‹ La Sainte Bible (volume 2)Chapitre 609 sur 832 · reversus esset a Perside et Media · texte numérisé non relu

reversus esset a Perside et Media

demeuraient sans culture, de sorte qu'on récoltait seulement ce que la terre produisait d'ellemême. Cf. Ex. xxm, 10-11, et surtout Lev. xxv, 2 - 7. Les vivres étalent donc en moindre quantité, personne n'ayant de réserves considérables.

— Custodiam (vers. 60) : une forte garnison pour garder la ville.

ei-S4. Siège de Jérusalem ; la famine commence à se faire sentir dans la ville. — M convertit... Après ce nouveau succès, le roi de Syrie put concentrer toutes ses forces contre Jérusalem.

— Locum sanclificationis. Grec : contre le sanctuaire. Nous avons vu plus haut (cf. vers. 48*>) que le temple était l'objectif principal d'Eupator. — Balistas. Plutôt, d'après le grec, des tours mobiles. Voyez la note du vers. 20. — . Ignis jaculn... et spicula. Simplement, dans le grec : Tz-jpôêoloL xai ).i66ooAa, des (machines) à lancer du feu et des pierres. C'est par les catapultes qu'étalent lancées les pierres; les balistes jetaient au loin les Javelots, dont la tête était parfois entourée de clianvre, et plongée dans de la poix à laquelle on mettait le feu. — Scorpios. Le grec emploie le diminutif (iy.op7ti'ôta. Autres machines, mais plus petites, servant à lancer des flèches. Un seul homme suffisait pour les manœuvrer. Ces divers engins de siège étalent encore en usage chez nous au moyen âge. — Fecerunt autem... (vers. 62). Les Juifs ripostèrent de leur mieux à l'attaque. — Escx... non erant... (vers. 53). Comme à Bethsura (cf. vers. 49). Cette disette mit Jérusalem tout à fait en péril. — Au lieu des mots in dvitate, le grec dit : Dans leurs vaseï (.iy^doiOi C-à-d., d'après on leiu large,

dans lenrs magasins. Quelques manuscrits ont : Dans le sanctuaire (aYton;); c.-à-d. dans le temple transformé en forteresse. — Outre l'excuse déjà alléguée plus haut, l'année sabbatique (eo quod septimus...; chaque septième année était sabbatique), l'écrivain sacré en mentionne une autre, non moins plausible. Judas et son frère Simon avaient amené à Jérusalem , de divers points de la Palestine, un nombre considérable de leurs frères, menacés par les païens (cf. v, 23 et 45) ; ce surcroît d'habitants n'avait pas peu contribué à l'épuisement des provisions. — Et qui remanserant... Ici le latin est inexact. Le grec porte, conformément à l'explication qui vient d'être donnée : Et ceux qui avalent été amenés pour leur salut en Judée, de parmi les païens. — Remanserunt... (vers. 54). Encore un motif d'affaiblissement et de danger pour la ville sainte : la garnison du temple (in sanctis) était diminuée chaque Jour, soit par la mort, soit par des désertions nombreuses occasionnées par la famine.

70 Eupator, contraint de rentrer à Ântloche , conclut la paix avec les Juifs ; mais, violant aussitôt une des clauses principales du traité, Il détruit les fortifications du temple. VI, 55-63.

La Providence vint visiblement au secours des Juifs dans cette circonstance critique.

65-56. Philippe, le rival de Lysias, revenu de Perse avec l'armée d'Antiochus Épiphane, se dispose à faire valoir l'autorité qu'il tenait de ce prince. — Quem constititerat... Voyez les vers. 14 et ss. — A. Perside et Media (vers. 66). C'est dant ces provinces reculées qu' Antiochus IT était

I Mach. VI, 57-62.

et ezeruituB qui abierat cum ipso, et quia quœrebat suscipere regni negotia.

57. Fewtiuavit ire, et diccre ad legem et duces exercitus : Deficimus quotidie, et esca nobis modica est, et locns quem obsidemus est ruuuitus, et incumbit uobis ordinare de regao.

68. Nunc itaque demus dextras hominibus istis, et faciamus cum illis pacem, et cum omni gente eoram ;

iiO. et constituamus illis ut ambulent in legitimis suis sicut prias : propter légitima enim ipsorum , quae despeximus , irati sunl, et fecerunt omnia hsec.

60. Et placuit serrao in conspeetu régis et priucipum ; et misit ad eos pacem facere, et receperunt illam ;

61. et juravit illis rex et principes, et exierunt de munitione.

62. Et intravit rex montera Sion, et vidit munitionem loci ; et rupit ci tins

avec l'armée qui l'y avait accompagné et qu'il cherchait à picndie le gouvernement des affaires du royaume.

57. Il se hâta donc d'aller dire au roi et aux chefs de l'armée : Nous nous consumons tous les jours ; nous avons très peu de vivres , la place que nous assiégeons est bien fortifiée, et il nous incombe de mettre ordre au royaume.

58. Donnons donc maintenant la main à ces hommes, et faisons la paix avec eux et avec toute leur nation ;

59. et permettons - leur de vivre selon leurs lois comme auparavant : car c'est à cause de leui-s lois, que nous avons méprisées, qu'ils se sont irrités et qu'ils ont fait tout cela.

60. Cette proposition plut au roi et aux chefs; et il envoya vers eux traiter '^e la paix, et ils l'acceptèrent;

61. et le roi et les chefs la jurèrent, et ils se retirèrent de la forteresse.

62. Alors le roi entra sur la montagne de Sion. et vit les fortifications

aUé chercher de l'argent. Cf. vei-s. 1-5 ; m, 31, 37. — Et exercitus... Ces troupes formaient environ la moitié de l'armée syrienne à l'époque du départ d'Éplphane pour l'Orient. Cf. m, 31. — Quaerebat suscipere... C'était son droit et son devoir. — Regnl negotia. Le grec a seulement : Ta TrpayjiaTa, « neerotia » ; ou, d'après une leçon qui est peut-être préférable : xà xtîjv 7ipay[j.â- Tfjjv, c. -à-d. le gouvernement du royaume. L'expression est classique dans ce i-ens.

57-69. Lyslas propose au jeune roi de faire la paix avec les Juifs. — Festinavit ire. Dans le grec: Il eut hâte de partir (pour Antioche). L'ambitieux Lysias, qui avait joui autrefois de toute la confiance d'Éplphane (cf. nr, 32-33), furieux d'avoir été dépossédé de sa dignité, voulut se maintenir quand même au pouvoir. Pour arriver à ses Ans, il ne recula pas devant les terribles conséquences d'une guerre civile. Mais il lui fallait agir prompteraent, et pour cela conclure aussitôt la paix avec Judas Macbabée. — Ad regem et dxtees... Quoique toutpuissant de fait, 11 ne pouvait agir sans leur consentement. Le petit discours qu'il leur ailrcssa est un chef-d'œuvre d'habileté. — Defleimua... Les Syriens aussi perdaient beaucoup de mon'le, soit dans If'S combats engagés autour du temple, soit par suite Je la disette. En outre, 11 était ii prévoir que le siège trainemlt encore en longueur, tant le sanctuaire était solidement fortifié (et loctM...), ce qui affaiblirait encore l'armée assiégeante. IVautre part, la sltnntlnn était grave en Syrie, (t l'on devait y mettre ordre ati plim iftt : incnmhil nobin... Kupator et Lyslas étant si éloignés d'Antlocbe, Philippe aurait eu beau jeu pour faire valoir m>d autorité dans tout la royaume.

— Nunc itaque.„ (vers. 58). (Conclusion naturelle de ces prémisses. — Demain dextras. Locution symbolique pour marquer la conclusion d'un traité d'alliance. Partout et dans tous les temps la poignée de main a été regardée comme un signe d'amitié. — Cum omni gente. Le traité ne comprenait pa.s seulement Jérusalem et la Judée, mais les Juifs répandus dans tout le royaume. — f^onstituamus illis... (vers. b9\ Leur faire cette Importante concession, c'était en réalité abrogerl'édit tyrannique qui avait été l'objet de cette guerre. Cf. i, 43-52.

60-61. La paix est Immédiatement conclue. Voyez les détails des négociations II Mach. xi, 16-33. — riacuit sertno. Le jeune prince n'avait pas d'autre volonté que celle de Lyslas, et les autres olBciers (et principum ) étalent Incapables de I résister au tout-puissant général. Quant aux Juifs, I cette offre inattendue venait trop à propos, dans [ leur situation pTsque désespérée (cf. vers. 53-54), pour' qu'ils ne l'acceptassent pas volontiers : et ; recejyerunt.^ — Juravit illis (vers. 61). Dans le \ grec : Le roi et les archontes Jurèrent au sujet ] de CCS choses; c. -Ji-d. qu'ils garantirent aux Juifs, sous le sceau du serment, toutes les con- <1 irions du traité. — La proposition et exierunt... i-emble devoir se rapporter aux Juifs, qui, pour satisfaire l'orgueil des vainqueurs, se retirèrent de leur forteresse du temple. Qnelques manuscrits grecs ont la variante: Il (le roi) sortit; mais l'autre leçon est préférable.

62. Eupator viole une lies conditions principales du traité. — Montein Sion. Comme précédemment, la colline du temple.— Vldit munitionem... Il te rendit compte de la solidité de la forteresse élevée là par lee Juils, et vtt qaeli>

I Mach. VI,- 63 — VII, 3.

de ce lieu ; et il viola aussitôt le serment qu'il avait fait, et il ordouiia de détruire le mur tout autour.

63. Il partit ensuite en grande hâte, et retourna à Antioche; et il trouva que Philippe s'était rendu maître de la vill'-; et il combattit contre lui, et reprit la ville.

juramentum quod jura vit, et manda vit destruere murum in g}To.

63. Et discessit festinanter, et reversus est Antiochiam, et invenit Philippura dominantem civitati; et pugnavit adversus eum, et occupa vit civitatem.

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