Et convenerunt ad eos fausta acclamantes
65. Et exivit Judas, et fratres ejus, et expugnabant filios Esau, in terra quae ad austrum est ; et percussit Chebron et tilias ejûs, et muros ejus et turres succendit igni in circuitu.
66. Et movit castra ut iret in terram alienigenarum , et perambulabat Samariam.
67. In die illa ceciderunt sacerdotes in bello, dum volunt fortiter facere, dum sine consilio exeunt in prselium.
68. Et declinavit Judas in Azotum, in terram alienigenarum; et diruit aras eorum, et sculptilia deorum ipsorum succendit igni; et cepit spolia civitatum, et revereus est in terram Juda.
grands chefs. » — Israël et gentiu7n... Les païens eux-mêines étaient remplis d'admiration pour les Machabées. — Et eonveneyunt... (vers. 64) : à 8.1 voir, les Juifs de Jérusalem et de !a Judée, acclamant chaleureusement leurs chefs (fausta...).
6" Les Iduméens et les Philistins sont battus par Judas. V, 65-68.
65. Nouvelle expédition victorieuse centre ridumée. — Et exiHt... D'après II Mach. xii, 31-32, Judas n'acheva sa campagne de Galaad que vers la Pentecôte de l'année 163 avant J.-C. Il donna quelque repos à ses troupes, et marcha contre les Iduméens et les Philistins. — Sur' le nom fllios Esau, voyez la note du vers. 3». — Chebron est calqué sur le grec Xcopciv, qui reproduit assez bien l'hébreu E.éJ>rôn. Ville très ancienne (cf. Gen. xra, 8), assignée après la conquête de Chauaan à la tribu de Juda (cf. Jos. XV, 54). Les Juifs s'y étaient réinstallés après l'exil ( cf. Neh. xi, 25) ; plus tard les Iduméens s'en emparèrent, comme le montre le présent épisode. — Filios ejus : les villages qui dépendaient d'Hébron. Comp. le vers. 8.
G6-68. Expédition contre les Philistins. — C'est ce peuple, en effet, que représente ici le mot alienigenarum. Y^yez xv, 12, et la note. — Perambulabat Samariam. De même dans le grec ; mais c'est là une faute évidente, introduite par les copistes. Il sufflt de jeter un coup d'oeil sur la carte pour s'en convaincre (Atl. géogr., pi. vn, x). Lorsqu'on va, comme le faisrât alors Judas, d'Hébron à Azot , on laisse la province ou la viUe de Samarie à plusieurs jours de marche .nu nord, et l'on ne voit pas pour quel motif Judas aurait fait un tel détour. Au lieu de « Samarie », Joliphe, Aiit., XII, 8, 6, a lu a Marisea i> ; de même
la plus ancienne version latine ; et c'est là certainement la leçon primitive, car cette ville, l'ancienne Maiésa, aujourd'hui le petit village de ilarasch, était précisément située sur la route qui mène d'Hébron à Azot. D'ailleurs c'est cette leçon que nous trouvons au récit parallèle de II ilach. XII, 35, dans quelques manuscrits grecs et dans le syriaque. — In die illa (vers. 67) : le jour où l'on passait près de ilarissa. — Cecidtrunt... Judas eut donc dans cette circonstance un commencement d'échec partiel, dû à l'imprudence présomptueuse de quelques prêtres. — Dmttj volunt... : à la façon de Joseph et d'Azarias. Cf. vers. 57 et es. — Fortiter est pris en mauvaise part, comme au vers. 61i>. — Azotum (vers. 68), Voyez iv, 15, et la note. — Diruit aras. Judas luttait contre l'idolâtrie en même temps que contre les idolâtres. — Deorum. La divinité principale des Philistins était Dagon, le dieu-poisson. Cf. I Keg. v, 3 - i (Atl. archéol., pi. CXI, fig. 3,7,8). — Spolia civilatiim. Les Juifs s'emparèrent donc d'antres villes encore que d'Azot.
§ IV., — Mort d'Antiochu^ Épiphane ; expédition d'Antiochv^ Eupator contre Jérusalem. VI, 1-63.
Comme on l'a dit, il semblerait, à première vue, que les deux livres des Machabées contiennent trois récits distincts et plus ou moins contradictoires de la mort d'Antiochns IV : I Mach. VI, 1-16; II Mach. i, 10-17, et II Mach. IX, 1-29. C'est le second de ces passages qui crée la principale difficulté (voyez-en le commentaire). Les autres contradictions apparentes sont peu de chose , et seront expliquées ici même ou daos les notes de II Mach. ix.
I Mach. VI, 1-6.