Alors le roi envoya Nicanor, l'un
Non est veritaa... On ne pouvait plus se fier aux [ commissalree royaux après ime conduite si mons- | trueuse. i
19-20. Bacchides, après avoir massacré un cer- /in nombre de Julfa réfugiés à Bethzecha, retourne à Antioche. — Bethzecha. Localité demeurée inconnue, stir le nom de laquelle il règne un grand désaccord dans les manuscrits grecs (Br.^éO, Br,C/tO, Bat9:T,6, etc.). Josèphe, Ant.. XII, 11, 1, l'appelle Brfi^ribio, et en fait un simple village. D'après le contexte, elle ne devait pas être très élol,inée de Jérusalem; aussi est-elle Identifiée par ijuclqucs Interprètes avec la colline de Bc-zé'La, sur laquelle fut bâti plus tard le quartier nord -est de Jérusalem (Âtl. géogr., pi. xrv Cl xv). — MvX'.os... qui a se (lisez « transfngera-!' » au Heu de efftig erant). C.-à-d. , des Juifs nui, après avoir d'abord apostasie et s'être rangés du côté des Syriens, étaient revenus courageusement ik leur fol. — Quosdam de populo: quelques hahlunts de Bethzecha , qui avaient aussi excité les soupçons de Bacchides. — In puteum. Dans le grec : -o çp£a;, avec l'article; la grande citorna bien connue qui se trouvait à lîcthtécha. — Et commCfU... (vers. 20). Jugeant FA présence ù Jérusalem désormais Inuille, l'offlclcr iyrlen conflc le gouverntnirnt dp la province à «on collèpne et retourne à Antioche.
21 -Î6. Tmubics causés dans lo jiays par les men('<>8 d'AIclDie. — Satis ageftat. Lo pT>'C dit iivfc plus de force encore : àywvfffaTO, II luttait
péniblement. Il ne reculait devant aucune violence pour s'emparer delà dignité tant convoitée ipro priiicipatu...). — Convena-unt... (vers. 22). Il devint sinon le chef, du moins le centre, d'une bande' d'apostats audacieux, qui Jetèrent le plus grand trouble dans le pays, dont Ils devinrent moment-inéinent les maîtres. — ruiit Judas, . . ( vers. 23 ). Le héros se remit en campagne pour mettre fin à cette douloureuse situation. Il est probable qu'après la conclusion de la paix a\ec Kupator (cf. vi, 60), il avait licencié toutes ses troupes. — Fecit vlndiclam... (vers. 24). Il fit périr un grand nombre de ces misérables et contraignit les autres de demeurer chez eux, au lieu de pnrc<3urlr la contrée d'une manière hostile (e( ctusaverunt...). — Vidit autem... (vers. 28). Un résultat meilleur encore, ce fut le départ d'Alclme, qui se vit Incapable de lutter davantage contre Judas et ses partisans. Né.inmolns, de retour à Antioche, 11 leur fit tout le mal possible, en les accusant auprès du roi : et rtgressun.
3« Déniétrlus envole contrôle» Juifs une armée oonini.indie par Nicanor ; elle est vaincue à Capharsalama. VII, 26-32.
Sur la double défaite de Nicanor, vers. 28-50, voyez aussi II Mach. iiv, ll-xv, 3fl, et Jos^iho, Ant., XII, 10, 4.
2t", -30. Tentative de Nicanor pour s'emparer de Juil.i8 Mîichat^îe par la rnse. — Kicnnor*iA. U av^ill déjà oouilmuu cooirt) les Juif*
I Mach. VII, 27-33.
de ses princes les plus nobles , qui était très hostile à Israël, et lui commanda de perdre ce peuple.
27. Nicanor vint donc à Jéruoalem avec une grande armée, et il députa vers Judas et ses frères, avec des paroles de paix pour les tromper,
28. disant : Qu'il n'y ait pas de combat entre vous et moi. Je viendrai avec un petit nombre d'hommes, pour voir ros visages en paix.
29. Il vint auprès de Judas, et ils se saluèrent l'un l'autre pacifiquement; mais les ennemis étaient prêts à se saisir de Judas.
30. Judas apprit qu'il était venu à lui pour le surprendre ; et ayant eu peur de lui, il ne voulut pas le voir davantage.
31. Nicanor sut que son dessein avait été découvert, et il marcha an combat contre Judas, près de Capharsalama.
32. Et près de cinq mille hommes de l'armée de Nicanor tombèrent, et le reste s'enfuit dans la cité de David.
33. Après cela Nicanor monta sur la montagne de Sion, et quelques-uns des prêtres sortirent pour le saluer avec un esprit de paix, et pour lui montrer les holocaustes qui étaient offerts pour le roi.
principibus suis nobilioribuB , qui erat inimicitias exercens contra Israël, et mandavit ei evertere populum.
27. Et venit Nicanor in Jérusalem cum exercitu magno, et misit ad Judam et ad fratres ejus verbis pacificis cum dolo ,
28. dicens : Non sit pugna inter m© et vos. Veniam cum viris paucis, ut videam faciès vestras cum pace.
29. Et venit ad Judam, et salutaverunt se invicem pacifiée j ethostes parati erant rapere Judam.
30. Et innotuit sermo Judse, quoniam cum dolo venerat ad eum ; et conterritus est ab eo, et ampli us noluit videre faciem ejus.
31. Et cognovit Nicanor quoniam denudatum est consilium ejus, et exivit obviam Judae in pugnam juxta Capharsalama.
32. Et ceciderunt de Nicanoris exercitu f ère quinque millia viri , et fugerunt in civitatem David.
33. Et post haec verba ascendit Nicanor in montera Sion, et exierunt de sacerdotibus populi salutare eum in pace, et demonstrare ei holocautomata quse offerebantur pro rege.
sons Antioclms Éplphane, qnoiqne pas à son avantage. Cf. ni, 38; II Mach. vnj, 9 et S3. — Ex noW.iorilms. Suivant Polybe, xxxi, 22, 4, Nicanor avait été l'ami Intime de Démétrlus pendant le séjour de celui-ci à Rome comme otage. Josèphe ajoute qu'il l'avait accompagné dans sa fuite. Voyez le vers. 1 et la note. — JnimicUias exercens. C'est cette haine qui encouragea le roi à lui conûer le soin de soumettre les Juifs. — Mandavit ei... Ordre analogue à "îelul d'Éplphane. Cf. m, 35-36. — ilisit... eum dolo... (vers. 27). Comme l'avaient fait antérieurement Bacchldès et Alcime. Voyez le vers. 10. — Le narrateur cite les termes mêmes du message de Nicanor à Judas : Non sit pugna... (vers. 28).
— Cum... paucis : afin de n'exciter aucune déflance. — Videam fades... Hébraïsme pittoresque. n prétend éprouver le désir de voir Judas et ses frères, comme on le fait pour des visages amis.
— Cum pace : sans intention mauvaise, en toute confiance. — Venit ai Judam (vers. 29). Le sinistre projet faillit réussir. Heureusement Judas fut averti : innotuit servio (la chose; le dâbâr hébreu, vers. 30). — Conterritus est... Il s'enfuit an plus vite, épouvanté. Il M;i'h. xiv, 22, nous api>renons (jn'll avait pris ses précautions et «lu'une escorte de soldats se tenait à sa portée.