « la marque spéciale de l'autorité royale ». Cf. (îen. xli , 42 ; Esth. III, 10, et VIII, 3, etc. — Ut addiuxret... •Tosèphe, Ant., xii, 9, 2, semble avoir lu : Pour qu'il les portât (le diadème, la ri>be de jiourpra et le sceau) à Antioche. La leçon actuelle du grec, qui est bien garantie, signifie : Pour qu'il prit avec lui Aniiorhus... Mais, selon quelques interprètes, le verbo ayaYEÎv serait synonyme de Ta'.ôaYOJYEÎv et marquerait le côté mor.il et intellectuel de l'éducation , tandis que nulriut en exprimerait le cAté physique. — Anno ce,,-

I Maoh. VI, 18-24.

chus, son fils, qu'il avait nourri tout jeune, et il lui donna le nom d'Eupatoi'.

18. Or ceux qui étaient dans la citadelle avaient enfermé Israël tout autour du sanctuaire, et ils cherchaient sans cesse à leur faire du mal et à fortifier les nations.

19. Judas résolut de les i)erdre, et il convoqua tout le peuple pour les assiéger.

20. Ils se réunii-ent tous ensemble, et ils les assiégèrent eu la cent cinquantième année, et ils firent des balistes et des machines.

21. Alors quelques - uns des assiégés sortirent, et quelques impies d'Israël se joignirent à eux ;

22. et ils allèrent auprès du roi, et dirent : Jusques àquanddiflPères-tu à nous faire justice et à venger nos frères?

23. Nous nous sommes engagés à servir ton père, à marcher selon ses ordres et à obéir à ses édits ;

24. et les fils de notre peuple, à cause de cela, nous ont pris en aversion, et ceux d'entre nous qu'ils ont trouvés ont été mis à mort, et nos héritages ont été pillés.

tiochum, filium ejus, quem nutrivit adolescentem ; et vocavit nomen ejus Eupator.

18. Et hi qui erant in arce ooncluserant Israël in circuitu sanctorum. et quserebant eis mala semper, et firraaraentum gentium.

19. Et cogitavit Judas disperdere eos, et convocavit universum popnlum ut obsiderent eos.

20. Et convenerunt simul, et obsederuut eos anno centesirao quinquagesimo, et fecerunt balistas et machinas.

21. Et exierunt quidam ex eis qui obsidebantm", et adjunxerunt se illis aliqui impii ex Israël ;

22. et abierunt ad regem, et dixerunt : Quousque non facis judicium, et, vindicas fratres nostros ?

23. Nos decrevimus servire patri tuo, et ambulare in prseceptis ejus, et obsequi edictis ejus ;

24. et filii populi nostri propter hoc alienabant se a nobis , et quicumque inveniebautur ex nobis, interficiebantur, et hereditates nostrse diripiebantm-.

tesimo... (vers. 16) : de l'ère des SéleuclJes; 164-163 avant J.-C— CognoM Lysias...(Yers.n). Il va maintenir sou autorité, malgré les dernières volontés du roi, sans s'inquiéter des conséquences redoutables de sa conduite. — Aâolescentcm. Dans le grec, vcwTspov. D'après Appien, Syr., 45 et 66, Antiuchiis V n'aurait eu que neuf ans à la mort de son père ; Porphyre lui en donne douze.

H" Judas Machabée fait une tentative pour s'emparer de la citadelle de Jérusalem, occupée par les Syriens ; les assiégés implorent le secours du jeune roi. VI, 18-27.

18 - 20. T.'attaque, très vigoureufle. — Hi qui... in arce... Comp. t, 35-37; rv, 41. — Conclimerant... Du sein de leur forteresse, les soldats gyriens gênaient constamment et singulièrement les habitants de Jérusalem, leur enlevant toute sécurité et s'élançant sur eux pour les massacrer lorsqu'ils venaient dans le temple, comme l'ajoute Josèphe, A7it., xii, 9, 3. — Les mots flrmamentum gentium dépendent aussi du verbe quserebant : les Syriens cherchaient tout à la fois à faire du mal aux Juifs et à fortifier leur propre autorité. — Et cogitavit... (vers. 19). Judas, se croyant maintenant de force à les expulser et Jugeant l'occasion favorable, entreprend de mettre fin à cette situation humiliante, Intolérable. Dans ce but, il convoqua Ttnirersumpopui"»!; c.-à-d. tous ceux qui étaient capables de porter les armes. — La date du siège : anno...; 163-162 avant J.-C. Vn» acnéc environ après la mort d'Ântiochus

Epiphane. Cf. vers. 16. — Balistas : des machines à lancer des pierres. Mais le mot grec ^tlomâcetç désigne plutôt des tours mobiles qu'on approchait des remparts, et qui permettaient de lutter de frout avec les assiégés. (A.tl. archéol., pi. xcni, ag. 1.) — Machinas : des catapultes, des béliers, etc. C'est la première f(»is qu'il est question d'un appareil de siège du côté des Machabées; ce fait prouve qu'ils allaient se fortifiant toujours davantage.

21-27. Les assiégés appellent Eupator à leur secours. — Impii ex Israël : quelques - uns des renégats qui, dès la première heure, s'étaient associés aux Syriens. Cf. i, 45, 65 ; ii, 18, etc. — Dixerunt (vers. 22). Le fond même du petit discours montre que ce furent les Juifs apostats qui le prononcèrent. Il résume, à leur point de vue, ce qui s'était passé en Judée depuis la pro mulgation de l'édit d'Antiochus IV ; mais il dissimule avec habileté les défaites des Syriens. — Fratres nostros. C.-à-d., les autres apostats réfugiés dans la citadelle, et aussi la garnison syrienne. — Decrevimus (vers. 23). Grec : Nous avons trouvé bon. — Servire... et obsequi... Les apostats relèvent comme un titre à la bienveillance d'Eupator ce qui était pour eux la dernière des boutes. — Après les mots alienabant se.. . (vers. 24), quelques manuscrits grecs Intercalent la proposition suivante : Et ils assiègent la citadelle. — Interficiebantur. Un certain nombre de Juifs renégats avaient réellement subi ce châtiment. Cf. n, 44; m, 6. — In omnes fints...

I Macs. VT. 25-33.

25. Et non ad noe tantum extenderunt naanum, sed et in omnes fines nostros;

26. et ecce applicuerunt hodie ad arcera Jérusalem occupare eam, et munitionem Bethsuram munierunt;

27. et nisi prœveneris eos velociuB, majora quam haec facient, et non poteris obtinere eos.

28. Et iratus est rex ut haec audivit ; et convocavit omnes amicos suos, et principes exercitus sui, et eos qui super équités erant;

29. sed et de regnis aliis, et de insulis maritimis, venerunt ad eum exercitus conductitii.

30. Et erat numerus exercitus ejus centum millia peditum, et viginti millia equitum, et elephanti triginta duo docti ad prselium.

31. Et venerunt per Idumœam, et applicuerunt ad Bethsuram, et pugnaverunt dies multos, et fecerunt machinas; et exierunt, et succenderunt eas igni, et pugnaverunt viriliter.

32. Et reoessit Judas ab arce, et movit castra ad Bethzacharam , contra castra régis.

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